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IRAN : droits de l’homme et minorités chrétiennes

Fin décembre dernier, alors que le monde venait de célébrer le 60ième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la police iranienne fermait «manu militari » les locaux où Maître Shirin Ebadi, pris Nobel de la Paix 2003, avait ouvert un « Cercle des défenseurs des droits de l’homme ». La Présidence du Conseil de l'Union européenne, alors présidée par Nicolas Sarkozy, a publié un appel aux autorités iraniennes les invitant à respecter les engagements signés par l’Iran dans le domaine des « Droits de l’Homme ». En vertu du pacte international sur les droits civils et politiques, l’Iran se doit de respecter ses engagements en autorisant la réouverture du Cercles des défenseurs des droits de l’homme ».

On ne peut oublier que ce sont ces mêmes autorités qui soutiennent et arment plusieurs foyers de guerre au proche-Orient. C’est pour s’affranchir des critiques internes que les défenseurs iraniens des Droits de l’homme sont interdits de se manifester ! Mais comment les soutenir, pacifiquement, bien sûr !



Par ailleurs, il est intéressant de savoir que dans la constitution de la République islamique d'Iran, les chrétiens sont reconnus officiellement comme une minorité religieuse. La liberté de culte et la possibilité de donner une formation chrétienne à l'intérieur des églises est officiellement garantie. Les chrétiens sont environ 100.000 dans le pays dont 10.000 catholiques, une très petite minorité face au 90 millions de musulmans chiites. L'Eglise catholique iranienne compte trois archidiocèses de trois rites : deux de rite chaldéen à Téhéran et à Urmyā, et un de rite latin à Ispahan.

Jean Bisson – 13 01 2009
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