Demain, mercredi 04 mars, le GIPF (Groupe International de Parole de Femme) organise la 1ère journée mondiale de lutte contre l’exploitation sexuelle. Programme et infos sur http://www.ong-gipf.com
Aucun pays du monde qui ne soit touché par la traite d’esclaves humains - de tous âges et de toutes races ! L’exploitation sexuelle est d’une ampleur insoupçonnable. Et aucune statistique n’est possible dans ce brassage que la crise mondiale actuelle ne risque pas de faire baisser, mais au contraire d’alimenter plus facilement encore avec l’accroissement de la pauvreté et de la détresse humaine !
Les victimes sont européennes (Bulgares, Roumaines, Ukréniennes, ou d’autres pays de l’ancienne URSS… Plus de 5000 jeunes femmes des Pays de l’Est dénombrées en 2008 rien qu’à New York !); elles sont Africaines (de plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest) ; elles viennent d’Asie du Sud-Est ; elles sont originaires d’Amérique du Sud… Au total, selon certaines ONG qui suivent ces personnes, il peut y avoir plus de quatre millions de personnes contraintes à se prostituer dans le monde.
Sans compter la prostitution masculine qui s’accroît (ce qui prouve que la demande féminine se développe…), ni la prostitution enfantine qui, malgré bien des efforts, ne semble pas se tarir.
On peut estimer que 90% de la prostitution mondiale est alimentée par l’esclavage. Et c’est bien cela qui est odieux. Qu’un être humain majeur se prostitue, si c’est son choix et sa manière de travailler, c’est sa liberté qu’il exerce. Mais être contraint à la prostitution – très souvent accompagnée de brutalité et d’humiliation, cela est contraire au respect de la dignité humaine. Si l’exploitation sexuelle existe, c’est qu’il existe une demande. C’est là le fond du problème.
Jean Bisson - 04 03 2009