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POMPES plutôt funèbres

Je reprends un billet écrit par Robert Solé et publié dans le Monde du 15 décembre dernier…
« A la fin de sa vie, atteint de la maladie d'Alzheimer, Ronald Reagan ne se souvenait pas qu'il avait dirigé pendant huit ans la plus grande puissance du monde. George W. Bush, lui, pourra difficilement oublier son peu glorieux séjour à la Maison Blanche. Rien ne lui aura été épargné, pas même une paire de chaussures lancées à sa figure dimanche dernier à Bagdad.
On ne sait par quel bout prendre cette affaire de godasses. Elle ne ressemble nullement à la colère théâtrale de Nikita Khrouchtchev, le 12 octobre 1960, à la tribune de l'ONU, martelant le pupitre avec son soulier pour obtenir la parole. Dimanche, c'est toute la rage et le mépris d'une partie des Irakiens qui s'exprimaient, dans un geste aussi dramatique que ridicule.
George W. Bush était arrivé sur la scène proche-orientale avec ses gros sabots. Raisonnant comme une pantoufle, il s'est pris les pieds dans le tapis. Il finira sa présidence dans ses petits souliers, avec des gardes du corps qui ne le quitteront plus d'une semelle.
Barack Obama semble être une autre pointure, mais il a un gros caillou, appelé Irak, dans la chaussure. »
Jean Bisson 27 12 2008 ( demain : essai de décryptage symbolique sur Barak OBAMA, 44° président des USA )
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