19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 00:01

Soyez sans crainte! Je ne jure point par ce titre! Je voudrais simplement tenter de clarifier les dénominations du Dieu unique des religions abrahamiques... 

Le récit de la création atteste de l’existence de Dieu, mais ne révèle pas son nom (Ps 19, 1 ; Rm 1, 20). Connaître le Nom Divin implique en fait beaucoup plus que savoir quel est ce nom (2Ch 6, 33). En fait, cela signifie connaître L'Esprit même de Dieu, ses actions, ses qualités, ses desseins et ce que révèle les Textes qu'Il a inspirés à ses prophètes. (cf. 1R 8, 41-43 et 9, 3,7 ainsi que Ne 9, 10).

"Le Créateur s'est fait connaître à ses créatures sous différents noms et chacun d'eux a une signification profonde." énonce avec à propos Joseph F. Rutherford dans son livre " Qui est Dieu?" en page 4, ouvrage publié en 1932.

 
Dans l'Ancien Testament, Dieu est appelé par cinq dénominations dans les texte hébraïques :

1- Yhwh (ou Yahvé) se traduisant en français par "Eternel". Ce tétragramme est l'appellation divine la plus utilisée; on la compte environ 6000 fois dans l'Ancien Testament...

2- Adonaï se traduisant en grec par Kyrios, en latin par Dominus, en français par Seigneur.

3- El Ohim  : en grec Théos, en latin Deus, en français Dieu.

4- El Eloah : en grec Hupsistos, en latin Altissimus, en français Le Très-Haut.

5- Shaddaï  : en grec Pentecrator, en latin Omnipotens, en français Le Tout-Puissant.

 

Dans les Psaumes, comme dans de nombreux autres textes bibliques, Dieu est volontiers appelé par figure de style ; "Mon Rocher", "Mon Berger", "Mon Sauveur", "Mon Salut", "Ma Lumière", etc.

 

Dans le Coran, Dieu est censé disposer de 99 noms connus et d'un centième, inconnu des vivants, mais qui sera révélé au jour du Jugement dernier, par Jésus.

 

Dans le Nouveau Testament, une appellation nouvelle s'est imposée : Dieu est devenu "Père", et même "Notre Père". Cette dénomination, utilisée 260 fois, entraîne un tout autre rapport entre l'Homme et son Créateur. Dieu n'est plus le juge redoutable qui condamne, mais il devient le Père qui écoute, attend, pardonne et se réjouit du retour de l'enfant prodigue, donc de tout pécheur...

Le chemin parcouru est immense. Pourquoi l'Islam, au septième siècle de l'ère chrétienne, en est-il revenu à la conception plus rigide de l'Ancien Testament, bien que le Créateur soit resté le "Le Miséricordieux"? Cela reste pour moi une énigme dont la lumière ne me sera donnée que dans l'Au-delà !

Jean Bisson - 19 12 2012 (Publié dans le blog "Terreetciel")

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