18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 23:01

J'ai lu un texte émanent d'un groupe de "Juifs messianiques", c'est à dire de Juifs qui se veulent les vrais héritiers fidèles au Judaïsme dans le droit fil de Yéshoua-Messiah (Jésus-Messie).

Dans une lecture très littérale de la Bible juive et du Nouveau Testament, ils écrivent :" Le culte de la liberté consiste (aujourd'hui) à dire qu'au nom de la liberté, nos sociétés doivent laisser les gens vivres comme ils l'entendent, tout laisser faire, tout permettre car tout se vaut, toutes les valeurs se valent, tout est bien, tout est bon, il n'y a plus d'interdit car tout le monde veut la paix sociale et surtout pas les conflits. (...) Les sociétés doivent avoir des valeurs Bibliques sur lesquelles elles s'appuient si elles veulent prospérer car il n'y a aucune autre valeur qui ne puisse faire vivre paisiblement une société. (...) Que les gens aient la liberté de penser est une chose mais qu'une société établisse par des lois qu'un mode de vie condamné par Dieu est bien (cela) en est une autre." Et de donner en exemple la reconnaissance du " mariage homosexuel qui est une abomination qui maintenant est majoritairement approuvé dans les sociétés occidentales"...

En France, grâce au ciel, nous vivons sous un régime démocratique, qui certes a ses limites, mais où de tels propos n'auraient pas leur place. L'état français est laïc et n'interfère donc pas dans la foi religieuse des citoyens. Un Français peut donc pratiquer librement la religion de son choix ou demeurer agnostique, voire athée.

La loi civile n'intervient pas dans le domaine religieux, mais elle a la charge indépendante de gérer le droit social civil. Un baptême, comme un mariage ne se célèbrent religieusement (à l'église) que si l'individu est préalablement enregistré sur l'état civil, tant pour le baptême que pour le mariage! Il en découle que le législateur civil a le droit de légiférer sur le mariage, le "pacs" ou tout autre forme de reconnaissance civile d'un couple qu'il soit homo ou bi-sexuel.

La morale religieuse concerne le croyant. De quel droit l'imposerait-il au non-croyant? Ne tomberions-nous pas alors dans le registre de l'obligation intolérante d'une domination culturelle s'érigeant de "droit divin"?

Il y a encore du chemin à faire pour que la liberté humaine devienne universelle. C'est pourtant Dieu qui, dans la belle symbolique biblique, a entériné la liberté qu'Adam et Eve s'étaient octroyée !

Jean Bisson - 19 06 2012

Partager cet article

Repost 0

commentaires