25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 23:02

INJURES : ma définition (dans la tradition) :  propos insultants ou grossiers destinés à humilier une personne ou à l’agresser verbalement. Mais aujourd’hui, réaction spontanée et devenant « normale » par manque d’éducation.

 

Quand un Président se montre publiquement susceptible, en réaction à une provocation déplacée, de répondre, sur un coup de colère mal contrôlée, par des propos insultants… quand des dirigeants, dans leurs entreprises, abaissent leurs salariés avec de telles contraintes que ces subordonnés en viennent à se suicider… quand des élèves injurient leurs professeurs, que d’autres les frappent, que certains peuvent aller jusqu’à les assassiner… comment s’étonner que des sportifs, même de haut niveau technique dans leur spécialité physique, utilisent aussi l’insulte ? C’est leur endurance, leurs muscles, leurs réflexes physiques que l’on éduque, pas leur comportement social, pas leur psychologie, moins encore leur vocabulaire relationnel ou leur « polissage » mondain !

 

Dans tous les cas, c’est un défaut d’éducation basique. Le déficit s’ouvre dès la naissance, au sein des familles ; l’enfant-roi y déploie sans contrainte ses tendances naturelles… Le langage de mépris ou de provocation s’apprend aussi en imitant les autres, en s’inspirant de ce que l’on regarde à la télévision, et de ce que l’on pratique dans les cours de récréation à l’école…  Bref, c’est tout le système d’éducation aux valeurs fondamentales de politesse, de courtoisie, de respect hiérarchique, du respect des parents par leurs enfants, du respect de l’enseignant par ses élèves, ce sont toutes les relations sociales qui n’obéissent plus à aucune règle mais qui sont actuellement soumises à l’émotion spontanée, à la colère qui monte brusquement et sans que l’individu n'apprenne à maîtriser sa réaction, ses propos, ni ses gestes. C’est grave. Et c’est dangereux.

 

Mais dans un contexte économique de récession, l’éducation n’est pas prioritaire ! Economies obligent ! Education en déficit, violences verbales et physiques en progression. Triste logique.

 

Jean Bisson – 26 06 2010

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