29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 23:01

L'histoire est ce qu'elle est. Chaque historien, hélas, même de bonne foi, peut l'interpréter à sa manière, la faire aller selon suivant ses propres idées. J'en suis conscient et ne prétend pas que ma lecture échappe à cette relativité. L'observation d'injustices actuelles, la triste réalité des violences, la nécessité incontournable de vivre ensemble sur un même sol, malgré les différences - en dépit des vécus et des ressentis découlant de l'histoire - tous ces facteurs ne poussent-ils pas les gens de bonne volonté à s'associer pour construire un monde de respect de l'altérité, de justice sociale, et de liberté de penser? Il va de soi que tout terrorisme, que toute violence et toute vengeance doit être exclue. Vivre ensemble aujourd'hui impose néanmoins le pardon des tords passés ! C'est du moins, telle que je la perçois, la tradition chrétienne.

Vivre ensemble reste toujours possible. Il faut le vouloir et s'en imposer moyens et conditions.

Jean Bisson 30 03 2012

P.S.: L'auteur d'un commentaire reçu ces jours passés me précise la définition de "spolier"," terme que j'ai utilisé dans ma brève du 28 mars. Je pensais alors aux expulsions répétées en secteur de Jérusalem-Est, de propriétaires palestiniens sortis manu militari de leurs maisons immédiatement rasées, n'est-ce pas un "dépouillement" illégal, un "vol" qui les "gruge" et les pousse à la colère et à une forme de révolte? Si l'on utilisait le même processus à l'encontre de propriétaires européens, beaucoup ne basculeraient-ils pas sans doute dans l'extrémisme et peut-être la violence? Je condamne fermement toute réaction violente, ce qui ne m'interdit d'éprouver de l'empathie pour ceux qui souffrent d'illégales dépossessions.

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