23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 00:00
Bien sûr, il fallait éviter que les opposants à la dictature soient massacrés à cause de leur choix politique. Le problème reste de savoir comment dissuader un chef d’état hors normes… L’entrée en guerre a semblé être un moyen de mettre en garde, mais, sur le terrain, qu’y-t-il de changer ? Certes les forces armées du Chef d’Etat sont bloquées, du moins en ce qui concerne l’aviation et les blindés. Mais restent les forces militaires qui semblent bien être entrées dans la plupart des villes. Ces éléments sont bien armés, les opposants ne le sont pas. Et il semble bien difficile de penser introduire des armes lourdes dans ce pays.
Les bombardements, notamment sur Tripoli qui se vide de sa population, peuvent-ils aider à trouver une solution ? Mgr Giovanni Innocenzo Martinelli, vicaire apostolique de Tripoli, a exprimé sa grande contrariété aux actions militaires entreprises : « « La guerre ne résout rien. Je ne sais pas comment finira ce nouveau conflit qui réveille chez les Libyens de tristes souvenirs de leur passé récent. Je continue à répéter qu'il faut faire taire les armes et engager immédiatement une médiation afin de résoudre la crise de manière pacifique.»
Tout conflit doit effectivement se terminer par un compromis. Mais la diplomatie peut-elle jouer avec le Chef de l’état libyen ? J’en doute. Et la situation risque d’être vite difficile pour la France… La dissuasion a peu de chance  de toucher le colonel, et la guerre nous est impossible ! Le temps travaille pour un douloureux statu quo !
Jean Bisson – 23 03 2011

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