18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 14:02

A travers les figures de la Bible, à travers les hommes et les femmes , depuis Adam et Eve, à travers les Saints de tous les temps, comment ne pas poursuivre sa propre route vers Dieu ? Et n'est-ce pas pour beaucoup une aventure, celle de s'approcher de Dieu ?

« Que signifie le fait que le mystère de Dieu demeure caché aux yeux de beaucoup et que même les croyants fassent l’expérience douloureuse de l’absence de Dieu ? Cette recherche et cette question se reflètent-elles dans notre annonce, dans nos célébrations des sacrements, dans notre prière ? Considérons-nous comme réellement vrai le mystère absolu de Dieu ? Supportons-nous son altérité ? Se peut-il qu’une partie de la crise de notre vie ecclésiale réside aussi dans le fait que notre langage sur Dieu, notre façon de parler de Dieu, ait été, et reste parfois, trop sûr de soi, réducteur, médiocre, souvent mesquin et trop sentimental ? Quelle exigence avons-nous sur le plan intellectuel ? »

Ce sont des questions que pose le cardinal Reinhard Marx, Président de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne (COMECE), quand il participait à la présentation de l’ouvrage « Proche de ceux qui sont loin » (Vicino ai lontani), du prêtre Tchèque Tomas Halik.

Notre difficulté, c'est d'accepter l'altérité insondable de Dieu. Notre handicap, toujours selon le cardinal Marx, c'est que «parler de Dieu n’est possible que si on le fait avec humilité et dans un esprit d’adoration ».


Jean Bisson - 18 02 2013

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