Cette
expression du Président Sarkozy a déjà fait couler beaucoup d’encre et davantage dans les milieux laïcs que dans les structures catholiques ! Cette « ouverture » a été proposée
par le Président français dans sa conférence au Latran, le 20 décembre 2007. (Une date dont je me souviens, car c’est ce matin-là que je me suis réveillé avec la moitié
gauche du visage paralysé ! Au fond était-ce sans rapport ou ne peut-on y lire une certaine symbolique ???). A Riyad, le 14 janvier 2008, le Président précisait sa pensée en
souhaitant « une analyse, du fonctionnement social dans lequel l’appartenance religieuse ne (soit) plus un tabou, mais considérée comme un apport spécifique utile à la vie de la société.»
Sur ce point je suis naturellement d’accord !
Souhaiter qu'on ne soit plus dans une situation où l'on pouvait collaborer à des activités collectives à condition de ne pas dire pourquoi on le faisait, est une avancée que je salue. C’est
pouvoir affirmer "je m’engage dans ceci ou je refuse cela à cause de ma conscience laïque, tout aussi bien que je m’engage dans ceci et je refuse cela à cause de mes convictions de
croyant".
En 2005, un siècle après la séparation de l’Eglise et de l’Etat, le pape Jean-Paul II avait suggéré, dans une lettre aux Evêques de France, de lancer une réflexion sur
l'histoire religieuse en France au cours du siècle écoulé. Il concluait : « Que personne n'ait peur de la démarche religieuse des personnes et des groupes sociaux ! Vécue dans le
respect de la saine laïcité, elle ne peut qu'être source de dynamisme et de promotion de l'homme». N’est-ce pas pour la papauté, la voix de la raison !