18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 11:43

Ce matin à mon réveil, j’ai appris que l’ONU avait voté par 10 Oui contre 5 abstentions la décision d’intervenir militairement en Libye pour empêcher la dictature actuelle de poursuivre ses crimes contre la population libyenne. Evidemment je me réjouis fortement. D’une part parce que la diplomatie française a réussi à faire revenir les Etats-Unis sur leur première décision de ne pas intervenir et, d’autre part, d’avoir convaincu la Chine et la Russie de ne pas utiliser leur droit de « véto ». On peut espérer qu’il est encore temps d’intervenir pour sauver le million d’habitants de Benghazi, et, à terme, de faire accéder la Libye toute entière dans le nouveau monde arabe démocratique qui se met en place en ce début du XXI° siècle.

C’est un succès français auquel je ne croyais guère. Le « bon point » que j’ai décerné dans ma brève d’hier au Président Sarkozy est donc confirmé. Je n’aime pas sa politique sociale, mais lorsqu’il s’engage et engage la France dans un combat pour la justice et la démocratie, n’est-il pas bon de le reconnaître ?

Il est significatif que la « Ligue arabe », que deux Etats du Golfe persique, que l’Europe, pas entière certes mais dans sa majorité, se soient rangés aux côtés des USA pour soutenir les Libyens aspirant à une démocratie laïque.

Les jours qui viennent seront difficiles car, si le but est de renverser le dictateur, il faut y arriver sans mettre les pieds sur le sol libyen. La dissuasion ne sera effectuée que par des frappes stratégiques et, sans doute,  par la fourniture d’armes aux habitants de Benghazi. L’issu de ce pari comporte cependant encore une part d’incertitude.

Jean Bisson 18 03 2011

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