28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 00:00

(suite de mardi dernier) (vous pouvez atteindre directement la brève concernée en cliquant sur la date du calendrier)

 

Autour de la vie de Muhammad, fils d'Abd’Allah, petit-fils d’Abd’al-Muttalib, lui-même fils de Hachim… (car en Arabie, toute vie s’inscrit dans une tradition filiale, comme dans la Bible !), la tradition raconte que les Juifs de Médine (oasis alors nommée Yathrib) virent une étoile dans le ciel tandis que des mages de Perse (adorateurs de Zarathoustra) constatèrent que leur feu sacré qui éclairait leur temple depuis plus de mille ans s’était éteint, annonçant un événement extraordinaire.

 

Une autre tradition mérite d’être relevée : à Bosra, en Syrie (2), on raconte que le moine chrétien ermite Bahïra, alors que les caravanes s’arrêtaient souvent au puits de son ermitage, en sortit exceptionnellement le jour ou Abu Taleb y fit halte avec son jeune cousin Muahammad. Il invita même les deux voyageurs à partager son maigre repas. Identifiant le jeune Muhammad à l’enfant qu’il avait vu dans une vision, il s’adressa à Abu Taleb en ces termes : «Cet enfant est l’envoyé de Dieu, celui qu’annonce mon livre saint la Bible ». Puis il ajouta : « Prends soin de cet enfant. Retourne dans ton pays, prends garde aux  Juifs, car s’ils voient ce que je vois, ils voudront lui faire du mal. » Mais le moine n’avait pas vu que l’hostilité viendrait surtout de son propre peuple, celui le la Mekke! Cette prophétie de l’ermite Bahïra fut reprise par l’historien Ibn Hisham (du VIII° siècle) qui y ajoute que le moine, frappé par la coïncidence avec sa vision, "examina le dos de l’adolescent et y vit le signe de la prophétie entre ses épaules".

 

L’évangéliste Jean dit qu'après l’Ascension de Jésus, Dieu enverra sur terre le "paraclet". C’est ce que les disciples de Jésus fêtent à la Pentecôte : la manifestation de l’"Esprit-Saint". Mais les disciples de Muhammad lisent non pas "paraclet", mais "périclitos"(1) (qui se traduit en arabe par "le plus loué" (c’est ce que signifie en arabe "Muhammad" ). (3)

 

Jean Bisson - 28 02 2012   (à suivre mardi prochain...)

 

1- On sait qu’en langues sémites, on n’écrit que les consonnes. Chaque lecteur vocalise à sa manière. C’est la difficulté de la langue arabe. Ces mots s'écrivent donc tous deux: "prclt".

2- Dans cette merveilleuse petite ville (que j’ai eu le bonheur de pouvoir visiter), presqu’à la frontière actuelle entre Liban et Syrie, se trouve le plus merveilleux théâtre romain, le seul conservé intact depuis ses origines enchâssé dans une cuirasse de maisons médiévales.

3- On comprend, par ce seul exemple, pourquoi l'Islam n'accepte aucune traduction du Koran.

 

 

 

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