9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 23:01

La réforme liturgique fut, sans aucun doute, le changement le plus spectaculaire: une réforme portant sur la langue, sur les formulations, sur un choix de textes avec des lectures jusque là non utilisées, sur le calendrier liturgique, sur le répertoire des chants, sur de nombreux autres points tels que l'habit religieux et autres coutumes pesantes de la tradition, comme le port de la soutane...

Certes, il n'y a pas que Brassens qui regretta le latin...

Mais l'approche des saintes écritures, étalées désormais sur un cycle de trois ans, fut l'aspect le plus important puisqu'il invitait les croyants à mieux se familiariser avec l'Ancien Testament et les évangiles. Cette ouverture aux textes bibliques n'a pas été facile. Malgré une très bonne traduction liturgique, le contexte de ces documents d'un autre âge et issus d'une autre culture, est resté assez mal compris. L'interprétation demeure donc parfois problématique ou reste souvent approximative...

L'introduction de chants nouveaux, de messes musicales nouvelles (en ce qui concerne ce qu'on appelle les usuels, comme le Kyrie, la Profession de foi (ex Credo...), le Sanctus et  l'Agnus Dei...), tout cela a profondément évolué. Généralement assez bien. Parfois cependant la qualité musicale n'était pas au rendez-vous, ou se mariait mal avec un certain engouement populaire...

Bref, tout n'a pas été une parfaite réussite. Mais le renouveau était présent et globalement très positif.

Pourquoi, malgré ce renouveau, les églises se sont-elles progressivement vidées? Faut-il lier ces deux événements? Je ne le crois pas. Même sans Vatican 2, les églises auraient été désertées, et probablement même encore plus vite!

Cette réforme était nécessaire. Elle n'a pas empêché l'hémorragie, mais ce n'est pas elle qui l'a déclenchée. J'en suis convaincu.

Jean Bisson - 10 04 2012

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