Aujourd’hui, se commémore le 90ième anniversaire de la fin de la première guerre mondiale. Parmi les millions de victimes que coûta cette guerre, je pense à deux écrivains qui y ont donné leur vie : Louis Pergaud et Charles Péguy dont heureusement les textes conservent l'immortelle jeunesse.
Je pense aussi, à l’époux que ma mère y perdit dès le début de la guerre et au père de mon épouse, handicapé à vie. Je pense encore à la souffrance physique et morale vécue par ces « poilus », à ceux qui, dans l’honneur, se sont opposés à des traitements inhumains, parfois au prix de la mort sous l’arme du peloton d’exécution constitué par leurs propres frères d’armes.
Ces souffrances et ces d’horreurs sont inhérentes à toutes guerres, déclarées ou conduites sous d’autres vocables de circonstance.
Je pense à tous ceux qui, aujourd’hui, portent des armes et sont engagés dans les trop nombreux conflits qui ensanglantent le monde. Je pense aux dégâts humains de ces conflits qui tuent et qui mutilent corps et cœurs de tant de victimes.
Jean Bisson 11 11 2008