Parmi les Droits de l’Homme, il en est un qui me semble universellement mal mené : c’est le droit d’exprimer ses idées. Oralement, par écrit, à travers un art, une musique, ou sur la toile d’internet; aucun domaine ne devrait être tabou.
Evidemment, si j’entends que mes idées soient respectées, je me dois de respecter celles des autres. Chacun peut exprimer son désaccord, argumenter son opposition, crier son indignation… mais dans la dignité et la courtoisie !
Que faire et que dire quand la Justice, par ses condamnations, menace l’expression, musèle la presse, quand une autorité politique étouffe la télévision en imposant des règles nouvelles qui la privent d’une partie de ses habituelles ressources ?
Ne parlons pas des reporters, photographes et autres voyageurs curieux qui meurent chaque année dans leur recherche de l’information sur les terrains chauds de notre planète…
J’exprime mon admiration pour tous ceux qui se battent pour la liberté d’expression et je suis fier de pouvoir entendre, lire ou voir, en France, malgré d’inexcusables bavures -je pense à l’affaire de Filippis-, que le droit d’expression est globalement respecté.
C’est loin d’être le cas, par exemple au Maroc où un journal ( Al-Massae : le plus fort tirage des quotidiens de langue arabe) vient d’être si lourdement pénalisé par une colossale amende que sa survie est compromise.
Le rôle du journaliste n’est-il pas celui d’informer, de dénoncer ce qui ne tourne pas rond, d’analyser et de déranger les habitudes ? Même chez nous, cette liberté peut être remise en cause, si facilement et si rapidement qu’il faut rester vigilant !
Cette vigilance doit redoubler quand on s'en prend à notre Ministre des Droits de l'Homme, dont la mission
serait incompatible avec les Affaires Etrangères ! Bien étrange raison, non ?