Culture et Foi

Dimanche 8 novembre 2009

La communauté des Béatitudes reste en crise. Depuis  l'attribution, en 2002, de ses statuts provisoires, le sort de la communauté n'a cessé d'être ajourné et sa période d'essai d'être prolongée.

Des plaintes ont été déposées pour abus de faiblesse et maltraitance. Deux enquêtes ont été ouvertes pour des faits de pédophilie. Par ailleurs, Rome a pointé des dysfonctionnements internes et exige que cette communauté redéfinisse pratiques et manière de vivre. En cause : la confusion des états de vie entre laïcs et religieux, l’approche de la "guérison intérieure" mêlant psychologie et spiritualité…

Récemment réunie en assemblée générale, la Communauté venait d’adopter un nouveau statut destiné à clarifier sa situation. Mais Rome a finalement bloqué le processus. Un vrai revers pour les Béatitudes, qui témoigne aussi des hésitations de Rome à son égard !

Le modérateur général, François-Xavier Wallays, dont le sort devait être remis entre les mains de la dernière assemblée générale, a finalement été maintenu à son poste, mais accompagné par deux prêtres, deux sœurs consacrées et deux couples.

Cette communauté charismatique s’éternisera-t-elle longtemps dans une telle crise de gouvernance ?

Jean Bisson – 08 11 2009
Par JeB
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Vendredi 6 novembre 2009
Les évêques de France sont réunis à Lourdes en Assemblée plénière depuis le 3 novembre et jusqu’au 8 de ce mois.
Dans le secret, selon leur tradition, ils doivent échanger sur l'avenir des communautés chrétiennes et sur  le tissu ecclésial : situation des prêtres et des diacres dans les diocèses, leur collaboration avec les laïcs. Ils débattront sur l’indifférence religieuse et la visibilité de l’Eglise, sur les « nouvelles pauvretés », sur l’Enseignement catholique supérieur. Ils écouteront aussi un compte-rendu du synode des Eglises d’Afrique présenté par Mgr Edmond Djitanghar, évêque de Sarh au Tchad. Enfin, le samedi 7 novembre, ils recevront M. Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne, chargé de justice, liberté et sécurité, pour un exposé sur la politique migratoire de l’Europe.
Rien, semble-t-il, sur l’ouverture de Rome aux intégristes, ni sur l’œcuménisme, ni sur le dialogue inter-religieux … Rien sur l’orientation liturgique du "rite exceptionnel" (en latin) qui tente – non sans succès – de grignoter le "rite ordinaire" en langue vernaculaire qu’avait systématisé le Concile Vatican II. Rien sur la situation particulière des prêtres chargés de famille… Ou, si ces questions ont été abordées, elles l'ont été dans une très sainte discrétion. Passons outre, il n’y a rien à dire !
Jean Bisson – 06 11 2009
Par JeB
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Lundi 2 novembre 2009

Pourquoi le purgatoire ? Que sont les enfers? Je communique la réponse du dominicain et théologien, Jean-Michel Maldamé, aux internautes. Je partage pleinement cette perspective chrétienne.

Jean Bisson - 02 11  2009 

"Jésus ne parle pas de purgatoire, car la notion ne faisait pas explicitement partie des croyances du judaïsme du temps. Ce silence explique pourquoi la notion de purgatoire est propre à la tradition catholique et exclue par la tradition protestante.

La croyance au purgatoire (étape de purification par un feu qui purifie) repose sur un texte de Paul dans l'épître aux Corinthiens au chapitre 3, verset 11 à 15. Paul dit que celui qui a mal accompli sa tâche sera sauvé même si son oeuvre ne tient pas ; il sera sauvé "comme à travers le feu" - ce feu est ici un feu purificateur (en latin purgatorius qui a donné purgatoire).

Dans l'Ancien Testament, on considère que les morts ont disparu sans retour. On exprime leur situation en disant qu'ils se sont endormis et donc qu'ils ont été réduits à rien ou presque. Le terme de "enfers" employé au pluriel nomme ce séjour des morts - en hébreu on dit "la fosse", "le shéol". C'est en ce sens que le symbole de la foi dit que "Le Christ est descendu aux enfers" pour prendre avec lui tous les défunts.

Par contre, dans la tradition chrétienne, on dit avec l'Apocalypse que ces chrétiens sont "dans la main de Dieu". Cette image dit qu'ils sont en sécurité car la main de Dieu est une force ; elle dit aussi qu'ils sont dans la paix, puisque la main est l'instrument de la caresse ou de la tendresse... Cette image demande à être entendue de manière souple.

Puisque les morts sont dans la main de Dieu, ils peuvent être rejoints par la prière. On prie donc avec ceux qui sont dans la phase de purification et ceux qui sont déjà la gloire prient pour nous.

Ceci vaut pour tous les défunts. Mais notre lien avec tel ou tel de nos parents ou de nos proches fait que le lien avec eux est qualifié par ce que nous partageons.

L'église prie pour les défunts. et chacun est invité à le faire, pour les siens et pour les autres selon l'extension de la charité."

 

Par JeB
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Dimanche 1 novembre 2009

En cette année 2009, année B du cycle liturgique catholique romain, la fête de "La Toussaint", célébrée chaque 1er novembre, tombe un dimanche. C’est heureux car l’évangile de cette fête parle justement du "bonheur" et des "bienheureux" (cf. en St Matthieu V, 1-12a – évangile dit des "Béatitudes").

Pour chaque baptisé, la foi en Jésus-Ressuscité est une certitude, celle de le rejoindre, après la mort, dans une vie éternelle, dans la béatitude de la "Gloire du Père".

Tous les Saints et Bienheureux que l’Eglise fête en ce jour, sont les premiers à bénéficier de ce bonheur d’accéder à l’intimité divine.

Sachons bien que cette intimité céleste, Dieu la propose à toutes créatures. Chaque religion est sans doute un chemin. Mais il ne s’agit que d’un cheminement humain. Et il n’appartient donc à aucun croyant de porter anathème contre quiconque croit autrement, mais sincèrement. Pas plus d’ailleurs qu’à l’encontre des agnostiques !

Jean Bisson – 01 11 2009  (Demain : Où sont nos morts ? )
Par JeB
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Vendredi 30 octobre 2009

L’évêque arménien en Egypte, Mgr Coussa, appelle les dirigeants politiques de Turquie à suivre la voie de la réconciliation ouverte par les Eglises arméniennes.

Certes, en 1915, les Ottomans ont massacré le peuple arménien présent en grande Arménie et en petite Arménie (Turquie). Un million et demi de personnes ont péri dans ce génocide. Depuis ces faits, l'Église arménienne a été accueillie dans le monde entier et a diffusé avec elle sa foi, sa liturgie, ses traditions et sa culture.

Aujourd’hui, les dirigeants de l'État arménien ainsi que les chefs des Églises arméniennes (catholique, orthodoxe et évangélique) accomplissent un acte de pardon public envers les Turcs.  Renouer des relations de justice et de paix passe par une incontournable réconciliation entre L’Arménie et la Turquie.

Ce nouvel axe de paix peut être le prélude d'une ère nouvelle : des voies s’ouvrent  pour le meilleur aussi bien, hélas, que pour le pire! Un excellent article a été publié par le Monde. Je vous en recommande la lecture. Vous le trouverez dans le rubrique "Document extérieur" à la date d’aujourd’hui.

Jean Bisson – 30 10 2009
Par JeB
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