24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 00:01

A Homs, un déluge incessant de bombes s'abat depuis bientôt 15 jours sur le quartier où se sont retirés les insurgés. Il y a deux jours, deux journalistes ont été tués, dont un jeune photographe français.

 

Hier, une autre journaliste française a été blessée et sa jambe nécessiterait une opération d'urgence impossible à réaliser dans la ville sans électricité, sans eau, sans ravitaillement et où tout est paralysé. Il semblerait que ces victimes étrangères aient été volontairement ciblées par les autorités syriennes, car ces journalistes venus des USA et d'Europe étaient entrés dans le pays en guerre sans autorisation. La liberté de l'information déplait aux régimes dictatoriaux qui liquident leur opposition par la force.

 

Le gouvernement français, par la voix du Ministre des Affaires étrangères - Alain Juppé - assure que tout est fait pour porter assistance à la française blessée. Mais dans l'état actuel des combats, tout faire n'est qu'une belle déclaration d'intention. Aucune liaison ne peut être tentée sans l'accord du gouvernement syrien qui ne se pressera pas pour l'accorder.

 

Le prix de la liberté d'information est lourd. Nos reporters journalistes qui sillonnent le monde pour notre information prennent des risques et nous en avons la preuve. Qu'ils sachent, ainsi que leurs familles et  amis, la reconnaissance du monde libre pour leur courage et pour leur dévouement.

 

Jean Bisson - 24 02 2011

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