26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 09:16

C'est la coutume, le Pape envoie une lettre à chaque Président de la République française élu. La fonction présidentielle française fait de l'élu, non seulement le Président de tous les Français, mais aussi le coprince d'Andorre ainsi qu'un "Chanoine honoraire de la Basilique St Jean de Latran".

A ce dernier titre, il est normal que le Souverain Pontife adresse ses félicitations au nouveau "Président-Chanoine" : "Je demande à Dieu de vous assister" écrit Benoît 16 qui souligne les "nobles traditions morales spirituelles" françaises et fait le souhait que le nouveau gouvernement  œuvre à "l'édification d'une société toujours plus juste et fraternelle, ouverte sur le monde et solidaire des nations les plus pauvres".

Le pape, sans aborder les questions moins consensuelles (euthanasie - recherches sur l'embryon), termine sa lettre par le souhait que la France reste "au sein de l'Europe et de la communauté internationale (…) un facteur de paix et de solidarité active, dans la recherche du bien commun, du respect de la vie ainsi que de la dignité de chaque personne et de tous les peuples".

Les vœux diplomatiques ne risquent-ils pas d'être contredits lorsqu'il faudra trancher dans le vif? Le Portugal vient, par exemple, de supprimer par mesure d'économie, deux jours fériés du calendrier officiel: deux fêtes chrétiennes (Toussaint et Fête-Dieu). Si la France devait en arriver à de telles mesures, quelles seraient les réactions de certains Chrétiens et de l'Eglise?

Jean Bisson - 26 05 2012

Partager cet article

Repost 0

commentaires