23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 14:55

J'ai de la peine à m'affranchir des mois de maladie que je viens de traverser. Depuis soixante ans, malgré bien des séjours hospitaliers dont deux opérations à coeur ouvert, je n'ai jamais éprouvé autant de difficultés à me remettre en forme. Mon âge est logiquement la cause de cette lenteur à récupérer. Quand l'âge dépasse les huit dizaines, il faut apprendre à accepter, silencieusement, que les rétablissements exigent plus de temps, mais qu'on doit aussi songer à son propre départ !

J'étais hier aux obsèques d'une amie de huit ans ma cadette. Demain je me rendrais en Suisse, à l'enterrement d'une petite cousine de mon épouse, et qui était présente quand nous avions fêté, l'an dernier, mes 80 ans. Les deuils, d'amis et de parents, n'ont jamais été aussi cruels à vivre. Je ne peux évacuer de ma pensée que les prochaines funérailles pourraient être les miennes.

Il faut accepter pourtant de s'adapter aux exigences des nouvelles situations. Notre résidence, nous l'avions créée, il y a plus de 50 ans, aux portes de la ville, dans un petit village devenu depuis la banlieue de Besançon, avec de grandes surfaces commerciales et avec l'accès de l'autoroute. Nous y avons très agréablement vécu, mais aujourd'hui, c'est devenu trop grand, trop lourd à entretenir. C'est pourquoi, nous sommes en train de chercher à la vendre. Dès qu'elle sera cédée, nous achèterons un appartement à Besançon où nous nous installerons. Si Dieu nous le permet !

Jean Bisson - 23 06 2013

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