A l’origine, selon la Bible, Dieu dit à Noé : « Entre dans l’arche, toi et
toute ta famille, car tu es le seul JUSTE que je vois en cette génération.» (Genèse 7, 1). Dans la tradition judéo-chrétienne, le « juste » est celui qui a grâce aux yeux du Créateur. De même, c’est le signe d’un mérite exceptionnel reconnu quand Dieu ordonne à
Abraham : «Pars de ton pays, quitte ta famille… Je ferai de toi une grande Nation et je te bénirai » (Genèse 12, 1-2). C’est bien la droiture consacrée de Moïse que Dieu récompense
quand la volonté divine ouvre une voie dans la mer Rouge et confond les ennemis de « son » peuple (Exode, chapitre 14). En David, le Tout-Puissant se réjouit d’avoir reconnu « un
homme selon son cœur » ! (Samuel 13, 14). Pourtant, quels que fussent les mérites de ces hautes figures bibliques, Jésus - le fils de Marie - dira de Jean le Baptiste : « Aucun autre enfant des femmes ne fut plus
grand que lui ! ». (L’expression « enfant de femmes » mériterait un long commentaire, sur ce qu’il entend dire et sur ce qu’il
sous-entend !)Les parents de Jean le Baptiste, Elisabeth et Zacharie sont également nommés
"Justes" (lire en Luc 1, 5-20). En Israël, dans cette tradition biblique, on nommeaujourd'hui« Justes », ceux qui, durant les terribles années de la Shoa, ont aidé des juifs à se cacher, ou à fuir alors que le nazisme pratiquait la «solution finale», cette honte du
siècle dernier.
Jean Bisson 24 12 2008 (les 28 et 29 décembre > symbolisme autour du prochain président
des USA...)