29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 14:04

Il y a une semaine, samedi dernier, le 22 juin, l'agenda officiel du Pape prévoyait son assistance, au Vatican même, salle Paul VI, le plus vaste parmi les espaces du Vatican, à la neuvième symphonie de Beethoven. Les 6000 visiteurs présents, venus pour écouter ce concert classique ont été très étonnés que le fauteuil du Pape François soit resté vide et, plus encore, que pas un mot n'ait été dit pour excuser son absence. D'autant que ce concert était sensé fêter les «Cent jours de ce pontificat» !

Le Pape François, par cette absence qui, sans doute, même pour ses plus proches collaborateurs, semble avoir été une grande surprise, révéle donc qu'il s'agit d'un Pape qui conserve sa liberté, même avec les programmes et les impératifs protocolaires de son agenda. C'est un élément très nouveau dans les coutumes vaticanes.

Mais, après cette surprise, n'est-on pas en droit désormais d'en attendre d'autres? Et, sans doute, dans tous les domaines. De nombreuses réformes sont à prévoir, déjà dans la gouvernance de la Banque vaticane, dans les discours que le Pape prononcera au cours de ses prochains voyages, dans les encycliques qui ne manqueront pas d'être bientôt publiées.

Désormais l'Eglise est en droit de s'attendre à de nouvelles surprises. J'en suis personnellement ravi. J'espère seulement que le Chef de l'Eglise veillera à bien s'assurer que ses branchements sur le Saint-Esprit soient corrects !

Jean Bisson – 30 juin 2013

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