SYMBOLISME chiffres nombres

Mercredi 22 avril 2009

On peut signaler, comme St Thomas d’Aquin le remarquait, que 153 est la somme des 17 premiers nombres : 1+2+3+4+5+6+7+8+9+10+11+12+13+14+15+16+17=153. C'est également la plage des 7 premiers "nombres premiers" ( à savoir >  2, 3, 5, 7, 11, 13, 17).

Par ailleurs, les valeurs numériques des 4 éléments constituant notre monde sont les suivantes (valeurs théosophiques) : air > 28 (2+8 =10 > 1) – terre > 66 (6+3 = 9) – feu > 27 (2-7 = 9) – eau > 39 (3+9 = 12 ; 1+3 = 4 ). On découvre que 28 + 66 + 27 + 39 = 153 ! D’où l’idée de symboliser la « totalité des éléments créés ».

Mais ce qui me semble le plus intéressant, et que je n’ai pourtant vérifié sur aucune source, c’est que 153 est la somme de 2 « carrés » symboliques : le carré de 12 (12x12=144) plus le carré de 3 (3x3=9). En effet, 144 + 9 = 153 !

Il faut reprendre toute la valeur symbolique du 3 et 4, pour comprendre ce que le produit (12) élevé au carré peut désigner : la totalité de la création terrestre, matière animée. Quant au carré de 3, c’est la totalité de la puissance divine…  (et trinitaire pour les Chrétiens…).

D’où la portée de ce nombre : 153 poissons, représentent la mission des Apôtres et de leurs successeurs. Les faisant "pêcheurs d’hommes", Jésus leur signifie qu’ils ont mission d’offrir à toute l’humanité (12x12>144) la possibilité de rejoindre la plénitude divine (3x3>9).

Programme sacré, et sacré programme !

Jean Bisson – 22 04 2009
Par JeB
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Samedi 18 avril 2009

Dans l’évangile de la liturgie d’hier (vendredi 17), j’ai relevé l’utilisation symbolique du 3, du 7 et de 153. Lisez d’abord ce récit de St Jean (Jn 21, 1-14) !

 

« Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment. Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.

Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils lui répondent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. »

Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n'était qu'à une centaine de mètres. En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. » Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré.

Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson. C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples. »

 

3ième apparition de Jésus à ses disciples, (cf symbolique du 3)
7 disciples présents,  (cf symbolique du 7) (les fils de Zébédée sont Jacques et Jean)
153 poissons dans cette "pêche miraculeuse". (à suivre le 22 avril 2009)
 

 

Jean Bisson – 18 04 2009

 

 

Par JeB
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Mardi 14 octobre 2008

Tous les multiples de 7 sont considérés comme des nombres associés à leur valeur de base.

On peut remarquer que les âges-références de l’homme sont des multiples ou sous-multiples de sept :

3 ans et demi > âge du « non », de l’opposition

7 ans > âge de raison

14 ans > adolescence

21 ans > correspondait autrefois à l’âge de la majorité légale

70 ans > entrée dans la vieillesse !

Le langage populaire traduit d’ailleurs cela dans l’expression «de 7 à 77 ans…»


Dans l’Egypte antique, l’âme des morts rejoignait un royaume constitué de 14 régions.

La mythologie grecque décrit une période «alcyonienne» de 14 jours encadrant le solstice d’hiver : cette tradition voulait que la mer calme durant cette période favorise la reproduction des « Alcyons » qui, selon Ovide, étaient la métamorphose de Ceys, fils de l’Astre du matin (Eosphéros ou Lucifer en latin) et de son épouse Alcyone, fille d’Eole.

Dans la tradition hébraîque, la Pâque célébrant le passage de la mer rouge et la fin de la servitude en Egypte, était fixée le 14° jour de la  première lune de l’année religieuse, au mois de Nisan.


Dans la Genèse, la généalogie symbolique d’Abraham à Jésus est constituée de 4 étapes de chacune 14 générations. St Matthieu reprend ce même schéma symbolique dans son chapitre Premier.

Dans le calendrier des fêtes catholiques, Pâques, célébrant la résurrection du Messie, est fixée depuis le Concile de Nicée (en 325) le dimanche qui suit le 14° jour de la lunaison qui vient après l’équinoxe de printemps situé le 21 mars.

14 jours, c'est enfin un demi-mois lunaire (pour les 6 mois courts de 28 jours).

Jean Bisson – 14 10 2008
Par JeB
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Lundi 6 octobre 2008

L’évangéliste St Matthieu, au chapitre 6, versets 3 à 11, utilise 9 fois la formule initiale « Heureux… »

Mais, quand on lit la première béatitude (verset 3) et la 9° (verset 11) on s’aperçoit que ces deux éléments sont identiques dans leur aboutissement : « … le Royaume des Cieux est à eux». Il ne s’agit pas là de «béatitudes», mais d’un effet de style (courant dans le littérature orientale et sémite en particulier) que l’on nomme une «inclusion». Les versets 3 et 11 ne doivent donc pas être pris comme des béatitudes, mais comme «page de garde» et «page finale» qui encadrent et mettent ainsi en valeur les SEPT béatitudes centrales (les versets 4 à 10).  C’est ainsi que l’abbé Louis Redoutey, fin bibliste franc-comtois et ancien stagiaire de l’Ecole biblique de Jérusalem, présentait cet étonnant et superbe chapitre de l’Evangéliste Matthieu.

Pour que de tels textes utilisent ainsi dans leur construction le chiffre sept, ce ne peut pas être le fruit du hasard, mais bien l’aboutissement d’une tradition, d’un besoin de mise en forme symbolique.

Peu importe que le lecteur ne voit pas cela, ne soit pas initié à cette symbolique, il y participe inconsciemment tout de même.

Ceux qui ont la curiosité d’aller plus au fond du texte biblique, peuvent se reporter aux brèves que j’ai déjà consacrées au Sept…

Jean Bisson – 06 10 2008

Par JeB
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Dimanche 5 octobre 2008

J’ai délaissé la symbolique des nombres depuis longtemps. Je reviens sur le sept pour ajouter deux brèves que je crois intéressantes. Aujourd’hui, sur la prière du Notre Père, modèle de prière confié à ses disciples par Jésus lui-même.

 

Constatons que le texte du Notre Père comporte 7 "intentions", groupées en 3 plus 4 .

 

Notre Père qui es aux cieux,  (introduction)

 

Première partie constituée de 3 demandes concernant le Père :

1-que ton nom soit sanctifié,  (notez que cette demande compte 7 syllabes)

2-que ton règne vienne, ( 7 syllabes en détachant les voyelles, ainsi qu’on les compte en poésie)

3-que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. ( 2 parties de 7 syllabes )

Soit pour cette première partie consacrée à la louange du Père, 3 souhaits en 28 syllabes (4 fois 7)

 

Seconde partie de cette prière constituée par 4 demandes :

1-Donne-nous aujourd'hui  (7 syllabes en détachant u-i ) notre pain de ce jour, 

2-Pardonne-nous nos offenses (7 pieds) comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés

3-Et ne nous soumets pas à la tentation,

4-Mais délivre-nous du Mal ! (7 syllabes)

 

Cette prière s’achève par une doxologie qui s’adresse à nouveau  au Père :

 

Car c’est à Toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles ! Amen !

 

(Demain, les 7 demandes des Béatitudes en St Matthieu…)

Jean Bisson  -  05 10 2008

 
Par JeB
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