Le 17 octobre 1945 était créée la FAO (l'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture). Chaque année cette date est l'occasion de faire le point sur les défis posés dans ce domaine. La sécurité alimentaire, avec la récente affaire du lait contaminé en Chine ,montre assez que la vigilance doit rester à l’ordre du jour international.
Les problèmes liés aux évolutions climatiques, à la pollution, à l’introduction des bioénergies, à la malnutrition, à l’obésité – autant de vraies questions – ne doivent pas masquer la première de toutes : 925 millions de personnes sont aujourd’hui sous-alimentées dans le monde. En France même, de plus en plus de personnes ne mangent plus à leur faim et sont parfois obligées de "faire les poubelles".
Bien sûr, à côté de cela, chaque jour, on détruit dans tous les supermarchés les denrées alimentaires arrivées à date de péremption… Ce gaspillage n’est-il pas un scandale ? Puisque cette «perte» est financièrement supportée par le budget commercial, ne pourrait-on pas, dans la dernière demi-journée offrir ces produits alimentaires à des associations qui en auraient l’utilisation immédiate ?
(La partie suivante de cette brève a été empruntée au communiqué quotidien diffusé par le Ministère
français des Affaires étrangères)
La France souhaite que l'Union européenne se mobilise au service de politiques de moyen et long termes, faisant toute leur place aux cultures vivrières et permettant une véritable structuration de filières agricoles.
La Commission européenne a proposé une trésorerie dotée d'un milliard d'euros pour répondre à la crise alimentaire actuelle.
L'Assemblée générale des Nations unies à New York envisage la mise en place d'un partenariat mondial pour
l'alimentation et l'agriculture associant une pluralité d'acteurs : Etats du Nord et du Sud, organisations internationales, organisations non-gouvernementales, secteur privé et société
civile.
Ce partenariat s'appuierait sur trois piliers :
- un groupe international sur la sécurité alimentaire garant de la cohérence globale des décisions et des engagements pris sur les questions relatives à la sécurité alimentaire du monde. La Task
Force des Nations unies pour la sécurité alimentaire en assurerait le secrétariat.
- un panel/groupe international d'expertise sur la sécurité alimentaire (GIESA). Les conclusions de cette
plate-forme de synthèse des connaissances scientifiques à la composition multidisciplinaire seront rendues publiques ;
- un fonds mondial pour la sécurité alimentaire qui permette l'amélioration de la sécurité alimentaire et de l'état nutritionnel à tous les niveaux par le renforcement des filières agricoles
fondées sur les exploitations familiales et des dispositifs de proximité pour la prise en charge des populations vulnérables à la malnutrition.
Cette facilité mondiale pour la sécurité alimentaire est une innovation majeure. Légère dans sa gouvernance, réactive et flexible, elle serait gérée par le FIDA (Fonds International pour le Développement Agricole) et elle répondrait à des demandes de subventions émanant des pays les plus vulnérables, présentées par les Etats, les ONG ou les organisations professionnelles agricoles.
Jean Bisson – 17 10 2008