21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 23:01

La sagesse antique, qui était tout autant morale que règle de bon sens, voulait que l'on ne dépensât jamais plus qu'on ne gagne, encaisse ou dispose. Chacun comprend aisément qu'emprunter est une mauvaise solution dans la mesure où il faudra ensuite rembourser et le "principal" et les "intérêts", ce qui hypothèque toujours l'avenir… L'équilibre budgétaire n'aurait-il pas dû rester la règle d'or naturelle ?


Ce qui était autrefois le principe d'une gestion en "bon père de famille", n'a hélas jamais été appliqué en politique depuis trop d'années. Déjà nos rois dépensaient sans compter, mais nos Présidents républicains n'ont pas fait mieux.


Quand Valérie Giscard d'Estaing a quitté l’Élysée, en 1981, il léguait à son successeur une dette de équivalant à plus de 110 milliards d'euros.

Quand François Mitterrand achevait son second septennat, en 1995, la dette publique s'élevait à 662 milliards d'euros.

Jacques Chirac a réussi, en 2007, après 12 ans de présidence, la prouesse de gonfler la dette à plus de 1 200 milliards d'euros.

Nicolas Sarkozy, dans les 3 premières années de son mandat présidentiel bat les précédents records : fin 2010, la dette nationale a dépassé 1591 milliards d'euros, soit une augmentation moyenne de près de 130 milliards d'euros par an. Pour remboueser la dette actuelle de la France il faudrait payers 4 358 millions d'euros par jour pendant un an !!!


Est-il consolant de savoir que la France serait moins endettée que les USA ? Ce qui peut nous indigner, ce n'est pas la constatation qu'il faille faire des économies, c'est la manière de répartir ces économies. Supprimer des fonctionnaires est-ce une économie rentable, alors qu'il faut payer de plus en plus de chômeurs ? Ne toucher ni aux super-bénéfices réalisés par beaucoup de Banques, ni aux énormes profits engrangés par la plupart des très grandes entreprises, n'est-ce pas un scandale auquel il est indispensable de mettre fin ?


Je suis de ceux qui refuseront d'oublier cet aspect de la gestion politique, aux prochaines élections.


Jean Bisson – 22 08 2011

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