Quand Jésus impose les mains sur une personne, la main de Dieu, unie à la main de l’homme par le corps de Jésus, accomplit des miracles. Le Christ répond souvent à une demande formulée : on lui amène un sourd-muet et on lui demande une guérison (Marc 7, 32-33). Ou ce sont des lépreux qu’il guérit…(Matthieu 8, 3 ). Il fait revivre une morte en transmettant son pouvoir : « …un chef s’approche et se prosternant lui dit « ma fille est morte : viens, impose-lui les mains et elle vivra… » (Matthieu 9, 18 et Marc 5, 23). La main de Jésus est symbole de la puissance de Dieu et de sa miséricorde.

Notons encore que le rite de purification des mains avant le repas n’a pas toujours été observé par Jésus, ce qui a choqué les pharisiens… Mais si Jésus était fils du Père éternel, il n’avait pas besoin d’être purifié !

Jean Bisson 24 07 2008

Moïse et Aaron, aux jours de l’Exode, prolongent leurs mains avec le «bâton de Dieu»…ce média qui unit symboliquement les hommes au Créateur, qui amplifie l’action humaine par la puissance divine (Exode, 7 à 10 et 14, 16 pour le passage de la Mer Rouge). C’est du même bâton que Moïse  frappera le rocher et fera sourdre une source au désert (Exode 17, 5).

Lors du combat contre Amaleq, Moïse tiendra ses mains levées… (Exode, 17, 11-13).

Dans la tradition d’Israël, la main produit de nombreux gestes religieux : tendre la main, c’est interpeller la divinité. « Au jour d’angoisse, j’ai cherché le Seigneur ; la nuit, j’ai tendu la main sans relâche » dit le psalmiste (Ps 77, 3).

Les mains humaines tendues sont aussi des actions de grâces : « Que monte ma prière, en encens devant ta face, les mains que j’élève, en offrande du soir : » (Psaume 141, 2)  Les mains peuvent encore acclamer le roi ; « Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu en éclats de joie ! C’est le Seigneur, le Très Haut, le Redoutable, le grand Roi sur toute la terre ! » (Psaume 47, 2-3).

Jean Bisson 23 07 2008

Les prophètes font l’expérience de la main de Dieu. La « main de Dieu » fut sur Elie ( 1 Rois 18, 46), sur Elisée ( 2 Rois 3, 15) et sur les hommes charismatiques  (Livre d’Esdras 7, 6).
Ezéchiel témoigne ainsi de l’action de la main de Dieu : «La main du Seigneur qui avait été sur moi le soir précédent la venue du rescapé, m’ouvrit la bouche  au moment où il arriva vers moi. Ma bouche s’ouvrit et je ne fus plus muet.» ( Ezéchiel  33, 22).
La main du Seigneur conduit le prophète en une vision dans une vallée où il assistera à la reviviscence d’ossements desséchés ( Ezéchiel 37, 1 et suivants).

Le fidèle sait que Dieu tient en sa main le souffle de toute créature (Livre de Daniel 5, 23). Le Maître de l’univers ne peut oublier ses enfants dans la détresse, et il dit à Sion (Jérusalem, sa Ville sainte) : « Même si les femmes oubliaient leurs enfants, Moi, je ne t’oublierai pas. Vois ; je t‘ai gravée sur les paumes de mes mains… » (Isaïe 49, 15-16).

Enfin c'est dans les mains de Dieu que le psalmiste  remet sa propre vie : « En tes mains je remets mon esprit, car c’est Toi qui me rachètes, Ô Seigneur ! » ( Psaume 31, 6) Et c’est la formule que de nombreux chrétiens prononcent chaque soir avant de s’endormir. (à suivre)

Jean Bisson 22 07 2008

La main de Dieu, au bout  du bras étendu, n’est jamais trop courte. Le Seigneur possède un bras toujours assez long pour réaliser sa volonté.  A Moïse inquiet, Dieu répond : « La main du Seigneur serait-elle su courte ? Tu vas voir maintenant si ma parole se réalise ou non pour toi. » ( Nombres 11, 23 et voir aussi Isaïe  20, 2)
Au cours d’une guerre de conquête, la main de Dieu détruit la génération rebelle du désert (Dt 2 ; 15). Elle agit contre les idolâtres « Jugements 2,15). Elle s’appesantit sur les Ashdodites (1° livre de Samuel 7, 13).
La peine de Noémi est trop forte, veuve elle déclare à ses deux filles également veuves : « C’est contre moi que s’est manifestée la main du Seigneur ! » ( Livre de Ruth 1, 13).
Job ressent la main de Dieu comme une oppression permanente : « Ecarte ta main qui pèse sur moi et ne m’épouvante plus par ta terreur ! » (Livre de Job 13, 21) ( à suvre...)

 
Jean Bisson 21 07 2008

J’emprunte au livre de Maurice Cocagnac « Les symboles bibliques » (pages 252-256) les brèves qui suivent, remarquables de concision et de précision !
L’expression « à main forte et à bras étendu » semble mettre l’accent sur les actions directement bénéfiques de Dieu. Elles révèlent le Nom de Dieu qui est moins son appellation que son être même en rayonnement.
« Même l’étranger qui n’est pas de ton peuple, s’il vient d’un pays lointain à cause de Ton Nom, - car on entendra parler de Ton grand Nom, de Ta Main forte et de Ton Bras étendu -  s’il vient et prie dans Ton Temple, écoute-le. »  (1 livre des Rois 8, 41-42 et 2 Livre des Chroniques 6, 32-33)
La génération de l’Exode a fait, à ses dépens, l’expérience de l’action du Seigneur « à main forte et à bras étendu » (Deutéronome 7, 19)
Le Seigneur règne sur son peuple : c’est « à main forte et bras étendu » qu’il châtie, pardonne, rassemble  et ramène au cœur de l’Alliance. Création, gouvernement, Rédemption et Jugement  sont comme les manifestations  diverses du même pouvoir divin. ( Exode 20, 33-44)  (à suivre) 
Jean Bisson 20 07 2008
 

Par ses cinq doigts, la main humaine est reliée à des organes précis du corps. S’agit-il d’une symbolique ou d’une réalité ? Il ne m’appartient pas de le démontrer !
Dans le symbolisme, le pouce (doigt de Vénus) est en lien avec la tête. Chez les Romains, orienter le pouce vers le sol signifiait condamner à mort : l’index, doigt de Jupiter) est en lien avec la vésicule biliaire ; le médius (doigt de Saturne) est en lien avec la rate et le pancréas ; l’annulaire (doigt du Soleil) est en lien avec le foie et l’auriculaire (doigt de Mercure) en lien avec le cœur.

Dans les cultures asiatiques, chaque geste de la main et de chaque doigt a valeur symbolique. L’art des danseuses sacrées, c’est d’exprimer avec les gestes des mains et des doigts des sentiments ou relations non seulement en lien avec les organes qu'ils symbolisent, mais aussi avec les potentialités divines…
Il est vraisemblable que les gestes des mains du célébrant des Saints Mystères chrétiens soient inspirés des antiques traditions que connaissait alors le Moyen Orient. Mais le clergé ayant oublié le sens de ces rituels, n'a conservé que des gestes vidés de leurs mystères primitifs !
(à suivre
) Jean Bisson 19 07 2008

On tend la main droite ouverte pour saluer, signifiant qu’elle ne contient aucune arme… Les mains applaudissent et battent de joie. La main bénit, caresse, console, guérit, mais elle giffle ou peut s’abattre brutalement, elle frappe et peut entraîner la mort ! Les serments se font main droite tendue ou posée sur une référence : tel le serment que le président des USA fait sur la Bible…
Les mains qui se rejoignent dans l’oraison, conjuguent le Fils et l’Esprit-Saint. L’imposition des mains consacre celui qui est oint et devient  rituellement investi d'un pouvoir liturgique et sacramentel : chez les Catholiques consécration des ministres ordonnés, diacres, prêtres ou évêques.  (à suivre) Jean Bisson 18 07 2008

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