19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 23:00

Dans le quotidien "Le Monde", j'ai relevé il y a quelques semaines un article sur les effets possibles en lien avec les radio-fréquences auxquelles nous sommes quotidiennement soumis, le plus suvent sans en être conscients.

 

L’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) publiait le 15 octobre 2012 un dossier sur les radiofréquences, et concluait qu'il n'existe aujourd'hui "aucune preuve convaincante d'un effet biologique" de ces ondes (Wi-Fi, téléphones mobiles, antennes-relais).

 

Ce rapport soulignait que l'agence s'exprimait alors dans l'état actuel de la science, ajoutant que des données nouvelles pourraient déboucher sur une conclusion différente.

Par précaution, et en attente de travaux scientifiques complémentaires, la synthèse des

travaux sur ce sujet relève trois éléments dont les conséquences n'ont pas encore été étudiées.

 

Voici les connaissances scientifiques non encore complétement exploitées :


1- La durée d'exposition. Les technologies utilisant les radiofréquences sont récentes, et l'étude de leur impact s'est donc faite sur une  durée assez courte. L'Afsset note que l'exposition à ces ondes à un âge de plus en plus précoce, et pour des durées de plus en plus longues, pourrait avoir un impact difficilement mesurable aujourd'hui. Il n'est pas impossible que les radiofréquences aient un lien de cause à effet avec des pathologies qui se développeraient uniquement après dix ou vingt années d'exposition. L'agence recommande donc de poursuivre la recherche sur les effets potentiels des radiofréquences sur l'organisme, et plus particulièrement sur les personnes les plus jeunes. Mais qui accepterait de se prêter à un tel suivi ?


2- L'exposition cumulée. Si "les travaux disponibles ne permettent pas aujourd'hui d'identifier (...) un mécanisme d'action cumulatif des radiofréquences", les auteurs du rapport notent qu'il est particulièrement complexe de mesurer les effets d'expositions cumulées. Les recherches portant sur l'exposition cumulée à différentes sources de radiofréquences (Wi-Fi, mobile, micro-ondes...) sont tributaires des sujets étudiés : pour obtenir des données fiables, il faut que les personnes observées notent scrupuleusement toutes les sources de radiofréquences auxquelles elles sont exposées. Et cela suppose également que les sujets aient connaissance de toutes les sources auxquelles ils sont exposés, ce qui est difficile, notamment en ce qui concerne les réseaux Wi-Fi. La précision des informations reste assez  problématique à quantifier.


3- Le cadre environnemental. Tous les environnements de vie ne sont pas égaux en matière de radiofréquences. Les ondes Wi-Fi sont souvent plus présentes dans les logements collectifs urbains que dans les maisons individuelles. Surtout, Les rapports actuels pointent le manque d'études portant sur l'exposition aux radiofréquences dans un cadre professionnel, notamment en ce qui concerne les radars. L'examen des travaux existants, portant sur l'exposition de gendarmes, montre que "l’on ne peut à ce jour écarter la possibilité d’une association entre l’exposition professionnelle aux radars de plus de 2 000 MHz et le risque de lymphomes et leucémies."


Il faut donc rester prudent et, notamment, éviter l'exposition prolongée des enfants aux Radiofréquences.


Jean Bisson - 20 04 2013

Partager cet article

Repost 0

commentaires