11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 23:01
Nous vivons un temps de mondialisation. Cette dimension universelle bouleverse les équilibres
classiques, remet en cause nos habitudes
culturelles, nos traditions religieuses et surtout nos
structures économiques de production et de commerce.

Plus rien n'échappe à la dimension internationale. Les moyens de communication, radio,
télévision, téléphone et internet en particulier, abolissent temps et distances. Les images 
circulent et instantanément tout événement est  universellement connu.

Dans cette situation, il est bon de savoir comment certains penseurs analysent la situation. Une
fois de plus je cite le dernier article publié par Mustapha Cherif sous le titre « Le XXIe siècle 
sera juste ou ne sera pas ».

Pour lui, "tous les peuples aspirent à la liberté et à la justice." Mais "tous les problèmes se
posent en même temps : moraux, politiques, économiques et culturels. » Or « la mondialisation 
donne la possibilité d’intenses contacts virtuels et en même temps elle isole, nivelle, contredit 
nos valeurs propres, nous empêche de rechercher de manière commune le juste."

La mondialisation souligne les inégalités. Elle apparaît souvent être une "occidentalisation du
monde", une domination technologique et une main-mise financière. Elle est donc ressentie
comme  une "exploitation à grande échelle des ressources de la planète",  et comme une 
dépersonnalisation  des pays économiquement faibles.

Si le changement est inéluctable, souvent souhaitable, l'évolution devrait "dépasser les
archaïsmes, par une alternative réfléchie, qui remédie aux insuffisances et participe de nouveau 
à une autre  compréhension des progrès et de la pensée critique. Il s’agit de se ressourcer dans 
nos valeurs propres, de tirer les leçons des expériences des autres cultures, en nous appuyant 
sur la science  moderne, pour nous projeter dans l’avenir."

Trois conditions semblent indispensables :
-Définir les bases morales sur lesquelles on entend construire l'avenir . («Science sans conscience
n’est que ruine de l’âme»)
-Fixer les limites au déchaînement de toutes les puissances, exploitations et dominations . Le
modèle occidental est-il la seule voie de l’émancipation, la seule manière de se libérer des 
liens, des  subjectivités, des mythes et des utopies collectives ?
-Réfléchir sur ce qui doit caractériser le monde de demain : la logique économique et sociale
ne peut méconnaître le sens de la vie humaine ; le temporel ne peut exclure le spirituel.

Les élites doivent œuvrer, non pas à l’instauration de la confrontation et de la rupture entre
les mondes, les cultures, les religions, mais à l’élaboration de consensus. Il s’agit de vivre et 
de penser ensemble la fin d’un monde et le commencement d’un XXIe siècle différent : juste,
équitable, respectueux des différences.  Et j'ajouterai : un mode attentif à l'écologie, conscient 
et heureux de s'enrichir des cultures étrangères. 

NB : On peut lire l'article entier de Mustapha Cherif en utilisant le lien dans la colonne de droite.
Jean Bisson – 12 05 2011.

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