22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 23:01

Le président Barack Obama,  concernant la situation en Syrie, a déclaré, que le déplacement et à fortiori l'utilisation d'armes chimiques par l'armée syrienne déclencherait des "conséquences énormes". Il semble qu'Israël dispose aussi, outre ses bombes nucléaires, d'armes chimiques voire biologiques...

On comprend que si de telles armes étaient utilisées, les conséquences humaines de cette folie pourraient être catastrophiques. Mais n'est-il pas déjà très préoccupant que de telles armes soient fabriquées et commercialisées dans le monde?

Les armes libyennes dont l'armée du Colonel Kadhafi étaient dotée sont aujourd'hui, en partie, ente les mains des commandos islamistes qui sévissent au Sahara et empoisonnent le Mali et tous autres riverains sahariens, en commençant par l'Algérie.

Comment réduire ces poches de fanatiques qui ne respectent pas davantage les droits de l'homme, que la diversité culturelle, les libertés individuelles, le droit des femmes à la dignité, et liste est loin d'être close! Que des mines anti-personnelles soient encore quotidiennement utilisées n'est-il pas révoltant? Ces engins de mutilation et de mort sont fabriqués et commercialisés librement. N'est-ce pas là un trafic odieux et qui devrait être condamné?

Jean Bisson - 23 08 2012

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 23:01

La Russie me donne l'occasion d'évoquer cet événement douloureux. Les accusées, trois très jeunes artistes (1), ont eu l'audace de chanter, dans l'une des cathédrales de la capitale, un chant à la Vierge l'implorant de débarrasser le pays de son actuel Président! Diverses questions se posent. Ce concert était-il improvisé? Certainement pas!

Dans une église, en France, un concert n'a lieu qu'avec l'autorisation du responsable ecclésial et après que le programme prévu ait été soumis et approuvé. La demande peut évidemment être refusée. Ce simple préambule fait qu'en France, ceux qui autorisent un tel spectacle deviennent co-responsables de son contenu. A charge pour eux de prouver dans le cas contraire qu'ils ont été effectivement non-informés ou abusés.

Je pense que la sensibilité politique du clergé orthodoxe russe est actuellement favorable au Président réélu qui ne ménage pas ses signes d'amitié à l'Eglise. N'était-ce donc pas prendre des risques que d'aller provoquer le chef d'état dans un fief qui lui est très majoritairement acquis?

Courageuses mais téméraires, les chanteuses ont joué. Elles avaient pour elles le coup d'éclat, leur notoriété naissante, la montée d'une opposition populaire, le climat mondial des contestations antidictatoriales... Mais n'ont-elle pas oublié trop vite qu'elles habitaient dans un pays qui soutient le Dictateur syrien El Hassad contre une grande partie de son peuple ?

Le jugement est tombé les condamnant au goulag, pour deux ans. Pour trois minutes de chant, trois minutes de contestation politique. N'est-ce pas disproportionné? L'Eglise orthodoxe n'aurait-elle pas à montrer le chemin du pardon? Le droit d'expression artistique ne fait-il par partie de la liberté d'expression?

Tous ceux qui se posent ces questions se mobiliseront sans doute: pétitions, articles de presse, manifestations de soutien aux jeunes artistes... La suite nous montrera si le crime de lèse-majesté reste, au 21° siècle, plus fort que la liberté d'expression et le droit d'exprimer son opinion politique. Il semble d'ailleurs que les Chrétiens orthodoxes russes ne soient pas unanimement derrière Poutine (2).

Ces "prophétesses d'aujourd'hui" dénoncent dans leurs spectacles les violations aux droits de l'homme, les injustices envers les femmes, la corruption des pouvoirs et l'insolent triomphe de l'argent en Russie... Leur impardonnable crime, n'est-il pas surtout cela? 

Jean Bisson - 20 08 2012

1-Nadezhda Tolokonnikova, Maria Alyokhina et Yekaterina Samutsevich, trois chanteuses du groupe punk Pussy Riot, étaient déjà incarcérées depuis bientôt 6 mois,  pour avoir chanté dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou une prière à la Vierge lui demandant de faire partir Poutine du pouvoir!

2- Dans les Eglises, de tous temps,  la contestation a existé! Bien des Ordres religieux ou des mouvements mystiques se sont opposés à des situations politiques;  François d'Assise n'a-t-il pas contesté la manière dont l'église de son temps traitait les pauvres? Et qu'on fait les Protestants sinon de dénoncer les abus de l'Eglise soutenue par le pouvoir politique...

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 23:01

Les églises africaines – et tout particulièrement au Nigeria et au Kenya, mais pas uniquement – sont régulièrement le théâtre de massacres de Chrétiens. L’Italie a lancé la semaine dernière une initiative. A Rome, l’Observatoire de la liberté religieuse est une nouvelle institution lancée par le Ministère des affaires extérieures. Cette initiative a été présentée par le sociologue Massimo Introvigne, coordonnateur de l’Observatoire de la liberté religieuse, par Giulio Terzi, Ministre des Affaires étrangères,  par Gianni Alemanno, Maire de Rome, et par Mme Margherita Boniver, envoyée spéciale du Ministère des Affaires extérieures pour les urgences humanitaires.

Deux directions sont privilégiées : une coopération bilatérale avec le Nigeria pour la formation de forces de l’ordre, de gardes-frontière et de diplomates afin d'aider le gouvernement nigérian à protéger les lieux de culte chrétiens; seconde priorité: favoriser une approche continentale du problème, qui implique l’Union européenne, les Nations-Unies et l’Union africaine, afin d'insérer, dans tous les documents sur la paix et le développement, le thème de la liberté religieuse menacée. L'objectif est d'isoler et de combattre les centres névralgiques du terrorisme antichrétien, situés sur des terres qui n’appartiennent à personne et qui échappent ainsi à tout contrôle des gouvernements légitimes, au nord Mali et en Somalie, notamment.

Bon vent à cette initiative italienne. Mais une mobilisation européenne, voire mondiale, ne serait-elle pas plus forte pour imposer la liberté religieuse ?

Jean Bisson  -  12 08 2012

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 23:01
Dix-huit organisations chrétiennes de France, catholiques et protestantes (1), ont décidé de se mobiliser sur le thème de l’accueil de l’étranger. Un texte appelle à «vaincre les réticences», et souligne que «l’autre, les autres ont toujours fait peur». Voulant éviter «le simplisme» ou les «condamnations péremptoires», ce document invite à s’interroger, à remettre en question ses a-priori pour aller à la rencontre de l’autre.

C'est une invitation à réfléchir sur nos préjugés. Prenant le contrepied des idées reçues, le texte présente les chances et les ressources de l’émigration, s’appuyant toujours sur des statistiques officielles et des témoignages concrets.

En replaçant les flux migratoires dans le contexte de la mondialisation, il encourage à aller à la rencontre de l’autre, rencontre qui devient une «invitation au voyage», une «ouverture au sacré» et qui conduit à un «nouveau possible», bien au-delà de soi-même !

Il faut lire ce document (2) publié dans le cadre de "Diaconia 2013", sur une initiative de la Conférence des évêques de France, afin de mobiliser les chrétiens de France au service des frères immigrés.

Jean Bisson -  18 07 2012

1- Ce sont: la Conférence des évêques de France (CEF), le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), Chrétiens dans le monde rural (CMR), l’Action catholique des enfants (ACE), la Fédération entraide protestante, la Délégation catholique pour la coopération, l’Action catholique des milieux indépendants (ACI), la Mission de France, la Commission épiscopale pour la Mission universelle, le Centre de recherche et d’actions sociales, l’Action catholique ouvrière (ACO), le Réseau chrétien immigrés, la Conférence des religieux et religieuses de France, Chrétiens dans l’enseignement public, Fondacio France, la Cimade, l’Action catholique ouvrière (ACO), le Secours Catholique-Caritas France.

2- Pour vous procurer le texte, adressez-vous à l'une des associations de la liste ci-dessus.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 23:01

Depuis 1973, l’Irlande et la Grande-Bretagne, suivis par tous les états européens se sont engagés dans le "moins-disant fiscal". Le but recherché étant d'attirer à soi les entreprises. Ce que vient de rappeler non sans une belle arrogance, le Premier ministre britannique en déclarant que le tapis rouge était déroulé outre-manche pour accueillir les entreprises françaises qui souhaiteraient se soustraire aux hausses d'impôts probable du gouvernement socialiste. Pourtant, ce moins-disant fiscal n'est-il pas l'une des causes essentielles de l’endettement public? L'endettement global de l'Europe reste nettement moindre que celui des USA.

Pourtant le taux d’impôt sur les bénéfices des entreprises n’est que de 25 % en moyenne en Europe contre 40 % aux Etats-Unis! Voilà la réalité du "libéralisme" américain qui se révèle être chimère. Maintenir une réduction généralisée des impositions sur les bénéfices économiques ne peut logiquement qu'être catastrophique non seulement pour l'Europe, mais pour le mode entier, y compris pour la Chine. Une récession généralisée ne fera que s'accroître dans les temps à venir.

Les gouvernants français seront-ils assez vigilants pour éviter les désastres sociaux qu'une telle crise ne manquera pas d'entraîner? Je le souhaite vivement, mais sans me faire trop d'illusions car la situation de la Grèce pourrait être contagieuse.

Jean Bisson - 28 06 2012

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 23:00

Le fascisme est apparu dès 1919, en Italie (il fascismo - cf. note 1) comme idéologie politique qui s'élargira pour devenir, dès les années 1930, le rassemblement dirigé par Bénito Mussolini. Ses caractéristiques se résument alors ainsi: opposition à toute démocratie, au système de représentation parlementaire, à toute liberté individuelle, à l'indépendance économique héritée du XIX° siècle, ennemi déclaré du marxisme, mettant en avant une stricte préférence nationaliste, s'appuyant sur les forces armées pour soumettre toute opposition, la loi du plus fort devenant le seul critère de ce pouvoir centralisateur.

Les Italiens qui ont fui le fascisme italien par idéologie et soif de liberté sont unanimes, ceux qui restent du moins, pour confirmer mes propos. Ce fascisme-là n'est pas totalement mort avec Mussolini ! Du moins l'idéologie fascisante a-t-elle évoluée  dans les soixante dernières années.

En France, il est certain que le Front National, s'est inspiré de la même idéologie. Jean-Marie Le Pen avait repris le nationalisme étroit, il avait nié la Shoa par les Nazis, son aversion pour le communisme n'était pas cachée, mais il acceptait l'idée d'une représentation parlementaire. Madame Marine Le Pen, à son tour peut faire évoluer le fascisme du Front National, mais elle reste arc-boutée sur la préférence nationale, sur le replis identitaire national, non seulement humain mais économique, financier, avec rétablissement des frontières, et sauvegarde des seules valeurs chrétiennes pour une France où moins de 5% des citoyens vont le dimanche à la messe! C'est tranquillisant pour certains nostalgiques du passé. Mais est-ce réaliste pour le monde ouvert dans lequel nous vivons aujourd'hui?

Dans le débat politique contemporain, le terme de fasciste est-il devenu injure? En témoigne le procès que Mme Le Pen, se sentant  insultée par ce qualificatif, intente à M. Mélanchon.

La référence au fascisme est toujours revendiquée par les néofascistes, groupuscules d'extrême droite,  individus isolés mais imbus de cette idéologie violente et raciste, chacun potentiellement fort dangereux, comme en témoigne certaines tueries récentes.

Que Marine Le Pen s'écarte un peu plus que son père du fascisme italien initial, c'est possible. C'est normal. Mais peut-elle nier la filiation idéologique de son parti politique à la souche fasciste?

Jean Bisson - 27 06 2012

1- En  italien fascisme désigne un dépôt de fusils rangés à terre en "faisceau", terme militaire désignant les armes regroupées au sol lors d'un bivouac en campagne.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 23:01

Vingt ans après le «Sommet de la Terre» (1) , «Rio+20», du 19 au 22 juin 2012, le "Saint Siège" (2), la Caritas Internationalis, Franciscans International et la Coopération internationale pour le développement et la solidarité (CIDSE) participent à Rio de Janeiro, à une rencontre dans le cadre de la Conférence de l’ONU sur le développement durable. Y participent de nombreuses délégations et plusieurs Chefs d'Etats.

La France y plaidera pour un nouveau modèle de développement faisant toute sa place à une économie sociale et solidaire, pour une  intégration des objectifs sociaux et éthiques dans la création de richesse, et pour la mise en place d'une transition écologique et énergétique dans un processus mondial.

Le Brésil se trouve ainsi être le cœur d'une réflexion sur la solidarité universelle et des milliers de participants du monde entier, membres de gouvernements, représentants du secteur privé et de nombreuses ONG échangeront sur deux thèmes principaux :

1- Comment bâtir une économie "verte" pour obtenir un développement durable?

2- Comment aider les populations à sortir de la pauvreté et rendre plus efficace la coordination internationale pour un développement durable? 

Il est juste de souligner combien l'Eglise est partie prenante de cette exigence d'une juste répartition mondiale des biens essentiels que sont l'eau et la nourriture. Il reste toujours à faire pour assurer la répartition de ces bases auxquelles chacun devrait pouvoir bénéficier! L'accent sera mis par l'Eglise sur les initiatives des croyants visant à faire respecter le droit universel à l’eau et à la nourriture dans le monde.

Après le Forum mondial de l’eau de Marseille de mars 2012, qui a travaillé sur la gestion de l’eau dans les pays arides, l'année 2012 poursuit sa vigilance pour lutter contre la dégradation des terres. Pour février 2013, ce sera le thème de la désertification qui sera au programme de la rencontre prévue à Fortaleza (Brésil). 

En ce jour de la fête de la musique, que les dirigeants présents acceptent de jouer harmonieusement la partition de la solidarité et du respect de la nature !

Jean Bisson - 21 06 2012

1- Cette rencontre marque donc le 20éme anniversaire de la Conférence de l’ONU sur l’environnement et le développement (de 1992, à Rio de Janeiro) ainsi que le 10éme  anniversaire du Sommet mondial sur le développement durable (de 2002 à Johannesburg). 

2- Je n'aime pas cette expression qui est cependant celle qu'on doit employer pour désigner l'autorité de l'Etat du Vatican.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 23:01

Le "Vicaire général" de la Mission de France (1), Dominique Fontaine, a déclaré dans un récent article que les problèmes financiers du monde actuel sont un véritable cancer. Une maladie "inoculée par des hommes qui ont sciemment pensé le projet, (...) qui ont entrainé dans leur cupidité bien des acteurs économiques jusqu'aux petits épargnants".

Comment des responsables politiques, des spécialistes de l'économie et des finances, comment des citoyens ont-ils pu être assez aveugles ou crédules pour ne voir venir le piège tendu?

Pourquoi les politiques ont-ils permis aux états de financer leurs projets auprès des marchés financiers privés au lieu de les obliger à passer par les banques centrales et, pour l'Europe, par la Banque centrale européenne ?

N'est-il pas temps, pour tous les citoyens de faire pression sur leurs dirigeants pour revenir à des règles économiques plus saines?

La Grèce s'est choisie, à une assez faible majorité, un gouvernement (plutôt à droite) mais qui désire rester dans la zone "euro" européenne. Une première chose à renégocier, ce sera que les emprunts indispensables aux pays en crise financière soient ramenés à un taux raisonnable. Les pays riches empruntent à 1%, les pays en difficulté paient plus de 6% d'intérêts à des banques privées qui empruntent à moins de 1% aux banques centrales...

Pourquoi autoriser des organismes privés à s'enrichir librement par une simple jeu d'écriture?

Jean Bisson - 20 06 2012


1- Voir >  http://www.mission-de-france.com

2-  Ci-dessous l'article de Wikipedia fournissant l'historique de la Mission de France.

Après une prise de conscience par l'Église dans les années 1930, et plus particulièrement lors du STO en Allemagne, de la déchristianisation des milieux ouvriers et ruraux en France, est créée le 24 juillet 1941 la Mission de France. C'est alors un séminaire interdiocésain destiné à former les prêtres qui le souhaitaient sur ce fait nouveau.

Le projet avait été porté par le cardinal Emmanuel Suhard, frappé par l'absence de foi des hommes de son temps en devenant archevêque de Paris. Il se place dans la continuité de la pensée de sainte Thérèse de Lisieux et écrit en 1940 : « Je sens qu'une partie de la mission de la sainte est à réaliser ». Le séminaire de la Mission de France, qu'il fonde le 24 juillet 1941, s'installe à Lisieux en octobre 1942.

De nombreux prêtres de la Mission de France, désireux de partager la vie des travailleurs de leur temps, se font prêtres ouvriers. En 1954, l'Église leur interdit de continuer leur activité professionnelle car ils se sont engagés syndicalement et politiquement aux côtés de leurs compagnons de travail. Le séminaire de la Mission de France est menacé de fermeture.

Le 15 août 1954, le pape Pie XII donne à la Mission de France le statut de diocèse sans territoire : cela se traduit par une organisation semblable à celle d'un diocèse classique, avec un évêque (prélat) de la Mission de France, et un siège situé àPontigny, dans l'Yonne. Les prêtres qui s'y forment restent dans la communauté de la Mission de France, et sont envoyés principalement dans les régions déchristianisées ou de non-croyants. De sa création en 1954 à la refonte des province ecclésiastiques françaises en 2002, le diocèse (ou prélature) est rattaché à la province de Sens, et depuis 2002 à celle de Dijon1.

En 1965, après le concile Vatican II, le pape Paul VI autorise à nouveau aux prêtres le travail dans les chantiers et les usines.

Et en 1976, les prêtres-ouvriers atteindront le nombre de 800 en France.

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 23:00

Le nombre élevé des abstentions reste pour moi la plus inquiétante question que suscite le premier tour des élections législatives. Je connais certains qui, par principe et conviction, ne se sont jamais fait inscrire sur une liste électorale. Je n'ignore pas que des inscrits puissent être malades, trop âgés pour sortir, que d'autres soient en voyage ou momentanément dans une réelle impossibilité matérielle de voter. Mais les trois-quarts des abstentionnistes auraient pu établir une procuration pour faire voter quelqu'un en leur nom.

Pour moi, ne pas voter est une faute morale. Répétée, l'abstention sans raison ne devrait-elle pas être sanctionnée par la suppression de l'inscription sur la liste électorale?

S'abstenir volontairement découle d'une lacune éducative grave : la conscience citoyenne n'a pas été construite, le terrain n'a pas été préparé pour que s'y épanouisse le sentiment d'une responsabilité personnelle dans l'organisation de la structure sociale dont on est membre et, en fin de compte, co-responsable.

Cette indifférence à la chose publique est l'un des signes alarmant du déclin de la France et de la civilisation occidentale.

Jean Bisson - 13 06 2012

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 23:00

Le monde entier se laisse gangrener par le fléau de l'intolérance, du racisme, du fanatisme religieux. Agressivité et mépris des différences en sont les infernales conséquences. Cette situation me semble attisée par les extrémismes, tant religieux que politiques, voire même éthiques, qui sévissent actuellement.

Nous sommes dans un monde désormais sans frontières étanches, et nous disposons de moyens d'information que nous pouvons croiser et en partie vérifier. Que la presse filtre ou censure certaines réalités, c'est possible. Pour sa liberté, j'apprécie internet; mais la toile n'a-t-elle pas aussi ses risques, car tout peut s'y afficher... 

Il faut s'informer et vigoureusement dénoncer les violences sous-tendues par la haine, la peur ou la bêtise. Il faut combattre tout racisme, tout prosélytisme religieux, tout recours à la force. Il faut ouvrir des chemins de dialogue, développer des argumentations qui conduisent à une liberté réelle des individus, bref à une société où vivre ensemble respecte chaque identité.

Je connais, dans les différentes communautés religieuses que je fréquente, des esprits ouverts à une telle perspective. Dialogue et respect de la pluralité sont les seules voies positives  pour conduire à un avenir de paix. La difficulté reste la transmission efficace de ce message de sagesse, à travers les responsables que sont parents, enseignants et éducateurs,  cadres sociaux, animateurs culturels, mais aussi responsables des communautés religieuses, sans oublier le rôle éducatif que devraient représenter police, justice, et même les centres spécialisés qui accueillent les jeunes délinquants.

Il existait, il y a 25 ans, des associations qui accompagnaient les jeunes sortant de prison, leur trouvant une chambre et un emploi (j'en recevais dans une association), le temps de leur réinsertion sociale et de trouver un emploi définitif. Cet accompagnement a été supprimé par mesure d'économie. L'éducation a un coût, la rééducation aussi. Pourquoi oublie-t-on si facilement que ce volet éducatif est essentiel, incontournable, et que chaque économie est illusoire car elle se solde plus tard par une addition beaucoup plus lourde !

Jean Bisson  - 05 06 2012

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