23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 17:17

Les Chrétiens de Syrie payent sévèrement l’incompréhension de la politique occidentale dans la crise qui ébranle leur pays. Depuis mars 2012, les violences qui les visent sont étrangères à la lutte contre le régime de Bachar El-Assad. Leurs auteurs sont surtout des agitateurs islamistes étrangers, des extrémistes qui, par milliers, viennent au nom de leur foi, pratiquer la "guerre sainte", en arabe "le djihad". Ces radicaux englobent des éléments du Moyen Orient et des disciples de plus en plus nombreux en Europe. Ils se nomment le "Jabat El Nosra", ce qui peut se traduire par "Notre combat".

Le but de ces religieux est de purifier le proche-orient de tout ce qui n'est pas islamique. On comprend que cette tendance ne s'applique pas qu'au domaine matériel, mais qu'il vise surtout le monde spirituel. Les Chrétiens et tout ce qui témoigne de leur foi se trouve donc très clairement ciblés. Deux chapelles et un monastère ont déjà été profanés, incendiés. Ces pillages d’églises et de monastères entendent punir les Chrétiens pour leur refus de participer à la rébellion en cours. D’autres opposants semblent issus de l’Armée syrienne libre dont le combat n’est officiellement motivé que par la chute du président Assad. Ils pourraient être à la fois suscités par des sentiments certes religieux mais tout de même par des visées très politiques. Deux évêques de ces régions ont disparu depuis plusieurs jours. Personne ne sait rien sur leur double disparition. On peut penser qu'ils ont été enlevés, mais comme aucune rançon n'a été demandée à ce jour, on ignore de qui ils sont prisonniers et l'on craint qu'ils aient été assassinés.

C'est donc tous les Chrétiens de Syrie qui vivent actuellement des jours tragiques. La France comme l'Europe et le monde constatent la situation tragique des Chrétiens en Syrie, mais sans savoir comment les aider à se protéger. Moi qui ai pu, il y a quelques années, visiter ce superbe pays, apprécier sa richesse historique, les événements actuels, particulièrement douloureux, font que je me trouve aussi dans une grande appréhension sur la page contemporaine qui est en train de s'écrire en lettre se sang.

Jean Bisson - 23 07 2013

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