21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 23:02

Après les deux journalistes enlevés en Afghanistan depuis bientôt 9 mois, Sept nouveaux otages (5 Français et 2 Africains, tous employés d’Areva sur une base de recherche du Niger) ), sont désormais détenus dans un site du vaste Sahel, aux mains d’Al Qaïda Maghreb Islamique,.

Redire  que toute atteinte à la liberté est contraire  au droit international  et doit donc être condamnée ne sert, hélas, pas  à  grand chose !  L’extrémisme  d’Al  Qaïda  est  connu,  désavoué  par  la  grande majorité des Musulmans, mais que faire  lorsqu’on est dans la ligne de mire d’une arme à feu  ou sous la menace d’un couteau ?  La condamnation verbale et morale d’Al Qaïda est impuissante  à négocier une solution.

La violence qui a coûté la vie à Michel Germaneau il y quelques semaines, n’oublions pas qu’elle était la réponse vraisemblable de l’intervention de militaires français aux côtés des forces autochtones, une collaboration qui avait fait 7 morts dans les rangs d’Al Quaïda ! Il me paraît évident que le rapt des 7 otages d’Areva est une réponse directe. D’ailleurs la presse internationale a publié la menace proférée par ces extrémistes : « à l’ennemi d’Allah, Sarkozy, je dis : vous avez ouvert la porte de l’horreur pour vous et votre pays ! »

Mais cette violence au nom de Dieu devrait nous pousser, non seulement à trouver une parade militaire en répondant aux armes par les armes – ce qui est fait par les forces armées qui sont en Afghanistan, comme par l’envoi de 80 hommes d’armes au Niger depuis deux jours … mais ne devrait-elle pas aussi être accompagnée par une étude très sérieuse des causes de l'extrémisme musulman ? C’est une force qui nous menace et qui dispose de complicités de plus en plus nombreuses parmi les jeunes, y compris européens ou américains, jeunes récemment convertis à l’Islam et entraînés au terrorisme par des groupes extrémistes. La menace d’Al Qaïda n’exclut pas de possibles exactions en France même. C’est évident. Et les autorités ont raison de prendre la chose au sérieux.

A Niamey, 80 militaires français et quelques avions de reconnaissance viennent  d’être dépêchés pour aider les troupes locales. Une coopération régionale anti-terroriste avec Mauritanie, Niger, Mali et même Algérie est vivement souhaitée par le Gouvernement français.

Qu’on ne se leurre pas : aucune victoire définitive ne viendra des seules armes. Ni en Afghanistan, ni au Sahara, ni en aucun point du monde si, à la base, on ne s’attaque pas aux fondements mêmes de tout intégrisme, de tous groupes religieux prônant la violence,  de toutes idéologies menaçantes et exclusives. La paix ne peut être retrouvée que par une éducation morale et civique, seule garante du respect de nos légitimes différences.

Jean Bisson – 22 09 2010

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