28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 23:01

Entre les frères ennemis d'hier, la sagesse vient enfin de prévaloir. Entre l'intransigeance et le recours systématique à la violence entretenus par le Hamas dans le territoire de Gaza et le gouvernement modéré du Fartah qui gère la Cis-jordanie, une division qui réjouissait certains israéliens, la hache de guerre semble soudainement enterrée entre Palestiniens. Comment ne pas s'en réjouir !

Il me paraît évident que ce revirement du Hamas soit lié aux événements qui secouent actuellement la Syrie : l'état-major du Hamas y réside... Et si le Printemps arabe réussit à déstabiliser le pouvoir dictatorial syrien, ce puissant et indéfectible soutien risque d'être perdu.

C'est pourquoi Fatah et Hamas ont pu conclure avant-hier au Caire, dans cette Égypte nouvelle qui se cherche à construire une démocratie, un accord historique visant à former, dans le délai d'un an, un gouvernement transitoire palestinien, et, dans la foulée, d'organiser des élections présidentielles et législatives. La perspective d'un véritable État Palestinien est donc possible pour avril 2012.

Les réactions du Gouvernement israélien n'ont pas attendu : Avigdor Lieberman, Ministre des Affaires étrangères, a déclaré que la ligne rouge étant franchie. Des mesures de rétorsion sont immédiatement mises en place : suppression de la libre circulation en Cisjordanie, gel des transferts des impôts prélevés par Israël pour le compte de l'Autorité palestinienne, etc. Pour sa part, Ehud Barak, Ministre de la Défense, a affirmé que l'Armée israélienne et les Services de sécurité sont prêts à faire face à toute menace et à tout défi. Et nous pouvons, hélas, être convaincus que ces menaces - et d'autres - vont devenir réalités !

Je comprends que les faucons d'Israël soient très inquiets. Un peuple palestinien uni sera plus fort pour exiger que les propositions des Nations Unies soient respectées et pour que des négociations soient ouvertes. Les divisions et la faiblesse des Palestiniens étaient autant de facteurs favorables à l'appétit israélien sur Jérusalem, et sur bien d'autres questions comme celle, fondamentale, de la juste répartition des eaux...

La justice, quoiqu'on fasse, s'imposera. Elle est plus tenace que la force.

Jean Bisson – 29 04 2011

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