25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 00:00

J'ai souri récemment de la pertinence suivante, mais je n'en ai fait ni mémoire de l'auteur, ni même du média que lequel j'ai lu cette réflexion !

" Dans le monde actuel, on investit cinq fois plus en médicaments pour la virilité masculine et en silicone pour les femmes, que pour la guérison de l'Alzheimer.

D'ici quelques années, nous aurons des vieilles aux gros seins et des vieux aux pénis bien raides, mais aucun d'entre eux ne se souviendra à quoi ça sert. " 

Bonne journée tout de même !

Jean Bisson - 24 01 2013

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 23:01

J'emprunte au journaliste Patrick Roger son article sur le coût des prochaines élections présidentielles.  A ce niveau de dépenses, aller voter devient un cadeau fait au citoyen et il n'a que davantage encore le devoir de ne pas manquer d'en profiter (1)! Ne vous abstenez donc pas...

 Jean Bisson - 14 04 2012

1- Le calcul de 3,5 euros a été fait par rapport au nombre d'habitants. Par rapport aux inscrits sur une liste électorale, ce serait déjà plus du double; et par rapport aux votants on peut gager que ce sera le triple, soit plus de 10 euros par votant... 

            Pour l'élection présidentielle de 2012, l'Etat prendra 228 millions d'euros à sa charge.

Dans un entretien au Journal du dimanche du 8 avril, Nicolas Sarkozy balaie la proposition formulée par François Bayrou d'un référendum sur la moralisation de la vie publique qui inclurait la question du financement des campagnes présidentielles.

"Je suis réservé sur le financement intégral des campagnes par le contribuable, répond M. Sarkozy. On va demander de l'argent pour que M. Besancenot puisse insulter la société, pour que M. Mélenchon puisse accabler nos institutions, pour que Mme Le Pen puisse défendre ses idées ? C'est cela la moralisation ?"

"Sa déclaration ne tient pas debout", a réagi M. Bayrou. "Prétendre qu'en démocratie il faudrait exclure du financement public les opinions avec lesquelles on est en désaccord, c'est tout de même fort de café, s'est élevé le candidat du MoDem. La démocratie, cela consiste à accepter que s'expriment des opinions, même quand on est en désaccord avec elles."

M. Bayrou propose un financement public intégral pour les seuls candidats ayant dépassé 5 % au premier tour de l'élection présidentielle, avec une interdiction des dons des particuliers et un plafonnement "sévère" des dépenses de campagne à 10 millions d'euros, alors qu'il est actuellement de 16,851 millions d'euros au premier tour et de 22,509 millions d'euros pour les candidats présents au second tour.

La question dérangeante posée par M. Bayrou porte en réalité sur l'interdiction des dons des particuliers, dont il considère qu'ils sont "souvent organisés pour détourner la loi". M. Sarkozy ne répond pas sur ce point, de même qu'il évite de se prononcer sur le plafonnement des dépenses de campagne.

FINANCEMENT PUBLIC

Par ailleurs, le financement public des campagnes électorales, qui bénéficie à tous les candidats ayant été autorisés à se présenter, est déjà une réalité. Combien coûte l'élection présidentielle ? René Dosière, député (app. PS) de l'Aisne, auteur de L'Argent de l'Etat (Seuil, 19,50 €) détaille le montant des opérations. Il estime que le coût global de l'élection présidentielle, en 2012, s'élèvera à 228 millions d'euros, avec 10 candidats en lice. Celui-ci avait été de 133 millions en 1995 (avec 9 candidats), 200,3 en 2002 (16 candidats), 210,7 millions en 2007 (16 candidats).  En 1995, il s'élevait à 28,9 millions d'euros, 53,4 millions en 2002, 44 millions en 2007. Le maximum prévu pour 2012, après le vote de la loi organique du 28 février 2012, est de 49 millions d'euros, sur la base de 2 candidats qualifiés pour le second tour, 3 candidats obtenant plus de 5 % au premier tour et 5 candidats à moins de 5 %.

Ces derniers, en effet, bénéficient d'un remboursement limité à 4,5 % du plafond de dépenses autorisées, soit un maximum de 800 423 euros. Les candidats ayant recueilli plus de 5 % au premier tour sont remboursés à hauteur de 47,5 % du plafond de dépenses autorisées, soit 8 millions d'euros. Enfin, les deux candidats qualifiés pour le second tour ont droit à un remboursement de 47,5 % du plafond majoré, soit 10,7 millions d'euros. Les dépenses financées par des dons ou par des aides des partis politiques ne sont pas remboursées.

En outre, tous les candidats, quels que soient leurs scores, se voient rembourser les frais de matériel officiel, c'est-à-dire les professions de foi, les bulletins de vote, les affiches officielles et les frais d'affichage. Est prévu, pour cela, un crédit de 47 millions d'euros. Le coût des dépenses engagées par les communes pour l'organisation du scrutin et prises en charge par l'Etat est de 16,2 millions d'euros. L'organisation du scrutin à l'étranger revient à 4 millions d'euros. Le coût de la campagne radiotélévisée officielle est estimé à 2,3 millions d'euros. Enfin, 9,4 millions d'euros sont provisionnés au titre des " frais divers ". Le coût moyen de l'élection présidentielle s'élèvera en 2012 à 3,5 euros par habitant

Comment se ventilent ces dépenses ? La dépense la plus importante est constituée par la mise sous pli du matériel électoral, qui nécessite le recrutement de personnels vacataires, la location de salles pour le stockage et la mise sous pli, etc. Ce poste devrait atteindre 51 millions d'euros ; il représentait 42 millions d'euros en 2007.

Ensuite viennent les frais d'acheminement de la propagande électorale. En 2012, il est prévu un budget de 49 millions d'euros. Cette somme, ajustée sur celle 2007 (47,8 millions d'euros), pourrait s'avérer insuffisante au vu du changement de statut de La Poste qui, pour se conformer à l'ouverture du marché postal européen, a mis un terme au traitement particulier dont bénéficiait l'Etat.

REMBOURSEMENT DES DÉPENSES

Les remboursements des dépenses de campagne engagées par les candidats ne constituent que le troisième poste.

Le maximum prévu pour 2012, après le vote de la loi organique du 28 février 2012, est de 49 millions d'euros, sur la base de 2 candidats qualifiés pour le second tour, 3 candidats obtenant plus de 5 % au premier tour et 5 candidats à moins de 5 %.

Ces derniers, en effet, bénéficient d'un remboursement limité à 4,5 % du plafond de dépenses autorisées, soit un maximum de 800 423 euros. Les candidats ayant recueilli plus de 5 % au premier tour sont remboursés à hauteur de 47,5 % du plafond de dépenses autorisées, soit 8 millions d'euros. Enfin, les deux candidats qualifiés pour le second tour ont droit à un remboursement de 47,5 % du plafond majoré, soit 10,7 millions d'euros. Les dépenses financées par des dons ou par des aides des partis politiques ne sont pas remboursées.

En outre, tous les candidats, quels que soient leurs scores, se voient rembourser les frais de matériel officiel, c'est-à-dire les professions de foi, les bulletins de vote, les affiches officielles et les frais d'affichage. Est prévu, pour cela, un crédit de 47 millions d'euros. Le coût des dépenses engagées par les communes pour l'organisation du scrutin et prises en charge par l'Etat est de 16,2 millions d'euros. L'organisation du scrutin à l'étranger revient à 4 millions d'euros. Le coût de la campagne radiotélévisée officielle est estimé à 2,3 millions d'euros. Enfin, 9,4 millions d'euros sont provisionnés au titre des " frais divers ". Le coût moyen de l'élection présidentielle s'élèvera en 2012 à 3,5 euros par habitant.

Patrick Roger

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 00:01

En Turquie, il y a une bonne dizaine d'années, au hasard d'une opération anti-contrebande un manuscrit araméen (1) a été saisi (1). Stupéfiante découverte: il s'agissait d'un exemplaire de la Bible (2). Aujourd'hui, le Ministre turc de la Culture et du Tourisme, M. Ertugrul Günay, a précisé que le manuscrit, actuellment en cours de restauration, avait été confié au Musée d'éthnographie d'Ankakara. Des études sont en cours, déjà quelques informations ont été fournies par la presse turque. Il s'agirait d'une version de l'Evangile apocryphe de Barnabé (3). Selon cette source, non vérifiée, ce manuscrit rédigé en araméen serait antérieur aux évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Rien sur la passion de Jésus, ni sur sa resurrection pascale. Pour certains érudits musulmans, ce document sera d'une extrême importance car, ignorant la divité de Jésus, il annoncerait par contre l'attente du dernier prophète : Mahommet.

Par ailleurs, on sait que le Vatican a sollicité l'autorisation d'envoyer des spécialistes romains pour étudier ce document. Pour  l'instant, aucune suite n'e encore été donnée à cette requête.

C'est donc un document de la plus haute importance, sans doute authentique, mais dont les interpétations doivent, pour l'instant , demeurer prudentes (4).

 

Jean Bisson - 11 03 2012

 

1- Au siècle dernier, flânant dans les souks d'Istanbul, j'étais tombé sur des pages d'un manuscrit persan, sans doute du XII° siècle. D'admirables miniatures issues de papyrus anciens étaient ainsi vendues en toute liberté. Depuis, un tel patrimoine historique et culturel est heureusement interdit d'exportation.

 

2- L'araméen était la langue utilisée dans la région de Nazareth au temps de Jésus.

 

3- Ce texte apocryphe de Barnabé était déjà connu par certaines copies incomplètes en italien et en espagnol, datant du XVIème siècle. Celle-là serait donc l'original de la fin du premier siècle !

 

4- Je poursuivrai, dimanche prochain, sur un autre manuscrit biblique récemment étudié par un spécialiste anglais. Il s'agit d'un fragment de la collection de papyrus provenant d’Oxirinque, l'antique Oxyrhynchos, en Moyenne Egypte.

 

 

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 00:01

Dans notre société, les Relations hommes/femmes, pères/mères connaissent de profondes transformations. La "théorie du genre" (1), mise récemment à la mode, peut-elle poser problème dans l'éducation des enfants ? C'est cette question qu'a étudié Jean Gabard (2), qui s'est spécialisé dans les problèmes de l’éducation et sur les relations hommes/femmes dans le monde contemporain.

Le texte est  long, mais pour ceux que le débat social et l'éducation intéressent, je le trouve pertinent.

Jean Bisson – 18 01 2012

 

1- Voici ce qu'en dit Wikipédia : « La théorie Queer (anglais : Queer Theory) est une théorie sociolo-gique. Elle critique principalement l'idée que le genre sexuel et l'orientation sexuelle seraient déterminée génétiquement en arguant que la sexualité mais aussi le genre social (masculin ou féminin) d'un individu n'est pas déterminé exclusivement par son sexe biologique (mâle ou femelle) mais également par tout un environnement socio-culturel et une histoire de vie. Ce faisant, la théorie Quetter se distingue aussi, parfois vigoureusement, des féminismesessentialiste ou différentialiste. Cette théorie différencie donc sexe (mâle/femelle) et genre (masculin/féminin), par rapport à une société qui tend à considérer comme 'anormaux' les individus qui ne se situent pas dans la 'normalité' d'une hétéro-sexualité perçue comme naturelle et innée, avec un genre découlant du seul sexe acquis à la naissance. Elle a ainsi pour conséquence (ou pour visée selon certains) de déculpabiliser les queers, en apportant des bases théoriques à leur personnalité au lieu de les poser en 'anomalies de la nature'. Ce courant des «études du genre sexuel » (Gender studies) apparait au début des années 1990 aux États-Unis, au travers de relectures déconstructivistes, dans le prolongement des idées de Foucault et Derrida

2- Jean Gabard est l'auteur d'un essai : «Le féminisme et ses dérives - Rendre un père à l’enfant-roi» (réédité en novembre 2011). Il anime sur ce même sujet de nombreuses conférences en France, en Belgique et en Suisse. http://www.jeangabard.com et http://blogdejeangabard.hautetfort.com


«Pendant des siècles, les rôles des hommes et des femmes ont été cadrés avec rigueur par la société patriarcale. Depuis le XVème siècle, cette idéologie mâle a été contestée par une vision du monde en totale réaction, que l’on peut appeler féminine ou féministe. Elle a permis à la démocratie de s’installer dans la société et dans la famille. Elle a entrainé, malgré les résistances de certains, une véritable révolution des mentalités. C’est ainsi que les hommes et les femmes modernes arrivent de plus en plus à abandonner les rôles sociaux traditionnels et à se débarrasser des stéréotypes liés à leur sexe. »

Si on ne peut que se féliciter de cette évolution, la nouvelle idéologie égalitariste n’a-t-elle pas cependant tendance à semer la confusion chez les parents et les éducateurs, particulièrement quand il s’agit de fixer des limites aux enfants ?

En effet si l’homme peut "être dans l’affectif" et même dans le ludique avec ses enfants, doit-il pour autant oublier la fonction d’autorité à laquelle les "pères" traditionnels avaient le tort de s’identifier ?

Faut-il pour ne plus verser dans l’autoritarisme, craindre l’autorité ?

Faut-il pour ne plus devenir un « père fouettard », ne plus jouer la fonction de père ?

Faut-il pour rejeter la domination masculine sexiste et aller vers plus d’égalité, ne plus distinguer dans l’autorité parentale la fonction de la mère et la fonction du père ?

La loi de 1970 donne l’autorité non pas aux parents mais « aux pères et aux mères ». Cette loi pointe nettement la différence des sexes et il n’est pas certain que l’humain ait intérêt à essayer de la contourner et de fusionner avec un autre « soi-même ». L’infériorisation de l’autre féminin par les hommes du passé en quête de certitudes ne peut non plus autoriser aujourd’hui l’humain, fasciné par la toute-puissance, à dénier la limite incontournable. De même la réaction légitime contre des siècles de construction sociale sexiste ne doit pas faire oublier la structuration différente du psychisme chez l’homme et chez la femme. En effet même si l’éducation s’est empressée de les amplifier par des discriminations aujourd’hui inacceptables, il est difficile d’ignorer les différences biologiques bien sûr mais aussi les différences qui apparaissent dès la genèse du psychisme et qui sont totalement indépendantes du lieu, de l’époque, de la culture.

La petite fille mise au monde par une personne du même sexe qu’elle et le petit garçon né d’une personne du sexe opposé n’ont pas le même rapport avec la maman qui leur a tout apporté et qui pour cela est perçue toute-puissante. Quand, en découvrant la différence des sexes, l’une se sent, comme sa référence, hors des limites, l’autre souffrira de ne plus pouvoir s’identifier à son modèle premier. Pour supporter cette castration psychique primaire, il a besoin de la refouler en se prouvant qu’il n’a jamais voulu devenir comme sa maman et qu’il n’a donc aucune raison de souffrir. Pour cela, il lui faut dénier sa fascination pour le féminin et se persuader qu’il est préférable d’être un garçon.

Ceci l’amène à exhiber ses attributs masculins et à dénigrer ce qui appartient à la féminité. Ce machisme grotesque est indispensable pour qu’il oublie celle qui le fascine et pour qu’il se construise différemment Cette structuration différente du psychisme conditionne le rapport à la loi. La maman n’est perçue ni comme le papa et ni pareillement par les petits garçons et par les petites filles. Fantasmée toute-puissante, elle ne pourra jouer les mêmes fonctions symboliques que le père. Ce qu’elle fera et dira sera toujours interprété différemment par le petit enfant qui, s’il peut emmagasiner énormément de sensations n’a pas encore les moyens de tout comprendre. Cette maman peut tout à fait faire preuve de sévérité mais si elle fixe seule des limites sans faire intervenir un tiers, l’enfant lui obéira, peut-être, mais cherchera surtout à lui faire plaisir pour ne pas la perdre. Il aura même envie de l’imiter, c'est-à-dire de rester dans la toute-puissance qu’il voudrait continuer à partager avec elle. Quand la maman cherche à le limiter, l’enfant lui n’a en fait qu’une idée : l’imiter. Et même s’il ne ressent pas un chantage affectif, il n’est jamais question pour lui de loi à respecter. Il reste hors la loi (Il ne la connaît pas alors que l’enfant victime de l’autoritarisme peut la rejeter)!

Le compagnon (qui n’est pas forcément le géniteur ou le papa) n’a pas mis au monde l’enfant et a « neuf mois de retard ». Il n’est pas perçu tout-puissant. Il peut faire intégrer les limites à l’enfant s’il les respecte lui-même. Pour cela il doit non seulement jouer la fonction symbolique de père en disant la loi mais aussi être écouté. Et il ne le sera que s’il est nommé père par la mère et donc valorisé.

En acceptant de se présenter comme quelqu’un qui écoute le père, la maman entre dans la fonction de mère. En donnant l’autorité, elle signifie à l’enfant qu’elle n’est pas toute-puissante puisqu’elle manque et qu’elle a besoin de lui. Cet homme mérite alors d’être écouté et la loi à laquelle il se plie et qu’il se contente de dire (il ne s’agit pas de faire sa loi), sera plus facile à intégrer. Le spectacle de ses parents acceptant leur non toute-puissance (L’homme au pouvoir absolu ne peut être dans la fonction de père) donnera aussi à l’enfant plus de facilité pour assumer sa propre castration et devenir adulte.

Comme toute différence, la différence des sexes est gênante parce qu’elle renvoie au manque insupportable. Cette castration est terrible mais il convient de l’assumer pour s’élever et élever ses enfants !

Il apparaît ainsi que si le papa peut être un bon papa câlin, il a aussi à jouer, en accord avec la maman, sérieusement et sans se prendre au sérieux, la fonction d’autorité. Apparemment ingrate pour celui qui l’exerce, elle est cependant indispensable pour que l’enfant apprenne les limites et sorte de son sentiment de toute-puissance mortifère.

« Élever » des enfants est une aventure passionnante. Difficile à mener, le projet peut donner du sens à la vie et s’avérer source de joie si l’on sait, sans attendre le résultat, profiter du plaisir d’avancer. » Jean Gabard

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 00:01

Une blague m'a été envoyée par un ami. Me permettrez-vous de vous la faire partager !

Jean Bisson – 27 11 2011

 

Des dirigeants de Coca-Cola se rendent au Vatican pour faire une offre publicitaire au pape : « Votre Sainteté, nous vous proposons 5 millions de dollars par mois pour que vous changiez dans le Notre Père la phrase "donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien" par "donne-nous aujourd'hui notre Coca-Cola quotidien". Après un moment d'hésitation, le Saint Père répond : "Mes fils, Nous ne pouvons pas faire cela... "

Quelques mois plus tard, ils reviennent avec une nouvelle proposition revue à la hausse : "... Notre firme vous offre 300 millions de dollars par an si vous changez "donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien" par "donne-nous aujourd'hui notre Coca-Cola quotidien". Nouveau refus du Pape.

Les dirigeants de Coca-Cola insistent, obtiennent une troisième fois d'être reçus et lui présentent une nouvelle offre : "Votre Sainteté, notre firme a décidé d'offrir un milliard et demi de dollars par an à la Sainte Eglise si vous acceptez de changer dans le Notre Père la phrase "donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien" par "donne-nous aujourd'hui notre Coca-Cola quotidien".

 Après un temps d'intense cogitation, le Saint père se retourne vers son secrétaire et lui demande : "Il se termine quand, notre contrat avec Boulanger ?"

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 23:01

A cette saine curiosité, l'article suivant de Damien Leloup répond clairement.

Jean Bisson – 14 09 2011

 

Après la publication de notre article consacré au projet Commotion, qui permet de créer des réseaux informatiques non censurés et faciles à déployer dans des pays dictatoriaux, de nombreux lecteurs nous ont interpellés pour savoir qui contrôle aujourd'hui Internet. En raison de  sa nature décentralisée, Internet n'est pas "contrôlé" par un unique organisme, État, ou entreprise. Contrairement à une idée répandue, le réseau n'est pas non plus une "jungle" totalement libre : à tous les échelons, de nombreux organismes exercent ou peuvent exercer un contrôle ou une censure sur les informations qui y circulent.

 

AU NIVEAU MONDIAL : Les structures les plus fondamentales d'Internet sont sous le contrôle de l'Icann (Internet corporation for assigned names and numbers). Cet organisme a un statut particulier, puisqu'il s'agit d'une société à but non lucratif, soumise au droit californien. Composé de nombreuses commissions, qui gèrent des problématiques structurelles, l'Icann encadre notamment les noms de domaine ou le fonctionnement des adresses IP (Internet Protocol, les "adresses" de machines et de sites sur le réseau).

La gouvernance de cet organisme stratégique fait l'objet de nombreux débats : plusieurs pays lui reprochent notamment la sur-représentation des Américains dans les différentes commissions. L'Europe et la Chine, notamment, demandent depuis plusieurs années une plus grande ouverture dans la gestion de la fonction Iana, la "racine" d'Internet, qui gère par exemple les noms de domaine en .com. Le pouvoir de l'Icann est fondamental, puisque l'organisation peut suspendre des noms de domaines entiers, comme elle l'avait fait pour le .iq irakien ou pour le domaine afghan.

Pour le bon fonctionnement du réseau, un organisme distinct de l'Icann est également chargé de fixer les normes techniques des technologies les plus courantes sur Internet, comme le langage HTML : le World Wide Web Consortium(W3C). Sa gestion est assurée conjointement par des experts américains, européens et japonais.


AU NIVEAU NATIONAL :S'il est décentralisé, le réseau reste cependant tributaire de la présence de câbles pour son bon fonctionnement : en l'absence de "tuyaux" suffisamment grands, le trafic peut être très fortement ralenti. Or, de nombreux pays sont dépendants, pour leur accès au réseau, d'un ou deux câbles sous-marins ou souterrains. En Afrique, des pays entiers voient leur accès tributaire des décisions des pays voisins ou des choix des entreprises privées.

Surtout, les pays disposent techniquement de la capacité de bloquer ou decensurer tout ou partie d'Internet. Durant les manifestations qui ont précédé la chute de Hosni Moubarak, l’Égypte a pu couper quasi-instantanément l'accès au réseau en faisant pression sur les fournisseurs d'accès à Internet (FAI). En bloquant deux protocoles d'échange d'information vitaux, le pays a été coupé du reste de la Toile en quelques heures.

Sans aller jusqu'à ces extrémités, de nombreux pays exercent aussi un contrôle très fort sur le réseau. Des contenus contraires aux lois nationales sont ainsi bloqués dans la plupart des pays autoritaires, mais aussi dans des démocraties : en France, la loi sur les jeux d'argent en ligne permet d'ordonner le filtrage des sitesqui n'ont pas reçu un agrément. En Australie, un vaste projet de filtre a été repoussé à plusieurs reprises devant les difficultés techniques et politiques. Ces systèmes de filtrage ne sont en effet pas infaillibles, mais les solutions de contournement peuvent être relativement complexes à utiliser.

L'organisation de défense de la liberté d'expression Reporters sans frontières publie chaque année un classement des pays qui censurent Internet. Dix pays sont classés par RSF comme "ennemis d'Internet" en raison de la censure draconienne qu'ils exercent sur le réseau. Parmi eux, la Chine, la Birmanie et l'Iran, où les activités des internautes sont également espionnées. La Russie, le Venezuela ou la France sont, eux, classés comme "pays sous surveillance" en raison de lois en vigueur qui permettent de filtrer des sites Web.


POUR CHAQUE ORDINATEUR Au sein d'un même pays, plusieurs acteurs peuvent exercer un contrôle sur la manière dont les utilisateurs accèdent à Internet. Les fournisseurs d'accès disposent théoriquement d'importants pouvoirs : ils peuvent par exemple bloquer ou ralentir certains types de trafic, par exemple le téléchargement en P2P. Depuis la création du Web, une règle non-écrite, dite de "neutralité du Net", prévoit que les opérateurs ne font pas de discrimination des contenus circulant sur le réseau : quel que soit l'utilisateur ou le type de données, toutes les informations doivent théoriquement circuler à la même vitesse.

Mais les FAI, qui se plaignent d'engorgements suite au développement exponentiel du Web, souhaitent pouvoir, dans certains cas, s'affranchir de cette règle. Pour des raisons de gestion du réseau, estiment-ils, il serait par exemple souhaitable de pouvoir donner la priorité à certains "paquets" d'informations au détriment d'autres, comme les vidéos en ligne par exemple. Dans certains pays, et notamment aux États-Unis et au Canada, les FAI brident également la vitesse de connexion et la quantité de données téléchargeables par les internautes. En bout de chaîne, l'internaute est également soumis au contrôle de son réseau local, s'il n'est pas directement connecté à Internet. En pratique, ce sont souvent les entreprises qui détiennent le plus de pouvoir sur la connexion d'un internaute. Il est en effet plus simple de filtrer un réseau de petite taille que de le faire à l'échelle d'un pays.

Damien Leloup

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 23:00

Je passe avec plaisir une information culturelle qui me réjouit, communiquée par le Professeur M. Cherif, ancien Ministre de l'Enseigement Supérieur à Alger. C'est la création d'un Master en Civilisation Musulmane, par internet, créé par l’Université Ouverte de Catalogne. Voilà un intéressant

outil de rapprochement inter-culturel. Je regrette beaucoup d'être presque octogénère car, il y a quelque dizaine d'années plutôt, j'aurais aimé suivre ce cursus universitaire !

Si vous connaissez des personnes susceptibles d'être intéréssées, commniquez leur cette information.

Jean Bisson – 01 07 2011

Communiqué culturel

L’Université Ouverte de Catalogne, UOC, est un établissement public, la  première  en Europe à proposer en E-Learning un Master en Civilisation musulmane. Elle forme à plus de 60 Master, depuis plus de quinze ans au profit aujourd’hui de plus de cinquante mille étudiants du monde entier sont inscrits. Depuis 2009 un Master en civilisation musulmane, s’enseigne en e-learning, à distance. Cette Université forme au propre rythme, adapté à chaque étudiant. C’est L’Université à domicile ! Formation disponible à toutes heures et en tous lieux. Toute personne niveau Bac + 3 peut suivre les enseignements du Master à son rythme et en s’affranchissant des contraintes d’horaires et d’éloignement.

C’est comme une formation en alternance, sans les inconvénients de l'alternance. Le suivi est assuré par les meilleurs professeurs spécialisés dans le monde, avec des espaces de discussion électroniques, forums et un espace personnel. C’est la possibilité de  recevoir un enseignement vivant et de l'aide continue des enseignants qui interviennent en permanence comme « ressource » et comme « évaluateur »  réponses, questions, travaux, débats….

La possibilité d’échanger à distance avec tous les enseignants et étudiants est permanente, grâce aux espaces de discussion et de publication électroniques dans le campus et la classe virtuelle. La renommé et la qualité du personnel enseignant, les meilleurs au monde, est le gage principal. C’est un Master payant, mais beaucoup moins coûteux que d'autres formations, 1500epar an  seulement !

Dans le monde musulman, l'enseignement de la civilisation musulmane est souvent soumis à des considérations traditionnelles ou idéologiques. En Occident, le recul en matière d'islamologie est dramatique. L'ignorance est la cause principale de nombre de problèmes, comme l'islamophobie. Pourtant, seules la connaissance et la recherche scientifique objective peuvent bâtir des ponts entre les deux rives de la Méditerranée. La création de ce Master en Civilisation musulmane en ligne est un événement scientifique et culturel majeur qui change le paysage de l'enseignement universitaire de l'Islam en Europe et dans le monde.

Attentive aux questions de notre temps, aux préoccupations des citoyens et des institutions, l'Université ouverte de Catalogne à Barcelone, la seule au monde qui propose tous ses enseignements à distance par Internet, a mis en place depuis deux ans ce Master international de haute qualité. Des enseignants et chercheurs, parmi les meilleurs spécialistes du monde répondent à ce besoin du savoir. Les nouvelles inscriptions sont ouvertes depuis le 30 Juin 2011, sur le site www.uoc.edu. 

A l’heure de l’ignorance et de nouveaux défis, ceux du vivre ensemble et des mutations, ce Master complet, est vital, pour comprendre le monde musulman, se former en islamologie, s’armer de connaissance approfondie et s’inscrire dans une logique de la recherche scientifique. D’autant que le e-learning est la voie de formation de l’avenir, qui permet de suivre des cours du bout du monde, avec les meilleurs professeurs, sans contraintes de temps et d’espaces. Ce Master, prodigué en langue française, répond aux besoins immenses en la matière sous la forme la plus moderne qui soit. 

M. CHERIF

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 23:00
Les responsables suivants de culte en France ont signé cette déclaration publique commune sur le débat acutellement engagé sur la laïcité :

Cardinal André VINGT-TROIS, président de la Conférence des Évêques de France

Avec Mgr Laurent ULRICH, vice-président de la Conférence des Évêques de France

Pasteur Claude BATY, président de la Fédération protestante de France

Avec le pasteur Laurent SCHLUMBERGER, membre du Conseil de la Fédération protestante de France, président du Conseil national de l'Église réformée de France

Métropolite EMMANUEL, président de l'Assemblée des Évêques orthodoxes de France

Avec le Métropolite Joseph, secrétaire de l'Assemblée des Evêques orthodoxes de France

Et Mr. Carol SABA, porte-parole de l'Assemblée des Évêques orthodoxes de France

Grand Rabbin Gilles BERNHEIM, Grand Rabbin de France

Avec le rabbin Moshé LEWIN, porte-parole du Grand Rabbin de France

M. Mohammed MOUSSAOUI, président du Conseil français du culte musulman

Avec M. Anouar KBIBECH, secrétaire général du Conseil français du culte musulman.

et le Révérend Olivier WANG-GENH, président de l’Union bouddhiste de France. (1)

-1- J'avais omis par erreur le nom de ce signataire. Un lecteur m'a signalé l'erreur. Elle est réparée à 16 h.

* * *

« La Conférence des Responsables de Culte en France a été créée le 23 novembre dernier et elle regroupe six instances responsables du Bouddhisme, des Églises chrétiennes (Catholique, Orthodoxe, Protestante), de l'Islam et du Judaïsme. Cette initiative est justifiée par la volonté d'approfondir notre connaissance mutuelle, par le sentiment de contribuer ensemble à la cohésion de notre société dans le respect des autres courants de pensée, et par la reconnaissance de la laïcité comme faisant partie du bien commun de notre société.

La laïcité est un des piliers de notre pacte républicain, un des supports de notre démocratie, un des fondements de notre vouloir vivre ensemble. Veillons à ne pas dilapider ce précieux acquis. Il nous paraît capital, pendant cette période pré-électorale, de bien garder sereinement le cap en évitant amalgames et risques de stigmatisation.

Nous signons ensemble cette tribune sans aucun esprit polémique ou partisan. Une parole commune nous semble néanmoins nécessaire. Notre cohésion au sein de la Conférence que nous avons fondée, est significative dans notre société française. Elle a été rendue possible grâce notamment au climat de coopération instauré entre les religions, que la "laïcité à la française" et ses évolutions depuis plus d'un siècle ont permis.

Mais cette cohésion ne signifie pas pour autant uniformité ! Elle ne nous engage nullement en faveur d'un quelconque amalgame syncrétiste ou d'un nivellement de nos positions individuelles et celles des cultes que nous représentons. Nous travaillons ensemble dans la confiance, en intégrant nos histoires et identités respectives. Nous continuons à avoir des approches différenciées sur telle ou telle question, sans pour autant faire de nos différences des facteurs d'opposition. Nous sommes déterminés à réfléchir et à œuvrer ensemble sur la durée, en relation avec les autorités et les forces vives de notre pays, afin que le facteur religieux y soit un élément de paix et de progrès.

L'accélération des agendas politiques risque, à la veille de rendez-vous électoraux importants pour l'avenir de notre pays, de brouiller cette perspective et de susciter des confusions qui ne peuvent qu'être préjudiciables. Nous en sommes conscients. Cela ne doit pas nous dissuader pour autant de rappeler l'essentiel quand il le faut. Nous restons très attentifs aux évolutions profondes de notre société, notamment celles qui concernent les religions, dans le respect du cadre de la République. Ces évolutions appellent parfois des adaptations voire des améliorations du cadre juridique et règlementaire de l'expression et de la vie des cultes en France. Nous ne manquerons pas d'être une force positive de propositions dans ce sens.

Faut-il dans le contexte actuel un débat sur la laïcité ? Le débat est toujours signe de santé et de vitalité. Le dialogue est toujours une nécessité. Il a un rôle majeur dans une société libre, démocratique et respectueuse de la personne humaine. Mais un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pour le conduire seul ? Ce ne sont ni les débats, ni les travaux qui manquent dans ce domaine ! La Loi 1905 est déjà plus que centenaire. Elle a permis d'apporter depuis lors des solutions à des questions nées de nouvelles situations et des évolutions de notre société dans un monde de plus en plus rapide. Tous les cultes adhèrent sans réserve à ses principes fondamentaux tels qu'ils s'expriment en particulier dans ses deux premiers articles. Mais les modalités d'application de ces principes restent toujours perfectibles. Faut-il recenser tous les colloques et autres séminaires qui ont abordé en long et en large la question de la laïcité et de ses applications dans notre pays depuis des années? Faut-il rappeler, dans la période récente, les travaux étendus et exhaustifs de la Commission présidée par le Professeur Jean Pierre MACHELON qui ont donné lieu à un rapport sur les « relations des cultes avec les pouvoirs publics » remis au ministre de l'intérieur le 20 septembre 2006 ? Ce rapport avait abordé d'une manière approfondie les différents aspects liés à l'exercice du culte en France dont celui du « support institutionnel » de son exercice dans notre pays. Faut-il rappeler de même les travaux du « Groupe juridique inter-cultes » qui travaille depuis 2007, dans le prolongement des recommandations du Groupe MACHELON, au sein du Ministère de l'intérieur, et où siègent des représentants des principaux cultes ? Ce groupe a bien fonctionné et a permis la publication de plusieurs circulaires dont la dernière, du 23 juin 2010, conjointe aux Ministères de l'intérieur et des finances, aborde d'une manière détaillée à l'attention des préfets, des directeurs départementaux des finances publiques et des trésoriers payeurs généraux, les différents aspects liés au « support institutionnel de l'exercice du culte en France » ? Faut-il rappeler aussi la production intellectuelle abondante d'articles et d'écrits divers, ainsi que les nombreux ouvrages qui paraissent sur l'histoire, les fondements, la pratique et les perspectives de la laïcité en France ? La liste en sera longue. Elle illustre parfaitement toute la richesse et la profondeur de notre expérience française de la laïcité. Nous y reviendrons lors de la rencontre publique que nous comptons organiser en octobre prochain.

Secouée par des crises à répétition, politique, économique, financière et morale, la période actuelle manque de lisibilité mais sans doute pas d'espérance ! Le devoir de ceux qui sont « en responsabilité » consiste à éclairer le chemin et à élaborer des solutions conformes au bien de tous. N'ajoutons pas de la confusion dans la période trouble que nous traversons. Nous militons ensemble pour une laïcité de bonne intelligence.

La laïcité n'est pas séparable des valeurs fondamentales que nous partageons, en particulier de la dignité et du respect de la personne humaine et de sa liberté inaliénable. Ces valeurs qui ne peuvent s'épanouir que dans la confiance mutuelle source de paix pour notre société. »

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 00:01

Je reçois d’un groupe juif de "Chrétiens messianiques" des réflexions régulières; je réagis à la dernière qui concerne "les Fêtes de L'Eternel", fêtes traditionnelles dans la ritualité juive. Des fêtes que Jésus, de son vivant, a évidemment célébrées. Voici un résumé de cette pensée.

 «… Il y a 2 points de vue, celui qui consiste à dire que les fêtes sont maintenant en Yéshoua (Jésus) et c'est vrai et donc que nous pouvons les célébrer en ne suivant pas exactement tout ce qui est dit dans la Torah car cela est impossible sans le Temple, puis il y a l'autre point de vue qui consiste à dire que les Fêtes bien qu'elles soient en Yéshoua (Jésus) ne peuvent être suivis entièrement qu'en suivant scrupuleusement La Torah et donc qu'elles ne seront parfaitement célébrées à nouveau qu'avec le Troisième Temple à venir en La Présence du Seigneur Yéshoua (Jésus) et donc ces personnes là préfèrent bien les observer en tous points plutôt que de les observer à moitié car en les observant à moitié, ils leur semblent de ne pas bien obéir à la Torah mais ces mêmes personnes n'excluent pas du tout le fait de s'en rappeler et d'en parler à chaque fois qu'ont lieu ces fêtes pour ne pas oublier les fêtes de L'Eternel. Je dois dire que me concernant je partage le second point de vue car beaucoup de points dans La Torah nous montre que les Fêtes de L'Eternel ne pouvaient être célébrées qu'en Présence du Temple (le seul lieu du sacrifice), c'est à dire à Jérusalem.

Ensuite, il faut aussi dire que toutes les fêtes de L'Eternel sont liées spécifiquement à l'histoire d'Israel et du peuple Hébreu, la Pâque qui marque la sortie d'Egypte de ce peuple, la fête des Tabernacles qui rappelle au peuple Hébreu qu'il vivait sous des tentes avant d'entrer en Israel, ect... Tandis que le Shabbat concerne l'humanité toute entière, tous les peuples sont concernés par le Shabbat car l'humanité entière dépend de l'Oeuvre Créatrice de YHWH.

Attention, je ne dis pas du tout que le peuple Juif ne doit plus célébrer la Pâque, la fête des tabernacles et les autres fêtes de La Torah, au contraire, car cela leur a été prescrit à perpétuité mais ce que j'explique, c'est que ces Fêtes ne peuvent être pleinement suivis sans La Présence du Temple et la pleine conscience du sacrifice de Yéshoua (Jésus), nous pouvons dire que ces fêtes sont devenues des fêtes commémoratives de ce qu'elles étaient avant en intégralité par la force des choses étant donné l'exil du peuple Juif et l'absence du Temple toujours d'actualité bien que le peuple Juif soit revenu en Israel. »

Je n’ai fait aucune correction au texte reçu.

Pour moi, ces "chrétiens messianiques", se mettent en position ambigüe. Certes Jésus n’est pas venu, il l’a déclaré lui-même, «abolir la loi (de Moïse) mais l’accomplir. » Là où je diverge, c’est dans leur attente de la reconstruction d’un troisième Temple de Jérusalem, construction de pierre et d’or, œuvre humaine dans laquelle reviendrait trôner Jésus. Pourquoi ne peuvent-ils comprendre que le "troisième Temple" (et le chiffre 3 est ici très symbolique), c’est "Jésus Lui-même" en son propre corps ressuscité ! 

Que la lumière divine ouvre leur cœur, leurs yeux, leur foi ! 

Jean Bisson – 06 03 2011

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 18:39

Suite et fin de la lettre reçue d'Egypte, dont, par précaution, je ne cite pas les auteurs, l'un étant Égyptien, l'autre ne l'étant pas mais vivant dans ce pays.

Jean Bisson 10 02 2011

( Egypte : suite de la brève d'hier)

Et l'Église dans tout ça ? Les Catholiques - hiérarchie, clergé, religieux et religieuses, fidèles – gardent un silence prudent et se réfugient dans leurs églises autour de messes ou de réunions de prière. Le Patriarche copte-catholique vient cependant de briser ce silence par une déclaration assurant Moubarak de notre soutien et de nos prières.

Quant aux Coptes-Orthodoxes – qui représentent l'écrasante majorité des Chrétiens d'Égypte – ils sont plus divisés que jamais. Au niveau de la hiérarchie, c'est la course à la succession dans une atmosphère de fin de règne. Quant à Chénouda, il a, lui aussi, fait l'éloge du Président en l'assurant de ses prières, au grand dam de tout un courant laïc qui le désavoue et trouve qu'il se compromet gravement en prenant position; ils pensent qu'il devrait adopter une attitude beaucoup plus neutre pour ne pas se voir taxer plus tard de collaborateur avec l'«ancien régime».

La majorité des Chrétiens – à part certains activistes ou intellectuels engagés – se tiennent plutôt à l'écart de ces bouleversements politiques et auraient, paraît-il, reçu des consignes en ce sens de leur hiérarchie. En fait, ils vivent dans la peur et envisagent le pire au cas où les Frères Musulmans prendraient le pouvoir. Pour l'instant, Dieu merci, aucun incident confessionnel ne s'est produit, bien que les églises et couvents ne soient plus protégés par la police.

Venons-en au dernier – et premier – protagoniste de ces événements : le peuple lui-même.

Celui-ci, pris de court par la soudaine disparition des forces de sécurité et la surprenante libération des prisonniers, a tout d'abord paniqué face aux hordes de bandits qui ont déferlé sur la ville. Mais les gens se sont vite repris et organisés pour résister et faire face. Des comités de défense civile sont nés spontanément un peu partout, prenant position au pied des immeubles, au coin des rues, pour se défendre, protéger leurs familles et leurs biens, organiser la circulation et le ramassage des ordures.

Cette prise en main du peuple par lui-même a été vraiment remarquable et tout se passe en ce moment dans une sérénité, une courtoisie et une efficacité surprenantes. En signe de gratitude et de reconnaissance, les femmes du quartier distribuent à tous ces bénévoles des repas qu'elles préparent elles-mêmes avec amour. L'une d'entre elles, voulant régler au boucher la viande qu'elle lui achetait à cet effet, s'est vu répondre par ce dernier «Madame, comment voulez-vous que j'accepte de l'argent pour ce service que vous rendez gratuitement à tous ces jeunes volontaires ?» J'avais les larmes aux yeux en écoutant cette dame me raconter cela.

Ce raz-de-marée de solidarité au niveau de la base a engendré  dans toutes les couches de la société une fraternisation extraordinaire qui a révélé la bonté foncière du peuple égyptien. La dame dont je viens de parler me disait à ce propos: «C'est ça l'Égypte, c'est ça les Égyptiens ! Ce ne sont pas ceux qui volent, qui pillent, qui dévalisent, mais toutes ces petites gens au cœur d'or qui n'aspirent qu'à la paix et à la fraternité.»

Souhaitons que le nouveau régime nous aide à construire, loin de toute lutte partisane et confessionnelle, cette «union nationale» qui, pour beaucoup, semble pure utopie. Je crois pourtant que l'utopie d'aujourd'hui peut devenir la réalité de demain si nous y croyons vraiment et si, pour la construire, nous nous investissons de tout notre cœur, de toute notre intelligence et de toute notre énergie. Un signe prophétique de cette harmonie a venir nous a été donné ce matin sur cette grande place Tahir du Caire par une multitude de gens rassemblés et se donnant la main en scandant d'une seule voix «Nous sommes tous un ! ... »

X et Y, d'Egypte, le 04 02 2011.

 

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