14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 00:01
Le 1er décembre, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé dans son message annuel, souhaite d'une part l’accès universel aux traitements pour tous les malades et déplore, par ailleurs, le nombre trop élevé des morts eu égard à l’avancée actuelle des traitements. Sont aussi soulignés les dégâts collatéraux que sont la souffrance des malades et celle de leurs proches, l’appauvrissement des familles, leur marginalisation, le désarroi des orphelins, et l'injustifiable (1) transmission du virus de la mère à l’enfant.

Le message de l’Église se termine par trois recommandations :

- L’extension des traitements à tous les peuples et à toutes les couches de la population.

- Le développement d'une action éducative en direction des nouvelles générations, pour une sexualité fondée sur une anthropologie ancrée dans le droit naturel et éclairée de la Parole de Dieu.

- La promotion d'un style de vie qui privilégie l’abstinence, la fidélité conjugale et le refus de la promiscuité sexuelle.

Il est évident que l’Église, surtout dans les deux dernières recommandations, s'adresse à ses propres fidèles. Mais tient-elle compte de la diversité culturelle des populations concernées ? (2)

Jean Bisson – 14 12 2011

1- Des thérapies existent pour éviter une telle transmission. Mais leur coût en est trop élevé pour que les malades puissent en bénéficier. Seules des interventions prises en charge à titre humanitaire sont donc possibles.

2- Pour avoir vécu et travaillé plusieurs années en Afrique sub-saharienne, je ne trouve pas réaliste la dernière recommandation !

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