C'était déjà un vœu de Jean-Paul II quand il disait dans son Motu proprio « Ecclesia Dei adflicta » du 2 juillet 1988 : «A tous ces fidèles catholiques, qui se sentent attachés à certaines formes liturgiques et disciplinaires antérieures de la tradition latine, je désire aussi manifester ma volonté, à laquelle je demande que s'associent les évêques et tous ceux qui ont un ministère pastoral dans l'Eglise, de leur faciliter la communion ecclésiale grâce à des mesures nécessaires pour garantir le respect de leurs aspirations... Par ailleurs, on devra partout respecter les dispositions intérieures de tous ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine, et cela par une application large et généreuse des directives données en leur temps par le Siège apostolique pour l'usage du missel romain selon l'édition typique de 1962».
Mgr Fernando Arêas Rifan, administrateur apostolique de l'Administration apostolique personnelle Saint Jean-Marie Vianey, parlant du rite St Pie V, pense que « La messe (tridentine) attire pour ce qu'elle est, pour sa sacralité et son mystère ». C’est son droit de pe penser. Ce prélat ajoute : « De fait, la liturgie tridentine, de par sa richesse, sa beauté, son élévation, sa noblesse et la solennité des cérémonies, pour son sens du sacré, son respect révérenciel, pour son sens du mystère, son grand souci de précision et de rigueur, qui sont une garantie et une protection contre les abus, éloignant ainsi toute possibilité d'ambigüité, de liberté, de créativité, d'adaptation, de réductions et d'instrumentalisations (comme le déplorait le pape Jean-Paul II dans son encyclique « Ecclesia de Eucaristia ») est pour nous la meilleure expression liturgique des dogmes eucharistiques et un solide aliment spirituel. » Et de conclure que « les abus présents dans la liturgie de Vatican II sont dus à un manque de spiritualité sérieuse ». Là, le prélat ne dépasse-t-il ses prérogatives ? (à suivre demain…)
Jean Bisson – 06 12 2008