L’archevêque de Besançon, Mgr André Lacrampe, a publié un communiqué dont je reprends volontiers l’essentiel.
« Dans notre chemin vers Pâques, nous tournons particulièrement notre regard vers la région où le Christ est né, a souffert et est mort pour le salut de
tous les hommes. Nous y voyons partout divisions, violences et désolation. Nous voulons que nos pensées et nos prières aillent vers tous ceux qui souffrent à
Gaza, à Jérusalem, à Beyrouth, à Bagdad ou à Mossoul. Palestiniens, Israéliens, Libanais, Irakiens, quelle que soit leur nationalité ou leur appartenance religieuse, ils aspirent à la paix, ils
sont nos frères. Si nous avons porté depuis quelques semaines notre attention sur les chrétiens d’Irak, c’est pour deux raisons :
* La première, c’est qu’ils sont Irakiens à part entière. La justice veut qu’ils continuent à avoir leur place dans un pays qui est le leur, comme il est le pays des Sunnites, des Chiites ou des
Kurdes. Nous sommes persuadés qu’ils ont un rôle déterminant à jouer dans la reconstruction de la paix en Irak : fils depuis toujours de cette terre aujourd’hui déchirée par la guerre, ils sont
facteurs d’équilibre et de tolérance. Ils sont surtout, comme tous les chrétiens du monde, porteurs de l’Esprit de Paix de l’Evangile. Nous leur faisons confiance. L’Irak tout entier a besoin
d’eux pour retrouver sa paix. C’est ce qu’a dit Mgr Stenger, président de Pax Christi, aux autorités publiques et religieuses et à la presse de notre pays dès le retour de la délégation qu’il a
conduite en Irak.
Depuis 2003, la moitié des chrétiens ont pourtant quitté leur patrie et on les comprend. Ils ont émigré en Allemagne, aux Etats-Unis, en Angleterre, en Suède, en Hollande ou dans les pays
voisins, Syrie, Jordanie, Liban. C’est une hémorragie catastrophique pour le pays et des situations dramatiques pour toutes les familles obligées de s’exiler. C’est un devoir d’aider ceux que la
peur et la nécessité a conduits chez nous. C’est un devoir de manifester notre solidarité à ceux qui résistent là-bas à leurs terribles conditions de vie. » (à suivre
demain)
J. Bisson 19 03 2008