13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 23:01

Le 14 juillet, pour un Français, peut-il être célébré sans feux d’artifice et  pétards ? Il le sera cette année sans la Garden-Party de la Présidence, heureusement supprimée. La France a une histoire. Le 14 juillet en fait partie. Je suis français, et j’en suis satisfait. Mais je me méfie du nationalisme qui peut vite déraper et devenir monstrueux.

En BOSNIE-HERZEGOVINE, le 11 juillet, on commémorait le 15ièmeanniversaire du génocide de SREBRENICA. Ce n’est pas très vieux. Et la Bosnie est à moins de 2 heures d’avion de nous.

Mais ce sont tout de même plus de 8.000 hommes et jeunes garçons bosniaques musulmans qui ont été massacrés par des unités de l'Armée de la République serbe de Bosnie, tous chrétiens, sous le commandement de Ratko Mladic ( toujours recherché par la justice internationale pour génocide et crime contre l'humanité).

Ce qui se passe souvent en Afrique, en Asie et dans de trop nombreux pays du monde,  n’est-ce pas alimenté aussi par un nationalisme, un tribalisme, l’appartenance à une religion ou à une tradition, bref à une identité étroite et qui exclue tout ce qui n’est pas conforme… Pourquoi l’homme a-t-il toujours peur de ce qui « autre » ou différent ?

Que faut-il faire, sinon éduquer les jeunes à réfléchir sur la relativité de toute spécificité étroite, sur la liberté qui devrait être garantie à tout être humain d’être, d’agir et d’adhérer à ce qu’il choisit ou à ce dont il a hérité par sa naissance ?

Jean Bisson - 14 07 2010

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