12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 23:00

Ce matin, il y a 81 ans que ma mère me donnait le jour ! Je l'en remercie. Si ma vie m'a fait connaître des peines, comme bien des deuils, j'ai aussi vécu de nombreuses joies et j'en remercie le ciel. Mes rencontres m'ont toujours enrichi, mes voyages dans le monde et mes années de travail en divers pays d'Afrique m'ont ouvert à la multiplicité des cultures, des arts, et à beaucoup de merveilles.


Je remercie le ciel de m'avoir permis de rencontrer tant de trésors. Ai-je pu faire partager tout ce que j'ai reçu? Sans doute pas, même si j'ai tenté de le faire, à travers mes écrits, et par les nombreuses expositions thématiques que j'ai réalisées depuis plus de vingt ans dans la chapelle d'Ecole, siège vacant des anciens "Missionnaires diocésains". J'avais eu le privilège de connaître les derniers. Dans un moment, je remettrai les clés de cette chapelle (qui appartient au diocèse de Besançon et lui sert de dépôt ), clés que je détenais depuis la mort du dernier Missionnaire résidant, le Père René Guillemin.

C'est une riche tranche culturelle de ma vie qui se ferme ainsi.


Jean Bisson -  13 04 2013

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 16:40

En ce jour de "Vendredi Saint", comment ne pas reconnaître que l'Eglise reste un mystère. La communion trinitaire de Dieu, à la fois Père, Fils et Esprit Saint, nous en célébrons ce jour la fin de vie terrestre de Jésus, par le rite du Chemin de Croix.

Benoît XVI, durant son pontificat, n'a cessé d'inviter les Chrétiens à avancer vers une réconciliation interne entre eux. Son successeur suivra sans aucun doute ce même chemin, et il est nécessaire que tous les baptisés s'engagent dans cette direction qui doit rester la mission essentielle de l'Eglise.

Certains Chrétiens s'interrogent sur les raisons d'avoir lié la questions de l'unité de l'Eglise à celle de sa mission. Je ne pense pas qu'il existe d'oppositions  entre les deux objectifs. La mission ecclésiale ne peut se concevoir que dans l'unicité de son parcours pour rencontrer Dieu, en s'efforçant de suivre l'enseignement de Jésus.  Car le crucifié dont nous célébrons aujourd'hui le don de sa vie terrestre a accepté sa mort pour nous ouvrir à la vie éternelle auprès de son Père.

Tout croyant doit se réconcilier avec son passé  pour vivre son présent avec sérénité. A  cette double condition, il peut espérer sans crainte qu'un avenir lui est ouvert.

Jean Bisson -  Vendredi Saint - 29 mars 2013

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 23:01

J'ai passé l'essentiel de mon temps hier à courir médecins et spécialistes, dont mon cardiologue. Tous ont convergé sur le même conseil: accepter dès demain (donc aujourd'hui) mon hospitalisation pour rechercher l'agent pathogène qui s'est développé en moi, sans révéler son identité ni son adresse résidentielle.

Je devais donc enter cardiologie, si un lit y est disponible ou dans tout autre service qui pourra m'accueillir. Je ne publierai pas de bulletin de santé!

Mais je revendrai volontiers  bavarder avec vous, si je retrouve la forme.

 J. Bisson

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 08:17

Juillet 1962! Après 132 ans de présence française, après une douloureuse guerre pour s'affranchir de la tutelle française, l'Algérie accédait à l'indépendance. Joie et espoirs étaient au diapason de cette souveraineté retrouvée.

Bien des "Pieds-Noirs" quittaient "leur" terre, abandonnaient leurs biens, dans une souffrance aussi cruelle qu'incompréhensible. Bref, une page d'histoire se tournait, dans l'exubérance pour les uns, dans la détresse pour les autres.

Il est temps, après un demi-siècle, de relire clairement ce que fut ce passé, avec ses facettes négatives et ses points positifs, de regarder en face la situation d'aujourd'hui, de renouer ou de renforcer des liens dans le respect de nos différences et pour toutes les complémentarités positives qui peuvent nous unir et nous servir.

L'avenir des relations franco-algériennes dépend certes des volontés politiques, mais n'est-il pas d'abord conditionné par les liens humains tissés entre nos populations si étroitement liées? Il appartient à tous d'œuvrer au maintien d'un climat fraternel et constructif entre nos deux pays, entre nos deux cultures, entre nos potentiels souvent complémentaires. Tout reste possible dans la paix et le respect mutuel.

 Jean Bisson - 05 07 2012

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 23:01

"En mai, fais ce qu'il te plait"... C'est le dicton bien connu qui nous y invite! (En Avril, ne te découvre pas d'un fil; en mai, fais ce qu'il te plait !)

Tradition oblige, c'est une fête sous l'égide du printanier muguet. Chacun se doit s'en posséder un brin ce jour-là, et les marchands d'un jour ne manquent jamais que de clients !

Dans la symbolique des fleurs, le muguet est lié au bonheur discret, bonheur éphémère, moment qui revient l'espace d'un matin.

Légalement "jour férié" (1), dans la tradition syndicale, c'est le jour des manifestations "prolétaires"... Les syndicats y montrent leur popularité et rappellent leurs revendications... Cette journée avait été consacrée à fêter la valeur du Travail, aux temps douloureux de l'Etat Français dirigés par le Maréchal Pétain durant l'occupation hitlérienne. Temps de ma prime enfance.

Religieusement, l'Eglise fait de cette journée une fête secondaire de Saint Joseph, patron des artisans, la tradition l'ayant dépeint lui-même artisan menuisier-charpentier. Et comment ne pas rappeler que tout le mois de mai est consacré à Marie : "... c'est le mois de Marie, c'est le mois le plus beau... à la Vierge Marie, chantons un chant nouveau !"

Politiquement, depuis un bon tiers de siècle, le Front National en a fait son jour de défilé, à Paris, sous l'égide de Jehanne d'Arc (2)! Cette année ce sera une manifestation qui célèbrera avec éclat la récente victoire électorale qui élève ce parti, pour la première fois à la troisième force politique française. Ce n'est pas rien. Ce ne sera pas sans lourdes conséquences.

Je conçois les craintes de l'UMP. Si Sarkozy n'est arrivé que second au premier tour de la présidentielle, c'est bien à cause du Front National qui lui a ravi une sensible fraction de son électorat. L'extrême droite à plus de 18%, c'est logiquement 8 à 9% "prélevés" à l'UMP. Et de ces voix protestataires, combien se reporteront au second tour sur le candidat de la droite, malgré les efforts de charme que ne manque pas de lancer le Président-candidat ?

Probablement  aux abois, à la demande de l'Elysée, l'UMP a prévu de manifester aussi le 1er mai. Clin d'œil aux électeurs de Madame Le Pen, pour les inciter à voter, sinon pour Sarkozy, du moins contre Hollande ! Ce sera donc un 1er mai mouvementé où l'éventail des propositions n'aura jamais été aussi ouvert et les taux de participation aussi auscultés.

Le 1er mai 2012 sera donc plus chaud que les précédents.

Jean Bisson - 01 05 2012  (demain : une lettre au regretté Jean Ferrat, signée par  Ph. Torreton...)

1- En France, sont légalement fériés et chômés les 11 jours suivants : 1er Janvier, lundi de Pâques, 1er Mai, 8 Mai, Jeudi de l'Ascension, Lundi de Pentecôte, 14 Juillet, 15 Août-Jour de l'Assomption; 1er Novembre-Jour de la Toussaint; 11 Novembre; 25 décembre-Jour de Noël.

2- Jehanne d'Arc, vue par le FN comme l'héroïne ayant défendu les frontières françaises contre l'envahisseurs anglais... Le symbole est très net !

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 23:01

Hier, 23 avril 2012, nous étions invités par l'UNESCO, avec le monde entier - et malgré les violences qui pèsent sur trop de gens - à célébrer la Journée mondiale du Livre. La finalité de cette action culturelle reste de promouvoir certes la lecture, l'écrit ayant tendance à être remplacé par les média audio-visuels, mais aussi à réfléchir sur la propriété intellectuelle à travers le principe des "droits d'auteurs".

Pourquoi avoir choisi cette date? C'est probablement le souvenir de la naissance et de la mort du grand auteur William Shakespeare, présumé né le 23 avril 1564 et décédé le 23 avril 1616, coïncidant avec la mort du génial Cervantès ce même 23 avril 1616. Ces éléments ont plaidé en faveur de cette date.

Cette année 2012 coïncidant avec le 80ème anniversaire de l’Index Translationum, il est normal d'avoir mis en exergue cet outil de suivi des flux mondiaux des traductions; un outil  qui véhicule des trèsors issus du toutes les langues, un véritable auxiliaire de culture qui, né en 1932, abolit les barrières du langage et annule la malédiction de la tour de Babel !

 

Jean Bisson - 24 04 2012

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 00:02

En mars 1962, il y a 50 ans, le Font de Libération Nationale, après 7 ans de guerre - une guerre qui, à l'époque, n'avait jamais voulu être reconnue comme telle par la France -, signait les accords d'Evian. La délégation du FLN résidait en Suisse. Les négociations se déroulaient sur la frontière, en terrain neutre. Ces accords d'armistice allaient mettre fin à la phase d'affrontement et préparaient le retrait des troupes françaises. L'indépendance serait officiellement proclamée en juillet.

Ce fut alors le terrible exode des "Pieds Noirs". Arrachement brutal, dépouillement total, abandon dramatique de leurs racines! L'Algérie accédait à l'indépendance, mais au prix d'une population amputée de presque un million de victimes, de campagnes désertifiées dans l'Est, d'un pays mutilé! Mais un pays heureux et fier d'avoir retrouvé sa dignité.

Tout ce passé d'un demi siècle, reste un présent concret pour ceux qui l'ont vécu et j'en suis (1). Durant le conflit, alors que l’État français couvrait l’usage de la torture, l'hebdomadaire Témoignage chrétien, fait rare dans la presse hexagonale d'alors, informait l'opinion publique de crimes, commis au nom de la France. C'était la publication, en 1958, des notes d’un appelé du contingent, Jean Muller, un ancien scout. En effet, certains membres de l’armée française employaient des pratiques illégales de tortures et procédaient à de déshonorantes exécutions sommaires (2). Ces courageuses  publications vaudront à Témoignage Chrétien - dont la devise a toujours été : "Vérité quoi qu'il en coûte" - d’être accusé de trahir la France. D'où une fréquente censure dans nombre de paroisses (3). T.C. subira logiquement des attentats fomentés par l’OAS (Organisation Armée Secrète)...

Que l'évolution politique, échappant alors à la Gauche au pouvoir, ait été récupérée par la Droite, via le Général de Gaulle, rappelé au pouvoir, est un fait historique. Que le Général ait donné ensuite à beaucoup de ceux qui avaient contribué à le remettre politiquement en selle, l'impression d'être trompés, cela est également évident. Mais, moralement, n'avait-il pas raison d'en vouloir finir avec la période coloniale? Même avec de bonnes intentions et de généreuses perspectives, la politique n'est jamais facile et, fatalement, elle blesse certains souvent plus qu'elle n'en réjouit d'autres !

Cinquante après, T.C. organise bientôt un voyage en Algérie. Des contacts seront réchauffés entre ceux qui, de part et d'autre des rivages méditerranéens, sont restés ouverts à nos différences, et aux valeurs humaines fondamentales qui, elles, ne connaissent pas de frontières. En compagnie de Paul Bouchet, ancien président d'ATD Quart Monde et de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), avocat de Ben Bella pendant la guerre d'Algérie, les participants  rencontreront acteurs et témoins de la décolonisation, de la société civile, politique, culturelle et religieuse algérienne.

Trop âgé, je ne me joindrai pas physiquement à ce voyage. J'en suivrai cependant avec grand intérêt les échos sur les compte-rendu de T.C., hebdo qui alimente depuis 55 ans ma réflexion !

Jean Bisson - 17 03 2012 

1- Appelé, au titre du "service militaire obligatoire", j'ai servi durant plus de deux ans - janvier 1956 à janvier 1958 - en Algérie, dans le cadre du 1er Régiment de Tirailleurs Algériens. Puis, enseignant en coopération volontaire dans l'Algérie indépendante de septembre 1964 à juillet 1969.

2- On ne peut ignorer l'argument d'efficacité qui, aux yeux de certains militaires, justifiaient de telles pratiques. Restent  la déontologie et la conscience individuelle...

3- A Besançon, les feuilles ronéotées de TC étaient diffusées clandestinement via le Séminaire diocésain de la rue Mégevand... J'étais arrivé à Besançon, à l'Ecole Normale d'Instituteurs de la rue de la Madeleine en 1949. Et les aumôniers universitaires étaient très proches de leurs collègues du "Gran Sem" !

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 00:01

Cette année 2012, l'Algérie célèbrera ses 50 ans d'indépendance. J'ai connu l’Algérie d'avant. Bien malgré moi. Dans les tristes années de la « pacification », en 1957 et 1958 (1). En pleine pâte humaine, au sein du 1er Régiment de Tirailleurs Algériens, dans un bataillon qualifié de «disciplinaire».

J'ai connu ensuite l'Algérie dans ses premières années d'indépendance, ayant demandé à servir dans ce pays en tant que professeur en coopération, dans les années 1964 à 1969. J'y suis retourné ensuite plusieurs fois, en touriste, travaillant alors au Maroc, au cours des années 72-78.

Des relations amicales ont lié ma vie à cette terre, relations nouées sous le ciel d'Oranie et qui restent aujourd'hui encore aussi vivantes que fraternelles !

Dans la situation où se trouvaient les Algériens au milieu du siècle dernier (2), l'indépendance, que De Gaulle avait accordé aux anciennes colonies d'Afrique noire, ne pouvait être évitée en Algérie.

A l'époque, ces quatre départements français ( Oran - Alger - Constantine – et Département des Oasis ) ne souhaitaient rien d'autre que de rester français. Une seule condition était requise : que tous les habitants soient traités sans discriminations raciales. Or cette attente durait depuis la fin de la seconde guerre mondiale, depuis 1945... (3)

Durant ces 50 années d'Indépendance, l'Algérie a beaucoup évolué. Sa population est passée de 11,8 millions d'habitants en 1960 à plus de 32 millions aujourd'hui. Les deux tiers de cette population a moins de 25 ans. Cette richesse humaine est une potentialité énorme pour le pays. Mais la grosse majorité de cette bouillonnante jeunesse est au chômage.

La richesse naturelle que sont les ressources du pétrole et du gaz naturel, ainsi que les bénéfices commerciaux sont-ils utilisés au mieux des intérêts sociaux ? L'armée reste d'une grande importance. Elle soutient le Président Boutéflica qui, pour empêcher l’extrémisme islamique de s'installer au pouvoir (4) a invalidé les élections qui leur avaient donné la majorité. L'illégalité constitutionnelle peut parfois sembler une solution nécessaire !

L'Algérie pose à ce jour une angoissante question : que feront demain tous ses jeunes ? Beaucoup ont fait des études secondaires et même supérieures ; l'ambition ne leur manque pas. C'est sur eux que repose l'avenir du pays. Les responsables et les élites du pays sauront-ils agréger cette richesse humaine et lui donner sa chance ?

C'est ce que je souhaite à ce peuple ami où demeure, malgré tant de déceptions, des liens linguistiques et des attaches historiques que le temps n'effacera qu'avec sa très lente obstination.

Jean Bisson – 23 01 2012=

1- Le terme de guerre était prohibé. Officiellement, il ne s'agissait que de pacifier des populations musulmanes en révolte. ¨Personne ne voulait reconnaître les motifs profonds de cette rébellion des autochtones !

2- Si l'égalité citoyenne et républicaine avait été assurée à tous, j'ai toujours pensé que les départements français d'Algérie auraient pu rester liés fraternellement à la métropole. De simples alignements des droits sur la métropole auraient pu assurer la pérennité des liens qui unissaient alors les deux rives méditerranéennes.

3- La sanglante répression de Sétif, qui fit plusieurs dizaines de milliers de morts, dans des conditions honteuses pour la France, marqua la coupure irréparable entre l'Algérie et la France.

4- On ne peut pas oublier que ces leaders extrémistes sont aujourd'hui les chefs l'Al-Qaïda Maghreb qui détiennent plusieurs otages, dont plusieurs Français, dans les zones sahariennes.

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 00:00

Jehanne d'Arc est certes une figure emblématique dans l'Hexagone. Née en Lorraine dans le petit village de Domrémy, le 6 janvier 1412, cette très jeune fille s'illustra en prenant la tête d'une troupe, en forçant la porte du jeune dauphin Charles, en obligeant les Anglais à lever le siège d'Orléans, puis en pressant le sacre du roi qu'elle escorta jusqu'à la cathédrale de Reims. Dans cette époque noire de la "guerre de cent ans", Jehanne redonnait à notre pays un évident panache.

Mais on connaît la suite tragique de son aventure, puisqu'elle fut capturée à Compiègne par le Comte Jean de Luxembourg qui la vendit aux Anglais, lesquels la firent juger pour hérésie. Condamnée à mort par l’Évêque Cauchon (1), elle mourut brûlée vive devant la cathédrale de Rouen en 1431 ; elle n'avait que 19 ans !

L’Église, dès 1456, dénoncera ce procès pour vicede forme et le Pape Calixte III  fera réhabiliter Jeahnne et la reconnaîtra « martyre de la foi ». Ce ne sera pourtant qu'en 1909 qu'elle sera béatifiée et sa canonisation sera prononcée en 1921, il n'y a que 90 ans !

Le Président de la République française célébrait donc hier ce six centième anniversaire de la naissance de Jehanne d'Arc à Domrémy, insistant sur le fait que Jehanne n'appartient à personne en propre (2), mais qu'elle demeure un symbole de notre pays en lutte...

Il n'a pas tord. Mais son propre empressement à assister, à parler, à se mettre en scène, n'est-il pas aussi une certaine forme de récupération ?! Sa présence à Domrémy, et la popularité de Jeahnne « la pucelle », ne peuvent que lui assurer la sympathie des traditionalistes ou de gens proches de la droite extrémiste...

Bien des polémiques ont été développées au sujet de cette sainte. S'il est possible que certains détails de sa vie aient été enjolivés, l'essentiel de ses faits d'armes sont authentiques, avérés par les historiens les plus sérieux. Quant à sa canonisation, le peu d'empressement que l’Église a montré pour l'inscrire dans le palmarès des Saints, prouve qu'elle n'a pas été particulièrement favorisée ! Mais on n'avait pas attendu dans les paroisses de France à réserver une place de choix à cette sainte bien de chez nous ! (3)

Jean Bisson – 07 01 2012

1- Les « minutes » du procès ont été conservées et publiées.

2- Allusion au Front National qui dépose chaque année une gerbe devant la statue de la Sainte et a toujours pris cette sainte comme emblème.

3- De très nombreuse églises possèdent une statue de Jehanne d'Arc, en plâtre, de l'époque St Sulpicienne. Et de nombreux ouvrages ont été consacrés à cette figure haute en couleur durant tout le 20° siècle.

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 10:00

Il y a 50 ans aujourd'hui, le 17 octobre 1961, Paris s'ensanglantait tragiquement. La répression d'une manifestation par les forces de l'ordre faisaient de très nombreux morts. Les manifestants alors officiellement français, mais originaires des départements algériens, de souche maghrébine et, en majorité de tradition musulmane, étaient ainsi victimes d'une peur politique et d'une "logique antiterroriste". La suite des événements a prouvé que de telles stratégies sont incapables de changer le cours des événements et n'ont aucune prise sur la véritable justice ni sur le droit imprescriptible des hommes à vivre libres et dignes.

Les cicatrices de la guerre d'Algérie, à laquelle j'ai, comme tant d'autres, bien malgré moi, participé (1), restent douloureuses. Un demi-siècle n'a pas suffi à tourner ces pages de souffrance. C'est que le pardon ne peut être plénier que s'il est réciproque et que si les deux partenaires acceptent de discuter et de reconnaître points forts et points d'ombre de cette guerre.

Je suis retourné librement travailler, dans le cadre de la coopération, dans l’Algérie indépendante, de 1963 à 1968. Je m'y suis fait des amis, liens renforcés durant un demi-siècle! J'aurais aimé, avant de quitter ce monde, voir entre nos deux pays se tisser des liens pacifiés, fraternels et fructueux. Car l'amitié est non seulement possible, mais elle est souhaitée, passionnément, par la grande majorité des Algériens. Et cette fraternité servirait l'intérêt de nos deux peuples que je crois complémentaires et dont je sais que les deux cultures sont héritières de l'unique matrice méditerranéenne. (2)

Jean Bisson – 17 10 2011

1- Appelé, après mes « classes » en Allemagne, puis muté en Algérie au 1er Régiment de Tirailleurs algériens, 5ième Bataillon, 3ième Compagnie. Mutation par mesure disciplinaire, pour refus de me couper la barbe !

2- C'est pour cela que je sais gré au Président Sarkozy d'avoir eu l'idée de créer une « structure méditerranéenne » ! Hélas, cette création n'a guère porté de fruits jusqu'à aujourd'hui...

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