Pourquoi Benoît XVI a-t-il ouvert les portes du Vatican aux intégristes ? Dans quelle
dimension collégiale a-t-il pris cette décision qui s’avère aussi maladroite que stupide ?
Dans une lettre du 24 janvier dernier, adressée à tous les prêtres de la Fraternité St Pie X, l’abbé Régis de Cacqueray, Supérieur du district de France de cette entité traditionaliste, écrit :
« La période qui s’ouvre est celle (…) de l’intensification du combat de la foi tel que la Fraternité (…) le mène depuis plus de 40 ans.» Il s’agit de lancer le procès du Concile Vatican II, sur « les erreurs graves sur la collégialité opposées à la Constitution divine de l’Eglise ; les erreurs graves sur la liberté religieuse opposées au règne du Christ-Roi ; les erreurs graves sur l’œcuménisme opposées à l’unité de l’Eglise ; les erreurs graves du dialogue inter-religieux opposées à l’obligation missionnaire donnée à l’Eglise par le Christ lui-même. (…) Sur ces points fondamentaux, il n’est, il n’a jamais été question de céder quoi que ce soit de nos légitimes critiques et de notre impossibilité, en conscience, pour des raisons de foi, d’accepter les doctrines erronées qui sont enseignées partout depuis quarante ans. »
C’est clair, non ? Alors qu’attend le Pape pour mettre les choses au point ?
La meilleure réponse ne serait-elle pas aujourd’hui que la Providence donne à l’Eglise une nouvelle tête ? Je ne peux m’empêcher de l’espérer !
Jean Bisson – 08 03 2009