11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 23:04

Le cessez-le-feu aurait dû être effectif en Syrie depuis trois jours. Le Président syrien qui  l'avait promis à l'émissaire des Nations Unies n'a pas tenu sa promesse. Le monde vérifie donc ouvertement la réalité de ce conflit. La flaque de sang des milliers de victimes civiles dessinent une tâche indélébile dans la conscience des responsables et il faut l'espérer, cette honte restera dans l'histoire.


L'urgence de mettre fin aux violences insupportables a été rappelée par Mgr Fouad Twal, Patriarche latin de Jérusalem, qui avait de même salué la mémoire des victimes juives du lâche attentat perpétré à Toulouse contre l'établissement scolaire juif.


Il rappelait la conclusion du Synode pour le Moyen-Orient qui s’était achevé en 2010 par un appel à la communion et à la paix: «Nous condamnons la violence et le terrorisme d’où qu’ils viennent et tout extrémisme religieux.»

  

Quelles qu'en soient les causes, le terrorisme et tout recours à la violence, doivent être bannis d'un monde civilisé. Les revendications et les tendances souvent divergentes et même opposées, doivent faire l'objet de débats. Tout conflit doit trouver une médiation pacifique respectant la pluralité des idées, des traditions, des cultures, des religions, et prenant en compte l'histoire et le passé. Les diverses composantes en présence doivent définir un statut nouveau, respectueux de la diversité et reconnaissant la dynamique et la richesse d'une telle situation. C'est la dignité humaine qui doit se révéler dans l'acceptation pacifique de la pluralité.


Jean Bisson - 12 04 2012

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