17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 00:03

Je n’ai pas encore lu le dernier Houllebecq. Cet auteur est omniprésent sur les ondes et les écrans depuis qu’il est lauréat du Goncourt 2010. Les propos qu’il y tient, souvent modestes, ne me semblent pas moins éloignées des miennes. Je l’entends nier l’intérêt de toute obligation sociale, de tout sentiment national et prôner la liberté totale de l’individu. C’est vrai qu’il habite en Irlande… J’entends mal ses proclamations sur la liberté de l’individu et son indignation envers toute culture contraignante, toute "campagne" contre ce qui peut nuire à la santé, contre tout ce qui limiterait la totale indépendance personnelle. C’est son point de vue; ce n’est pas mon idéal.

On peut se sentir libre sans condamner ce qui fonde une société. On peut même rester libre et responsable tout en restant solidaire d’une société, certes toujours à perfectionner. Peut-il exister une vie sociale sans bases, sans règles, sans lois, sans réciprocité  ? L’individualisme comme idéal est pour moi une illusion, voire une faute. D’ailleurs l’écrivain ne vit que parce qu’un public le lit ! Mettre, dans l’absolu, l’individu au-dessus ou hors du lien social me semble irréaliste; tout autant que furent un désastre les visions mettant la communauté ou la société dans une position extrême qui en arrivait à nier toute liberté individuelle ! 

Ma vision, celle de ma culture, celle aussi de ma foi, est beaucoup plus subtile; elle tente, en laissant une très grande part à la liberté individuelle, de collaborer étroitement à la construction d’une société, d’une nation, d’un monde où les structures politiques, économiques, sociales et, pour le croyant, religieuses doivent ensemble faire progresser une justice répartitive des biens, faire s’épanouir une liberté individuelle qui s’allie à un engagement volontaire de chacun à tisser des liens. S’appuyer sur les legs du passé, contribuer aux progrès techniques à réaliser,  façonner une culture ouverte à nos différences, voilà ce qui me paraît s’imposer à tout "honnête homme" d'aujourd'hui !

Un seul exemple : l’hôpital. Que ferait, seul, le plus habile chirurgien ? Ne lui faut-il pas, pour exercer son art, un collègue anesthésiste, des adjoints techniques, du matériel spécifique élaboré par une kyrielle de spécialistes, les structures mêmes de l’établissement hospitalier qui entretiennent la salle d’opération… Bref, la conjonction d’une foule d’intervenants, d’une complémentarité, d’une solidarité ?

Jean Bisson  - 17 11 2010

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Raphaël Zacharie de IZARRA 19/11/2010 19:26



HOUELLEBECQ, ROI DES "CONCIERGES EN REVOLUTION"


 


Avec sa tête de pauvre type Houellebecq écrit des livres de pauvres types.


 


Auteur d'une littérature minable écrite pour des minables qui l'adulent, cette face d'avorton a la plume rase, le verbe bas, la pensée vile.


 


Houellebecq est le chantre des ratés. D'où son formidable succès.


 


Dans ses livres il a placé sans complexe le Dupont sur un trône -celui de l'insignifiance mais peu importe, un trône est un trône à ses yeux- revendiquant le droit de faire régner la loi du
commun -pour ne pas dire du rien du tout- sur les étagères les plus prisées des bibliothèques. Au nom de son air d'abruti.


 


Chez Houellebecq les petits présentés comme des victimes de leur petitesse gagnent toujours du début à la fin : avec lui c'est la revanche des eaux troubles de la sexualité sur l'onde pure de
l'esprit, le triomphe de la fosse des sentiments sur la verdure des sommets, la gloire du quotidien inepte sur l'intemporel vol de l'âme, la victoire des êtres médiocres et de leur oeuvres
crasseuses sur les neiges éternelles de l'Art.


 


L'époque étant comme on le sait à la totale dégénérescence littéraire, Houellebecq est le plus fameux de ses représentants.


 


De ce déchet de notre civilisation en pleine dérive culturelle, on a fait une légende vivante.


 


Roi des Dupont auxquels il s'adresse, Houellebecq est un produit marketing performant, inusable, réutilisable à chaque rentrée littéraire ! Il suffit juste de changer l'emballage de ses bouquins
chaque année. Bref, la gloire des éditeurs. Pardon, des vendeurs de papiers.


 


Houellebecq est un phénomène : chacune de ses apparitions télévisées est un événement.


 


Dès que passe sur les écrans plats de la France attablée sa tête molle de vieux puceau frustré et libidineux, il fait chavirer le coeur des ménagères monoparentales ménopausées, miroiter des
jours encore plus tièdes aux concupiscents concierges constipés, espérer un sirop de bonheur pseudo littéraire toujours plus vil et fade aux minus malades, comme lui, de leur existence de
nabot.
____________________


 


Complément à l'article____________________


 


Pour rappel, voici ,un extrait de l'interview par Vignale (texte numéro 509) au sujet de la littérature :


 


Vignale - Quels sont les auteurs contemporains qui ont vos faveurs littéraires ? Houellebecq vous touche-t-il davantage qu’un Beigbeder, un Zeller ou un Moix ou bien vous ne lisez que les morts ?


 


Raphaël Zacharie de IZARRA - Je suis fièrement inculte. Vierge de bien des influences mais non point sans avis. Je connais les titres et les têtes des écrivains actuels, mais guère plus. Rares
sont ceux qui ont su me plaire avec leurs mots. Je possède une intuition étrange : je sais reconnaître un auteur de valeur sans ouvrir un seul de ses livres, juste en lisant sur ses traits. Car
la Littérature transparaît sans fard sur la face des auteurs dignes de ce nom. Sur leur front, moi je la vois dans sa vérité. La Littérature ne m’échappe pas.


 


J’ai l’oeil pour ces choses. Et lorsque je vérifie les écrits de l’auteur ainsi sondé, je constate que je ne me trompe jamais. Celui qui parle en auteur mais qui n’a pas l’éclat de la Littérature
entre les deux yeux, je le sais avant même de lire sa première page.


 


J’estime sans l’avoir lu que Houellebecq, s’il possède effectivement quelque plume (pour avoir survolé de très loin une ou deux de ses pages, je n’ignore pas de quoi je parle) manque
singulièrement de hauteur ne serait-ce que parce qu’il a commis l’impudeur de montrer sa face aux caméras de télévision. Trivialité impardonnable pour un auteur digne de ce nom.


 


http://izarralune.blogspot.com/2007/05/509-vignale-me-pose-dix-questions.html


 


Raphaël Zacharie de IZARRA 



JeB 21/11/2010 09:34



J'ai lu votre  réquisitoire. J'en partage une partie. Mais je ne me permets pas, dans mon blog, une vivacité de propos telle que la vôtre
!


Son succès correspond sans doute à une attente du lectorat. C'est cela surtout que je trouve affligeant...


Jean Bisson
(de Terreetciel)