24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 23:01

On sait que notre pays, les politiques ne se sont pas privés de le répéter, ne peut accueillir toutes les misères du monde. Mais de là à refuser toute entrée, même provisoire, de réfugiés qui ont risqué leur vie pour traverser la Méditerranée et ont débarqué dans une île italienne de la Méditerranée, est-ce une attitude admissible ? Laissant ces milliers de jeunes hommes à la seule charge de l'Italie, est-ce concevable dans le cadre d'une Europe solidaire ?

Le devoir  humanitaire, la solidarité européenne avec l'Italie, le simple devoir d'accueil de l'étranger en péril, doit-il passer après l'intérêt économique de la France ?

Et quand les grandes firmes, tout comme les grandes banques, annoncent des bénéfices très substantiels en 2010 pour leurs actionnaires, n'est-ce pas scandaleux pour un pays de culture chrétienne, pour une nation de tradition laïque qui s'est donnée comme devise « Liberté, Égalité, Fraternité », de traiter ainsi des jeunes venant nous offrir leur potentiel de travail, leurs diplômes ou leur savoir-faire ?

Oui, je m'indigne que ma patrie ne soit pas capable de participer à l'accueil provisoire de ces individus que la pauvreté, le manque de travail, ou parfois la prise de position politique a poussé hors de leurs terres maternelles.

Jean Bisson – 25 04 2011

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