J’ai apprécié cette réflexion du Père de la Morandais. Au lendemain d'élections, j'en résume la quintessence ( Vous pouvez en lire la
totalité sur son site, voir en colonne gauche).
"L'expression métaphorique de l'onction du suffrage universel faisait référence historiquement et théologiquement à une origine rituelle
sacrée. Initiation, séparation, médiation et ritualisation sont autant d'éléments qui, globalement, participent de la notion expérimentale du sacré. Désacralisation du cosmos et désacralisation
de la religion chrétienne n'ont en rien renforcé l'aura sacrale du pouvoir politique, au contraire, car ce qui est perdu pour la religion, l'est autant pour la morale puis pour la conscience
civique. Le refoulement du sacré l'a fait émerger sous d'autres formes : sectes et nouvelles religions, mouvements ésotériques et occultistes, retour en force des doctrines de réincarnation, «
New Age » avec ses promesses électorales de santé, de bonheur, d'harmonie intérieure et de fraternité. Chassé du politique, qui a perdu ses bases métaphysiques puis morales, et surtout de la
religion chrétienne et d'autres religions, le sacré le plus fallacieux s'est développé dans le vide laissé à l'irrationnel: à la place du sacré trans-rationnel vigoureux, situé au coeur de la
conscience civique du citoyen ou de la conscience religieuse, nous voici aujourd'hui en face des avatars du sacré." (résumé à suivre demain).
Jean Bisson - 10 03 2008