Après 27 jours de grèves, de paralysie et de dialogues infructueux, la situation en Guadeloupe est
devenue explosive. La violence est maintenant au rendez-vous ! Barricades et arbres abattus, voitures caillassées ou brûlées, jets de pavés sur les forces de l’ordre, voilà où l’on en arrive
lorsque l’autorité refuse d’entendre la détresse de ses enfants d’outre-mer !
Le Ministre Jégo qui n’a rien cédé sur les revendications ou primes salariales, juge la situation d’aujourd’hui inacceptable. Le Premier Ministre, Fr. Fillon, pense que les barrages ne constituent pas des moyens légaux d'expression !
Le Président Sarkozy vient de fixer un rendez-vous avec les élus de tous les départements d'Outre-mer pour ce jeudi 19. Ce sera la première intervention du chef de l'Etat dans cette crise antillaise.
Il semble que la détermination des manifestants antillais n’en soit aucunement atteinte ! Et c’est même l’ensemble des Antilles françaises qui sont aujourd’hui mobilisées.
En métropole, des mouvements de soutien aux grévistes s’organisent, tandis que, ce mercredi 18, les manifestations dans l’Hexagone, risquent d’être nombreuses…
Je suis contre l’usage de la violence. Mais après trois semaines d’opposition pacifique sans aucun résultats concrets, je comprends le désespoir... N’est-ce pas la surdité et l'indifférence des autorités qui portent une large part des responsabilités ?
Jean Bisson 18 02
2009