15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 23:02

Une nouvelle loi vient d’être votée, comme par enchantement, et tambour battant. Elle autorise le privé à mettre en oeuvre des jeux d’argent. Dans un temps où chacun, dans le chaos économico-financier, devrait se serrer la ceinture, était-ce une priorité ?

Il semblerait que les bénéficiaires pourraient s’appeler Amaury, Bouygues, Dassault, Lagardère, Orange, et autres possesseurs de groupes médias français, généralement près du pouvoir… Après l’acte premier que fut la suppression de la publicité après 20 heures sur les Télévisions publiques, ne peut-on pas considérer comme second acte la nouvelle autorisation accordée au secteur privé d’engranger des bénéfices qui, jusqu’alors étaient l’exclusivité de la Française des Jeux ?

Le Monde n’a d‘ailleurs pas manqué de souligner les bouleversements profonds et encore impossibles à mesurer que ne manquera pas d’induire cette nouvelle privatisation. Et le journaliste Dominique Cordier d’écrire que le média qui informera  ses lecteurs et ses téléspectateurs sur le sport, qui livrera des infos exclusives et des pronostics, aura aussi économiquement intérêt à leur faire perdre leurs paris. Et puis, si l'expérience est concluante, pourquoi pas demain des paris sur le résultat des élections, ou sur l'issue des procès ?

L’argent à gagner ne fait-il pas perdre la raison de ceux qui se goinfrent, tandis que les économies toucheront ceux qui sont déjà  les plus mal lotis ?

Ne vaudrait-il pas mieux une loi pour garantir une « poule au pot » chaque semaine à tous les hommes de notre terre ? Dans l'antiquité romaine, l'Empereur offrait les Jeux du cirque, aujourd'hui, plus sournoisement c'est le peuple qui paie. Jouons, jouons, que nos écus réjouissent les patrons !

Jean Bisson – 16 05 2010  (Demain > Journée contre l'homophobie)

Partager cet article

Repost 0

commentaires