22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 23:01

J'ai lu, avec beaucoup d'intérêt, la longue réflexion de Mustapha Cherif, philosophe algérien et ancien Minsistre. J'y souscris pleinement, moi qui, dans ma carrière d'enseignant, ai eu la joie de pouvoir créer 5 bibliothèques, deux en Algérie, une en Côte d'Ivoire, une au Maroc et une dans ma commune près de Besançon. J'occupe encore un peu de mon temps, aidé par un bénévole, bibliothécaire de métier, à sauvegarder livres et documents reliquats d'une exceptionnelle bibliothèque créée au début du XIX° siècle et dont l'essentiel a été offert à la Faculté de Théologie de Louvain en Belgique (1).

Voici un paragraphe qui résume la pensée du philosophe : « La société a besoin de donner la priorité au livre. Car la situation est préoccupante. Pour répondre aux immenses besoins de compétences, pour relever les défis du développement pour former des citoyens équilibrés et matures, la tâche de tous les acteurs culturels est de tout faire en vue de donner à lire à la jeunesse, afin qu’elle ne s’enferme pas, mais s’ouvre au savoir et apprenne à agir de manière réfléchie. Il n’y a pas d’avenir sans livre. L’avenir se joue sur cette question du livre, non pas face au petit écran passif pour fuir les réalités. Il devient urgent d’œuvrer pour inciter à lire et multiplier les bibliothèques et les librairies » (2)

Bref, l'écrit reste pour moi la source essentielle de richesses, la base incontourunable à la formation de l'esprit humain, à l'ouverture à l'universel. C'est aussi une invitation au respect des multiples cultures qui peuplent le monde. Sans doute un gage de paix et de respect de nos différences à considérer comme un réel enrichissement mutuel.

Le seul point sur lequel je diverge un peu, c'est l'opposition absolue entre l'écrit et la télévision. Si j'admets beaucoup de critiques sur les programmes télévisées, je ne condamne pas ce nouvel outil, mais seulement l'usage mauvais qu'en font certains. Télévison, comme informatique (et internet en particulier) sont des moyens modernes de communication qui devraient compléter ce qu'apporte l'écrit, le livre et toutes les publications, notemment la presse.

Tout ce qui contribue à élever l'homme, à rencontrer les autres cultures, à respecter nos différences, est bon. Aucun outil n'est mauvais en lui-même !

Jean Bisson 23 04 2011

1- Il s'agit de la bibliothèque des Missionnaires diocésains, établissement religieux fermé depuis 1977 et devenu aujourd'hui Conservatoire diocésain d'art sacré.

2- L'article entier peut être lu en allant sur le lien de Mustapha Chèrif, colonne de droite.

Partager cet article

Repost 0

commentaires