SYMBOLISME des animaux

Mardi 21 juillet 2009

Je voudrais revenir sur le symbolisme des animaux dans la Bible, avec cette merveilleuse vision symbolique du Prophète Isaïe (11, 6-9).

Le Créateur recréera le Paradis pour y accueillir l’homme et le serpent réconciliés.

« Le loup habitera avec l’agneau, la panthère se couchera près du chevreau ; veau et lionceau paîtront ensemble sous la conduite d’un petit garçon. La vache et l’ourse se lieront d’amitié, leurs petits ensemble gîteront. Le lion mangera de la paille avec le bœuf. Le nourrisson s’amusera sur le trou du cobra ; sur le repère de la vipère, l’enfant posera la main.

Aucun mal ni aucun dommage ne sera fait sur ma sainte montagne car le pays sera rempli de la connaissance du Seigneur, ainsi que les eaux comblent la mer. »

Cette vision devient réalité promise dans l’Apocalypse de St Jean (Ap 21, 1-5) : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple et Lui, Dieu-avec-eux (Emmanuel). Il essuiera toutes larmes de leurs yeux. De mort, il n’y en aura plus. De cris et de larmes, il n’y en aura plus. Car l’ancien monde s’en est allé. Le nouveau monde est déjà né. »

Comment rester insensible à une telle poésie !

Jean Bisson – 21 07 2009
Par JeB
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Samedi 13 juin 2009

Si cheval et toute cavalerie sont associés à la force, ils sont logiquement porteurs de violence et auxiliaires de guerres. Si, dans l’Apocalypse, Le Messie doit revenir sur terre sur un cheval blanc à la tête de la blanche armée des anges, c’est pour le dernier et ultime acte de guerre mettant un terme au règne du Mal (ou du Malin diabolique) !

Par opposition symbolique, l’âne et la mule apparaîtront, dans la Bible,  comme la monture des chefs pacifiques.

Ainsi lorsque Jacob bénit ses fils (Gn 49, 11), Juda dispose d’un âne et d’une ânesse qui s’en vont pâturer dans les vignes.

Débora évoque les notables d’Israël : « Vous qui montez des ânesses blanches, assis sur des tapis, chantez… » (Jg 5, 10-11).

Le juge Yaïr, se déplaçait avec ses 30 fils, sur des ânons (Jg 10, 4)… Quant à Abdon, il utilisait 70 bourricots pour se déplacer avec sa suite (Jg 13, 13) !

Sadoq, grand prêtre, et Nathan le prophète, mirent Salomon sur la mule de David pour le conduire à Gihôn pour recevoir l’onction royale ( 1R 1, 38-39). A noter que la mule est, par sa taille, plus noble que l’âne ! (C'est sans doute la raison pour laquelle, symboliquement les Papes se déplaçaient aussi sur une mule blanche...)

Zacharie, le prophète, souligne bien la différence symbolique que traduisent cheval et âne (Za 9, 9-10) : «Exulte avec force, fille de Sion, crie de joie, fille de Jérusalem ! Voici que ton roi vient à toi, monté sur un âne, un ânon, le fils d’une ânesse. Il retranchera la charrerie et les chevaux de Jérusalem, l’arc de guerre sera retranché. Il annoncera la paix aux Nations ! »

L’Evangéliste Matthieu reprendra le texte de Zacharie pour présenter l’entrée de Jésus à Jérusalem (que la liturgie fête le dimanche des Rameaux), avant la Passion. (Mt 21, 1-11).

Jean Bisson – 13 06 2009
Par JeB
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Vendredi 12 juin 2009

J’emprunte, en les résumant, les propos du livre «Les symboles bibliques» de Maurice Cocagnac, auteur déjà plusieurs fois cité (pages 187à189). 

L’Apocalypse donne au cheval toute sa dimension symbolique pour préfigurer la venue « du grand Jour de Dieu ». Seul l’Agneau ( Jésus le Messie) se révèle digne de briser les 7 sceaux du Livre contenant les secrets du Jugement du Monde ( Ap 6, 1-8)( Notez la couleur des 4 chevaux : blanc, rouge-feu, noir, blême !). Dans la tradition musulmane, Jésus descendra du ciel pour se poser dans la cour de la Grande Mosquée de Damas, lieu où repose la tête de St Jean-Baptiste). Un lieu admirable et fort émouvant que j’ai eu le privilège de visiter et où j’ai pu me recueillir.

Il faut lire aussi (Ap 9, 17-19) où les chevaux ont des têtes de lion, où ils crachent feu, fumée et soufre alors que leurs queues ressemblent à des serpents !

Quant au cheval blanc qui ferme la marche, ce sera celui du Messie triomphant : blanches sont les armées du ciel formant le cortège eschatologique et le glaive que portent les anges sont les armes de la Parole divine.  (à suivre bientôt : symbolisme de l’âne)

Jean Bisson – 12 06 2009
Par JeB
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Mercredi 10 juin 2009

J’emprunte, en les résumant, les propos du livre «Les symboles bibliques» de Maurice Cocagnac, auteur déjà plusieurs fois cité (pages 186-187).

Les prophètes vont jouer avec le thème du cheval fantastique, qu’ils mettent en contact avec les éléments fondamentaux comme le feu, l’eau ou le vent. Le cheval devient alors le symbole de la manifestation de la puissance de Dieu.

C’est un cheval de feu sui emporte Elie dans le ciel et le sépare de son disciple Elisée (2 Roi 2, 11-12).

Pour Joël, l’intervention foudroyante de Dieu est présentée comme une attaque de chevaux, image mise en liaison avec le feu dévorant de la colère divine. (Jl 2, 1 et 3, 5).

Le prophète Zacharie fait apparaître chevaux et cavaliers qui sont les anges messagers de Dieu, chargés d’inspecter le monde et même de sonder sa profondeur (Za 1, 8-10).

Plus tard, ces chevaux apparaissent attelés et de couleurs différentes : roux, noir, blanc, pie, couleurs qui correspondent aux quatre régions cardinales de la terre (points cardinaux) et qui sont assimilées aux quatre vents du ciel. Aux chevaux noirs, il est dit : « Allez parcourir la terre. Et ils parcoururent la terre. L’Ange m’appela et dit : « Vois ceux qui s’avancent vers le pays du Nord, ils vont faire reposer mon Esprit dans le pays du Nord. » (Za 6, 7-8).

L’Esprit qui repose sur le Nord, c’est la puissance divine qui va libérer les exilés de Babylone.  Cet Esprit demeure, c’est-à-dire qu’il va habiter l’âme du peuple racheté et lui permettre de matérialiser le grand signe du salut divin : la reconstruction du temple de Jérusalem.

Ma conclusion personnelle sur ce point symbolique est claire. Le peuple juif n’a pas changé d’un iota. Jérusalem, par volonté divine ne peut être que terre juive. C’est l’interprétation littérale au premier degré.

Pour les chrétiens, l’interprétation au second degré est la suivante : le temple de Dieu n’est plus un bâtiment lié à une terre, c’est un peuple, celui des baptisés disséminés sur l’ensemble du monde, le vrai peuple des « rachetés » par la mort et la résurrection du Nazaréen Jésus-Christ. Le temple à construire, c’est un monde fraternel, un monde de justice sociale, un monde où l’on se respecte, où l’on s’entraide, où l’on soit heureux de vivre dans la diversité !

Jean Bisson  10 06 2009   (à suivre)
Par JeB
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Mardi 9 juin 2009

La place importante que tient cet animal dans les récits bibliques est un bon indicateur de la place éminente de cet auxiliaire dans la vie sociale, dès l’antiquité.

La première mention du cheval apparaît dès la Genèse (Gn 47, 17), lorsque Joseph troque avec les Egyptiens affamés du blé contre chevaux, bétail et ânes. Le cheval sera lié à l’histoire des rois d’Israël : ses qualités et ses aptitudes en font un signe de force, un atout de combat, le reflet et le gage d’une réelle puissance militaire.

La déroute des chars de Pharaon, alors que, sous la conduite de Moïse, le peuple juif a franchi la Mer Rouge "à pied sec", reste un morceau de bravoure toujours utilisé dans la liturgie pascale catholique : (Exode 14, 28).

Le roi David, ayant fait prisonniers 1700 cavaliers, ne conserva, dans sa grande sagesse, que 100 attelages et fit couper les jarrets des autres montures (Sagesse, 8, 4).

Dieu n’utilise pas la violence, il n’a cure des armes et des cavaliers : « Je ne sauverai (mon peuple) ni par l’arc, ni par l’épée, ni par la guerre, ni par les chevaux, ni par les cavaliers ! » (Osée, 1, 7).

Jean Bisson  (à suivre)
Par JeB
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