5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 23:01

Les USA sont gagnés par la vague d'indignations devenue universelle. S'indigner a toujours été une saine réaction humaine. L'indignation populaire envers ceux qui les gouvernent et décident de leur sort, jusque là réservée à quelques élites, ou à quelques vocations, est de nos jours devenue courante. C'est à l'initiative du peuple et par le peuple de base que le ras le bol se manifeste.

Il faut reconnaître aux Tunisiens d'avoir été les premiers. Après l’Égypte et la Libye, qui elle n'a pas encore pleinement triomphé de son « Maître d'hier », la révolution s'est répandue au Proche Orient : elle se poursuit dans un bain de sang en Syrie ! Puis l'Europe s'y est mise : en Grèce, et le peuple grec a de bonnes raisons de réagir ! Puis il y a eu l'Espagne : un mouvement pacifiste, bien organisé et qui a su se faire entendre puis rentrer dans le rang en attendant que répondent les politiques. Mais depuis quelques jours ce sont les Américains et son Président Obama qui connaissent des manifestations populaires importantes pour souligner la précarité grandissante des plus pauvres !

Au nom des USA, le gouvernement d'Obama, il y a juste 1 an, présentait officiellement des excuses publiques au peuple du Guatemala. En effet, il y a trois quarts de siècle, des scientifiques américains, avec l'accord officiel des gouvernants de l'époque, ont réalisé des expériences scientifiques médicales. Dans un premier temps, les chercheurs ont inoculé la syphilis ou la blennorragie à des prostituées, favorisant ensuite des rapports sexuels avec des soldats ou des détenus. En seconde phase, voyant que peu d'hommes étaient infectés, la recherche achangé et des soldats, des prisonniers et des malades mentaux ont été contaminés directement. Ceci de 1946 à 1948.

De ces 1 300 personnes, 700 seulement ont bénéficié d'un traitement curatif. Ces expériences, qui ont eu lieu entre 1946 et 1948, ont été financées par les instituts nationaux américains de la santé.

Aujourd'hui, un tel comportement serait classé en crime contre l'humanité. Les scientifiques qui, à l'époque, ont réalisé ces expériences, après les crimes nazis, peuvent-ils être aujourd'hui, au moins symboliquement condamnés ? Que des responsables de la santé se prêtent à de si misérables expériences et que des gouvernants aient laissé faire montre à quel point nous pouvons nous indigner du mépris inter-humain qui, pour moi, s'apparente au racisme. Un sentiment hélas souvent encore sous-jacent à bien des comportements d’extrême droite, entre autre !

Jean Bisson 06 10 2011

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