26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 23:01

A côté du Coran, la foi musulmane s'appuie sur la "Sunnah". C'est la somme des faits et dits, des "coutumes" du Prophète Mahomet. Tout Musulman se doit d'imiter ce modèle. La Sunnah est donc un "complément" qui actualise la révélation coranique dans la vie quotidienne du croyant.

Un exemple éclaire la complémentarité de ces deux sources islamiques: le Coran parle de 3 prières quotidiennes ( Coran XXIV, 57 et XI, 116). La Sunnah en préconise cinq, et c'est elle qui s'est  imposée.

C'est dans la Sunnah que s'enracine un ordre moral jurisprudentielle à degrés: l'obligatoire, le permis ou indifférent, le déconseillée ou détestée, l'interdit ou prohibé. Cette référence judiciaire s'applique dans les instances musulmane depuis le second siècle hégirien. 

Cependant, dans de nombreux domaines, cette législation de la Sunnah reste problématique. C'est le cas, par exemple concernant les 4 épouses du Prophète. Cette polygamie légale, qui pouvait se défendre au VII° siècle, le peut-elle encore au 21°? 

Aujourd'hui encore, certains aspects de la Sunnah, c'est du moins mon avis personnel, bien qu'ils constituent l'élément essentiel du fondement des lois musulmanes, provoquent des divergences profondes d'application dans l'Islam, affrontés à la modernité du monde contemporain.

On trouve donc, d'une part, les Sunnites (la grande majorité) qui suivent Coran et Sunna s'opposant aux Chîites, qui me semblent mettre plus en avant une exégèse coranique et une fidélité au Prophète (1). 

Chacun des groupes entend être le seul légataire légitime de l'héritage spirituel...

Jean Bisson - 27 03 2012

1- Je reviendrai sur cette divergence entre Chîites et Sunnites.

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