Les députés, dès la « rentrée parlementaire », vont avoir à débattre de l’engagement de l’armée française en
Afghanistan.
Certes, abandonner ce pays à l’arrogante et inquiétante force des Talibans serait baisser les bras devant l’extrémisme religieux, ouvrir la
voie au retour du radicalisme d’une théocratie anti-démocratique et laisser la porte ouverte à l’intolérable lobby de la drogue afghane.
Mais nos députés se souviendront-ils aussi que ni la France, ni aucun pays si militairement puissant soit-il, n’a jamais gagné une guerre
subversive ! Les Américains, après nous, ont dû quitter le Viet-Nam… Les Russes n’ont pas réussi à se maintenir en Afghanistan… De Gaulle est le seul à avoir eu le courage d’imposer la fin
d’une guerre inutile et injuste en Algérie… Le temps de tout colonialisme est caduc, y compris celui du colonialisme économique.
Il faut trouver d'autres voies que celles de la force. L’ONU, si elle trouve des solutions de paix, de quels moyens disposera-t-elle
alors pour les mettre en oeuvre?
Jean Bisson – 23 08 2008