Société : Economie

Samedi 3 octobre 2009

L’engouement actuel des Chinois pour la langue française serait particulièrement remarqué. Mais, déception, ce n’est pas par simple et bel amour de notre esprit hexagonal ni de notre culture occidentale, moins encore de notre attachement aux Droits de l'Homme! C’est, beaucoup plus matériellement, pour mieux appréhender le marché africain, du moins dans les parties  francophones de l’Afrique. Il s’agit de se substituer aux entreprises françaises sur tous les marchés de ce continent.

La France a cru bien faire, sans doute, de prendre du recul dans ses partenariats économiques avec les pays africains qui lui étaient historiquement liés. Des "équipes" françaises spécialisées dans les rapports franco-africains ont donc été congédiées. C’est alors que de nombreux Français "remerciés", mais disposant de leur expérience africaine et surtout de leurs "carnets d’adresses", ont opportunément proposé leurs services aux Chinois qui n’en espéraient pas tant !

Pour mieux profiter de cette avancée commerciale en Afrique, nombres de Chinois s’initient désormais à la langue française, outil fort précieux dans les rapports commerciaux avec l’Afrique francophone.

Bref, ce n’est pas la culture française qui attire les Chinois. Simplement le gain. C’est très clair. Et c'est aussi comme ça que la France perd actuellement ses traditionnels débouchés africains. 

Jean Bisson – 03 10 2009
Par JeB
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Mercredi 23 septembre 2009

Aujourd’hui s’ouvre à New York l’Assemblée Générale annuelle des Nations Unies, avec la présence de 130 Chefs d’Etats ou de leurs représentants.

Le sujet préoccupant sera sans doute celui d’une réforme du fonctionnement de cette institution internationale qui, si elle n’évoluait pas rapidement, courrait rapidement le risque de perdre importance et crédibilité .

Pour Mgr Migliore, représentant du Vatican à l’ONU, le problème ne serait pas de trouver des solutions techniques et institutionnelles adéquates, car les propositions sages et efficaces abondent. « La question réside dans la volonté politique de chaque Etat membre de l'organisation, en particulier de ceux qui y exercent une plus grande influence politique, économique, militaire ou démographique, de savoir oser, autrement dit d'avoir l'audace de promouvoir ses propres intérêts nationaux dans le contexte et en fonction de la promotion du bien commun mondial. (...) Il faut faire des organisations internationales un lieu non de répartition du pouvoir, mais d'attention et de réponse efficace aux problèmes des populations. »

Ali Treki, ancien ministre libyen, pense que les Nations unies sont la voie vers un meilleur avenir, où les personnes de toute race, toute religion et culture doivent coopérer. Quant à la démocratisation de l'ONU, évoquée également par Ali Treki, le représentant du Vatican souligne qu'actuellement, «les grandes questions économiques et financières sont débattues et réglées à l'intérieur de groupes restreints, que ce soit le G8 ou le G20, mais qu'il y aurait aussi le G192 que forment les Nations unies. » 

En attendant, c’est bien le G20 (quoiqu'ils soient en réalité 27 ! ) qui tient la vedette. Pourtant, ce ruineux rendez-vous de 2 jours n’offrira guère qu’un petit quart d’heure de parole à chaque Chef d’Etat … C’est peu pour l'importance des enjeux !

Avec les technologies d’aujourd’hui, ne pourrait-on réaliser ces rencontres internationales par un système de « vidéo-conférence » ? Que d’économie de temps et d’argent pourrait-on réaliser !

Jean Bisson – 23 09 2009 
Par JeB
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Vendredi 3 avril 2009

Les 20 plus riches pays du monde seront-ils capables d’aborder les vraies questions fondamentales ? Car le monde court aujourd’hui des risques importants dans son équilibre profond.

La crise financière et économique n’en est qu’un volet. Volet important, certes, spectaculaire, c’est évident. Mais pas forcément le volet le plus important, ni le plus difficile à régler. Et les spécialistes ne manquent pas dans ce créneau-là.

Mais il y a quatre autres volets tout aussi indispensables à régler. Et pour  eux, il semble qu’il s’y trouve beaucoup moins de spécialistes invités, ou de compétences sollicitées !

-1- Respect de l’Homme. Il faut donner du travail aux travailleurs. Chez nous, en France, en Europe, sur tous les continents… Il faut cesser de licencier par simple nécessité de profit… L’homme doit passer avant le taux de rapport de l’actionnariat. Il en va de la dignité humaine.

-2- Respect de l’Eau. Il est indispensable de répartir équitablement l’eau dans le monde. Des économies sont possibles chez les nantis. Toute personne a le droit à accéder à l’eau potable. Le partage doit être réalisé avec équité et dans le respect réciproque. Il en va de la simple justice.

-3- Respect de la Planète. L’environnement  doit être  protégé. Réchauffement, pollutions sous toutes ses formes, risques nucléaires, OGM, etc. Autant de questions à surveiller pour que la terre ne devienne pas une poubelle où l’homme aurait du mal à survivre ! Il en va de la survie de notre écrin de vie.

-4- Respect des Libertés. L’homme ne doit pas être asservi par l’argent. Il doit conserver sa liberté de penser (politique, économique, syndicale, religieuse, etc.), sa liberté d’expression, sa liberté de choisir et de vivre selon ses propres choix. Toute liberté respectant la liberté des autres  et engageant sa propre responsabilité.

Jean BISSON – 03 04 2009
Par JeB
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Lundi 23 mars 2009

M. Darling, Ministre britannique des Finances, a promis que le G20 étudierait les mesures nécessaires pour relancer l’économie mondiale. Les pays seraient prêts à faire les efforts budgétaires nécessaires pour restaurer la croissance, et ils sont disposés à combattre les faiblesses du système financier tels que les « subprimes » et les « paradis fiscaux » …

Même si ces recommandations sont approuvées par les politiques, il restera à les faire appliquer par les professionnels de la finance, et la réussite est loin d’être gagnée !

En France, pays qui pourrait recevoir le prochain G20 (mais la nouvelle n’est pas confirmée),  les mouvements sociaux et le durcissement des revendications sociales ne simplifieront pas la tâche du gouvernement. Le printemps 2009 pourrait être chaud !

Jean Bisson – 23 03 2009  
Par JeB
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Samedi 21 mars 2009

Les tarifs réglementés du gaz naturel vont baisser de 11,3 % au 1er avril, ont annoncé hier Jean-Louis Borloo, Ministre de l'écologie et Christine Lagarde, Ministre de l'économie.  Ils ont communiqué ce taux de baisse du gaz après avoir « saisi pour avis la Commission de régulation de l'énergie d'un projet d'arrêté ministériel imposant une baisse des tarifs réglementés du gaz naturel fourni par GDF-Suez de 0,528 centimes d'euro hors taxe par kilowattheure au 1er avril 2009".

Les tarifs réglementés du gaz, qui avaient augmenté de 15,2 % en 2008 pour les particuliers, sont fixés par le gouvernement qui tient compte du prix du pétrole, du cours du dollar, des charges d'acheminement, de stockage et de commercialisation. Le prix du gaz est indexé au prix du baril. C’est une convention internationale. Mais si, dès que le cours du brut augmente, le gaz augmente, pourquoi lorsque le cours du baril diminue – ce qui s’est passé dès décembre 2008 – faut-il attendre le 1er avril (un décalage de 4 mois) pour que nos factures de gaz répercutent la baisse ? Et le baril a baissé de plus de 70% depuis décembre 2008…

L'UFC-Que choisir, qui est en train de réaliser une "expertise" sur le prix du gaz, a estimé "mal étayée" l'affirmation de GDF-Suez, selon laquelle le prix insuffisant du tarif réglementé aurait occasionné pour le groupe un manque à gagner de 679 millions d'euros en 2008.
Rassurez-vous, malgré ce manque à gagner, GDF-Suez a tout de même fait des bénéfices.Qui, durant ce décalage d’un tiers d’année, empoche la différence ? Pourquoi l’augmentation est-elle répercutée rapidement et à 100%, alors que la baisse n’intervient qu’avec retard et semble-t-il à minima… Autre raison d’étonnement : pourquoi les entreprises ont-elles  bénéficié d’une réduction de 20% sur leur tarif de gaz, et  avant le 1er avril ?  

J’aimerais bien que le Président de la République ou son Premier Ministre - qui ont réponse à tout - me l’expliquent. Les électeurs s’en souviendront-ils, en 2012 ??? A moins que l’heure de vérité ne soit avancée !

Jean Bisson – 21 03 2009
Par JeB
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